Archive

Archive for the ‘Electromagnétisme’ Category

EM : Ionisation

Je vais écrire deux articles pour évoquer l’ionisation dont celui ci est le premier. Avant de parler de l’ionisation, je vais faire un rappel (surtout pour moi) de la structure atomique des éléments. Les atomes (du grec atomos : insécable) sont les briques de la matière. Au Vème siècle avant J.-C., le Grec Leucippe de Milet et son élève Démocrite avaient suggéré, par analogie avec les plages hellènes qui semblent uniformes de loin mais sont en réalité faites de grains de sable, que la matière est composée de briques indivisibles.

Le modèle atomique du physicien anglais d’origine néo-zélande, Ernest Rutherford, date de 1911. Il proposa une vision de l’atome analogue à celle du système solaire : de la même façon que les planètes tournent autour du Soleil, les électrons décrivent des orbites autour du noyau. La force mise en jeu pour maintenir la cohésion de l’ensemble est électrique, alors que dans le cas des planètes, elle est gravitationnelle (voir l’article EM : Quelques notions de base et de grandeurs électriques suite).

Niels Bohr, physicien danois, améliore ce modèle en 1913 en y incorporant la vision de la mécanique quantique. Selon cette nouvelle physique, née au début du XXème siècle avec la découverte du photon, l’électron ne peut « tourner » autour du noyau qu’à certaines distances, ainsi, les physiciens peuvent quantifiés les rayons des orbites.

Par exemple, dans l’atome le plus simple, l’atome de l’hydrogène, qui ne comporte qu’un proton et qu’un électron, le rayon de l’orbite, appelé rayon de Bohr, est de 0,053 nm (pour une comparaison des longueurs, voir Notions de grandeurs d’ions ou particules d’argent colloïdal). Le nombre maximal d’électrons par orbite obéit aussi à des règles : 2 sur la première, 8 sur la deuxième …

Les électrons occupent les orbites, en commençant par la plus proche du noyau, en respectant le nombre maximum autorisé pour chacune. Une autre conséquence de la mécanique quantique est le fait que l’électron est un peu partout à la fois sur son orbite ! On doit plutôt parler de nuage électronique que d’un électron « ponctuel » et les chimistes utilisent le mot « orbitale » pour désigner la distribution spatiale de l’électron.

Hélium

Hélium

Carbone

Carbone

Les électrons des premières orbites sont appelés électrons de cœur. Ils sont les plus près du noyau et très liés à ce dernier. Les électrons situés en périphérie sur la dernière couche sont appelés électrons de valence et ils vont être les principaux acteurs de la vie chimique de l’atome en lui permettant de se lier à d’autres atomes pour créer des édifices plus gros, que l’on appelle les molécules, ces électrons de valence peuvent interagir avec la lumière. De même que l’on forme des mots à l’aide des lettres de l’alphabet, puis des phrases à l’aide des mots, de même, à l’aide des électrons de valence, les atomes se combinent pour former des molécules, exemple la molécule d’eau H2O.

Dans le prochain article, je vais parler de l’énergie des atomes et en fin de l’ionisation, donc à suivre …

Texte tiré en partie de l’excellent livre de vulgarisation « Lumière Matière » Nature des sciences de Séverine Martrenchard-Barra, des éditions de CNRS.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Catégories :Electromagnétisme, ondes

EM : Comment mesurer très simplement le champ électrique émanant des appareils tels que les téleviseurs ou ordinateurs ?

Dans son livre « Cross Currents », Dr. O. Becker donne un moyen simple et pas cher pour mesurer le champ électrique qui émane de nos appareils électroniques. Il s’agit tout simplement de se munir d’un poste de radio tout simple (que l’on avait à l’époque dans les années 80, 90) fonctionnant à l’aide de piles, pour capter les stations AM ou FM avec une antenne télescopique. Ces postes de radios sont très sensibles aux champs électriques générés par pas mal d’appareils électroniques, même si ces postes ne peuvent détecter les champs magnétiques, la détection du champ électrique est un bon départ pour indiquer l’existence du champ magnétique (voir les différents articles rédigés sur l’interférence des deux champs), donc des ondes électromagnétiques.

Par exemple, pour vérifier le niveau de rayonnement d’ondes électromagnétiques de votre téléviseur, il suffit simplement d’allumer la radio, la positionner sur les ondes AM, tourner le bouton de réglage des stations d’émissions sur une zone où vous ne captez aucune station de radio, augmentez le volume et approchez le poste vers votre téléviseur. Mettez vous à une distance d’un mètre et allumez votre télé. Vous serez surpris par le niveau de bruit que votre poste de radio va émettre. A mesure que vous vous éloigniez de votre téléviseur, le bruit va s’estomper.

Chez nous, nous n’avons pas la télé (quel bonheur !!!), mais nous avons internet et je dois dire qu’internet, c’est un outil génial !!! Je l’ai démontré aux enfants avec les ordinateurs et notamment, les ordinateurs portables qu’ils se mettent très aisément sur les genoux cuisses. Ils étaient impressionnés. Tenez, j’ai fait l’expérience sur quelques uns de mes collègues au travail et quelques unes de mes collègues (2 notamment) n’en revenaient pas.

Bref, tout ceci pour dire, que nos appareils électroniques qui sont vraiment utiles peuvent émaner des ondes électromagnétiques et à l’aide d’un poste de radios basiques, nous pouvons éventuellement régler la bonne distance à partir de laquelle, nous pouvons se mettre. Tenez, vous pouvez approcher votre poste de radio vers un simple transformateur (branché au secteur) pour ordinateur portable, vous verrez que cela siffle, même si ce dernier n’est pas branché à l’ordinateur, il arrive souvent que l’on laisse un transformateur branché sans qu’à l’autre bout, ce dernier le soit à l’ordinateur, et bien, même à ce moment si, des ondes électromagnétiques peuvent être émises, rien d’étonnant, quand on sait qu’un transformateur n’est rien d’autres qu’un circuit LC, en somme, vous avez des bobines, donc de l’induction électromagnétique (voir les articles sur les inductions …).

Faites l’expérience, c’est assez instructif et cela permet de prendre conscience de ces champs électromagnétiques dans lesquels nous sommes baignés en permanence ! C’est un moyen très simple de prise de conscience !


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Pourquoi l’expérience de Hertz fut capitale ? (Suite et Fin)

Dans le précédent article (sur l’électromagnétisme), j’ai parlé du circuit LC que Hertz utilisa pour montrer par l’expérience les théories que Maxwell avait élucidées à l’aide des mathématiques. J’ai parlé également comment à l’instar des oscillations mécaniques, nous pouvons obtenir des oscillations électromagnétiques à l’aide du circuit LC. Hertz, montra non seulement l’existence des ondes électromagnétiques dans l’espace au même titre que l’on voit à l’œil nu, les ondulations à la surface de l’eau, lorsqu’on fait des ricochets à l’aide des cailloux. Il montra également le transfert d’énergie électromagnétique. Son expérience permit d’entrouvrir la fabuleuse histoire de la T.S.F. (télécommunication sans fil) dont le début du vingtième siècle fut son apôtre.

Dans cet article, je vais parlé en détail de ces ondes et de ce transfert d’énergie. En effet, Les charges électriques stationnaires (l’exemple  de charges accumulées à l’aide du frottement d’une pièce d’étoffe en soie contre un objet) ne produisent que des champs électriques, tandis que les charges uniformes qui se meuvent à une vitesse constante (le courant continu par exemple) produisent des champs électriques et magnétiques, mais pas des ondes électromagnétiques. En revanche, des charges accélérées produisent des ondes électromagnétiques issues des champs électriques et magnétiques. Une accélération de charges en mouvement produit un  rayonnement d’énergie.

La difficulté que nous les humains avons avec les ondes électromagnétiques, est de ne capter qu’un très petit éventail du large spectre électromagnétique, avec nos cinq sens. Pour la majeur partie de ce spectre, nous avons besoin d’appareils, et Hertz fut le premier à mettre en œuvre un appareil pour permettre à l’homme de « visualiser » ou du moins ressentir ou apercevoir les effets. Dans son expériences, il permit à l’aide d’anneaux ouverts sphériques de capter ces ondes à une dizaine de mètres du circuit LC. Ci-dessous quelques exemples d’anneaux ou de circuits ouverts qu’il utilisa comme récepteurs.

Circuits ouverts

Circuits ouverts

Chaque circuit ouvert détectait une fréquence d’ondes émises par un circuit LC à distance, lorsque celui ci rentrait en résonance. en réalité, un circuit ouvert, par exemple, une spire de cuivre est lui-même un circuit LC, autrement dit, composé d’une bobine (d’un seul enroulement) et d’un condensateur, puisque les bouts ne sont pas reliés. Chacun de ces circuits en fonction de la longueur de la spire peut rentrer en résonance avec une fréquence d’onde électromagnétique. C’est ce que Hertz démontra, et ce fut le début de la radio.

Dans un prochain article, je vais parler comment fonctionne une antenne radio de manière toujours schématique. Bien évidemment, l’objectif n’est pas de faire un cours de radio ni d’électromagnétisme, je n’en suis pas capable, mais de nous familiariser avec les concepts de base, mais surtout, de prendre conscience que nous sommes baignés dans un océan d’ondes électromagnétiques, dont nous les humains ne sont capables de percevoir qu’un tout petit minuscule spectre.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Pourquoi l’expérience de Hertz fut capitale ? (Suite)

Dans l’article EM : Pourquoi l’expérience de Hertz fut capitale ? j’ai parlé de l’expérience d’Hertz qui confirme les prédictions de Maxwell sur les ondes électromagnétiques, dans cet article, je vais poursuivre avec l’expérience de Hertz. Hertz, en effet, utilisa une source alternative de courant et ce, pour que les électrons (porteurs de charge) changent constamment de sens, ainsi créant sans cesse une variation de l’intensité du courant.

Pour rappel, une variation du courant électrique, génère un champ magnétique et une variation de champ magnétique génère un champ électrique induit. Ainsi, les ondes électromagnétiques sont issues des variations de champs magnétiques et électriques.

Hertz utilisa également un circuit LC (connu des électroniciens comme un circuit contenant un condensateur C et une bobine L). Dans cet article, je vais aborder en détail ce circuit. Un condensateur est un composant qui permet d’emmagasiner des charges électriques, donc de l’énergie électrostatique, c’est comme on emmagasine de l’eau dans un château d’eau.

La bobine est une sorte de tuyau qui permet de faire passer le courant ou dans le cas d’un château d’eau, l’eau. Plus gros et plus court le tuyau, plus important le débit (ou le courant), plus long et plus étroit le tuyau, moins le débit sera important.

Supposons que nous avons deux châteaux d’eau qui sont reliés à l’aide d’un tuyau et un robinet qui arrête l’écoulement de l’eau dans les deux. Un château d’eau est placé en hauteur par rapport à l’autre de manière à ce qu’une fois, le robinet ouvert, l’eau s’écoule entre les deux.

Dans un circuit LC (en négligeant la résistance qui se manifeste par un échauffement des équipements du circuit), si le condensateur est chargé à son maximum, et que l’on ferme le circuit (cela revient à ouvrir le robinet), le courant va se mettre à circuler à travers la bobine.

Cela revient à nos deux châteaux d’eau reliés par le dispositif décrit ci-dessus, lorsque l’on ouvre le tuyau d’évacuation du château d’eau placé en hauteur par rapport à l’autre, l’eau s’écoule. L’écoulement de l’eau (ou dans un circuit LC) fait perdre l’énergie potentielle (ou dans le cas du condensateur, l’énergie électrique ou électrostatique) du premier château d’eau au profit du second.

Une fois l’équilibre du niveau d’eau établi dans les deux châteaux d’eau, il suffit d’abaisser le premier château d’eau par rapport au second ou à l’inverse, monter le second par rapport à l’autre, pour qu’il y a un écoulement de nouveau. Ce mécanisme permet de faire osciller indéfiniment le phénomène de l’écoulement d’eau entre les deux châteaux d’eau, ainsi on a créé un dispositif oscillant, permettant un écoulement continu d’eau d’un château d’eau vers un autre et vice versa.

Eh bien, dans le cas du circuit LC, cela revient à décharger le condensateur et puis le recharger pour de nouveau le décharger et ainsi de suite. En supposant qu’il n’y ait pas de perte d’énergie, alors, le circuit oscille comme pour un pendule, entre la charge et la décharge du condensateur.

La bobine permet de simuler le tuyau d’eau, en effet, lorsque le courant traverse la bobine, il y a variation de courant (de zéro courant à courant max détenu dans le condensateur qui se décharge progressivement) et par conséquent, comme il y a un courant variable, il y a création de champ magnétique et donc un courant électrique induit qui vient s’ajouter au courant du à la décharge du condensateur, ce courant induit permet de charger de nouveau le condensateur, comme pour le second château qui se remplit d’eau à l’aide du vidage du premier.

La seconde fonctionne de la bobine permet de recharger le condensateur, bien évidemment, en réalité, il y a perte d’énergie et au bout d’un certain temps, le phénomène d’oscillation s’arrête, cela revient à imaginer que le tuyau reliant les deux château d’eau fuit, ce qui cause une perte de quantité d’eau à chaque oscillation, donc d’énergie (potentielle).

Afin de comprendre qu’est ce l’énergie potentielle, imaginez vous perché sur un arbre à 3 mètres au-dessus du sol, vous avez emmagasiné de l’énergie potentielle (cela à cause de la loi de la gravitation), pour perdre cette énergie, il vous suffit de vous jeter, votre arrivée sur le sol dépensera cette énergie potentielle en le communiquant au sol sous forme d’énergie cinétique (ou de mouvement).

L’énergie électrostatique contenue dans un condensateur ressemble à celle (potentielle) contenue dans un corps perché à trois mètres. Lorsque l’on ferme le circuit électrique (donc on crée une différence de potentiel, comme pour la gravitation), cela revient à laisser tomber l’objet, les électrons se déplacent d’une borne du condensateur vers l’autre borne (de celui-ci). Pour ce qui est de la bobine, on peut la voir comme un accélérateur ou catalyseur de mouvement des électrons et ce grâce au courant induit.

Des circuits LC ou RLC (avec la prise en compte de la perte d’énergie), il y en a tout plein dans la vie de tous les jours, nos ordinateurs, téléviseurs, radios etc. en sont bourrés.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Pourquoi l’expérience de Hertz fut capitale ?

Hertz fut le premier à confirmer les prédictions de Maxwell (une dizaine d’années après la mort) à l’aide d’une expérience qui fut à la base d’un progrès phénoménal dans la télécommunication sans fil, comme on appelait à l’époque T.S.F. (télécommunication sans fil). Alors quel fut l’expérience de Hertz?

Hertz fut le premier à générer et détecter des ondes électromagnétiques à l’aide de circuit LC (bobine et condensateur montés en série, ce circuit fera l’objet d’un article dans un futur proche). Hertz utilisa une bobine reliée en série à une condensateur formé de deux sphères séparées par un espace. la bobine reliée à un accumulateur ou générateur permet de charger le condensateur. Comme le circuit n’est pas coupé, le condensateur se charge jusqu’à un point où il y a claquement ou des étincelles qui se produisent (on appelle également un éclateur), ces deux sphères séparées d’un espace (qui forment le condensateur) forment un émetteur d’ondes électromagnétiques qu’un récepteur (un petit résonateur) composé d’un anneau métallique presque refermé détecte. Le courant créé par l’onde dans cette antenne  (le résonateur ou le récepteur) provoque une étincelle.

A l’aide de cette expérience, Hertz vient de prouver ce que Maxwell avait prédit avec ses équations mathématiques. C’est-à-dire, l’existence des ondes électromagnétiques produites par la variation de champs électrique et magnétique et leur propagation dans l’espace. Il démontre ainsi que ces ondes non visibles ou non ressenties par nous les humains existent bel et bien.

 

Expérience de Hertz

Expérience de Hertz

Alors, quel est l’intérêt de tout cela pour nous au quotidien mis à part le fait d’avoir mis au grand jour l’existence de ces ondes électromagnétiques? Toute notre télécommunication est basée sur ce principe. Un émetteur d’onde et un récepteur. Des physiciens et des biologistes sont même allés plus loin pour parler d’émissions d’ondes au niveau cellulaire et de récepteur ou résonateur d’ondes au niveau cellulaire.

C’est là où, je veux en venir. Serons-nous des êtres électromagnétiques à notre insu ? Malgré nos cinq sens qui détectent une plage tout à fait faible du spectre des ondes électromagnétiques, serions-nous des vrais aveugles? Autrement dit, serons nous tous des Saint Thomas qui ne pouvait pas croire tant qu’il ne voyait pas. Hertz venait de mettre en évidence les ondes que l’on a appelées Hertziennes en son honneur qu’elles existaient bel et bien malgré un manque de récepteur chez l’homme.

A suivre …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Les prédictions de Maxwell (1831-1879)

Pendant les premiers stades l’étude et le développement des phénomènes électriques et magnétiques étaient considérés comme indépendants. Cependant, en 1865, James Clerk Maxwell (1831-1879) fournit une théorie mathématique qui montra une relation étroite entre tous les phénomènes électriques et magnétiques.

En plus d’avoir unifié les champs distincts de l’électricité et du magnétisme avec sa théorie mathématiques, celle-ci prédit que les champs électriques et magnétiques peuvent se déplacer à travers l’espace comme des vagues (ondes). La théorie qu’il développa, se basait sur les quatre éléments suivants :

  • Les lignes de champ électrique démarrent au voisinage des charges positives et se terminent au voisinage des charges négatives.
  • Les lignes de champ magnétique forment toujours des boucles fermées, elles ne démarrent nulle part, ni ne commencent nulle part.
  • Un champ magnétique variable induit une force électromotrice et donc un champ électrique. Il s’agit d’une déclaration de la loi de Faraday (voir EM : Induction électromagnétique)
  • Les champs magnétiques sont générés par des charges en mouvement (ou courant), comme le résume la loi d’Ampère (voir EM : Le lien entre l’électricité et le magnétisme découvert par Oersted)

La première affirmation est une conséquence de la nature de la force électrostatique entre les particules chargées, donnée par la loi de Coulomb. Elle incarne le fait que des charges libres (des monopoles électriques) existent dans la nature. C’est-à-dire que l’on peut mettre dans sa poche un électron (chargé négativement) et se promener.

La seconde affirmation déclare que les champs magnétiques forment des boucles fermées, illustrées par les lignes de champ magnétique qui forment des cercles autour d’un long fil droit parcouru par un courant (voir ci-dessous). Ces lignes de champ sont des cercles fermés, comme celles d’un aimant, qui forment des boucles fermées. Elle dit, contrairement à la première affirmation, que les charges magnétiques libres (des monopoles magnétiques) n’existent pas dans la nature. C’est-à-dire, dans la nature, il n’existe pas de pôle nord magnétique sans un pôle sud.

 

Lignes de champ magnétique

Lignes de champ magnétique

Pour les deux autres affirmations, voir les articles mentionnés.

Une des plus grandes découvertes du XIXème siècle a été celle de Maxwell qui a utilisé ces quatre états dans un cadre mathématiques afin de prouver que les champs électriques et magnétiques jouent des rôles symétriques dans la nature. A l’aide des expériences il avait été prouvé qu’à l’aide d’un champ magnétique variable, un champ électrique était produit grâce à Faraday.

Maxwell estima que la nature était symétrique, et il a donc émis l’hypothèse que l’évolution d’un champ électrique doit produire un champ magnétique. Cette hypothèse n’avait pas pu être prouvée expérimentalement au moment où il a développé sa théorie, parce que les champs magnétiques générés par l’évolution des champs électriques sont généralement très faibles et donc difficiles à détecter. En fait, ce qu’Oersted avait pu identifier, c’était le changement de direction de l’aiguille d’une boussole (qui permet d’imaginer une variation du champ magnétique) lors de l’ouverture ou de fermeture d’un circuit électrique.

Pour justifier son hypothèse, Maxwell effectua une recherche pour d’autres phénomènes qui pourraient être expliqués par elle. Il tourna son attention aux mouvements d’oscillations rapides (accélération) de charges, tels que celles d’une tige conductrice reliée à une tension alternative. Ces charges sont accélérées et, selon les prévisions de Maxwell, génèrent des champs électriques et magnétiques variables. Ces variations causent des perturbations électromagnétiques qui se déplacent à travers l’espace comme des vagues (ondes), semblables à des vagues d’eau qui se propagent, lorsque l’on jette un caillou dans un point d’eau.

Les ondes émises par les charges qui oscillent sont des champs électriques et magnétiques qui fluctuent, de sorte qu’elles sont appelées ondes électromagnétiques. A l’aide de la loi de Faraday et de sa propre généralisation de la loi d’Ampère, Maxwell calcula la vitesse des ondes et démontra que celle-ci est égale à la vitesse de la lumière.

Il conclut que la lumière visible et d’autres ondes électromagnétiques sont composées de champs électriques et magnétiques qui fluctuent en permanence traversant l’espace vide. Chaque champ variable induisant l’autre ! Ce fut vraiment une des plus grandes découvertes de la science, au même titre que la découverte de Newton des lois du mouvement. Comme pour les lois de Newton, il eut une influence profonde sur l’évolution de la science.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Catégories :Electromagnétisme, ondes

EM : Paléomagnétisme

A l’échelle de plusieurs millions d’années, les coulées de lave volcanique, les riches sédimentaires et les roches ignées conservent également l’empreinte du champ. En plus de l’aimantation rémanente thermique*, les roches sédentaires peuvent acquérir une aimantation de la manière suivante. Les petits grains (10 µm) qui se déposent en présence du champ s’orientent parallèlement aux lignes de champ. Lorsqu’ils sont comprimés par la suite, ils conservent cette orientation. Les données recueillies dans le monde entier montrent que le sens du champ dipolaire (voir EM : Le champ magnétique terrestre) principal s’est inversé plusieurs fois.

Chaque époque qui dure à peu près 1 million d’années, est caractérisée par un sens relativement stable, interrompu par de brèves périodes d’inversion (104 à 105 années). Le passage d’un sens au sens opposé dure environ 5000 ans. Au lieu de tourner de manière continue d’un sens à l’autre, le champ dipolaire principal s’annule progressivement (en laissant probablement un champ dipolaire), puis augmente à nouveau  dans le sens opposé. Les mesures remontant à 80 millions d’années ne révèlent aucun préférence pour l’un ou l’autre sens, bien qu’on observe une tendance nette du champ à s’aligner sur l’axe de rotation de la terre.

Les relevés magnétiques des fonds marins viennent corroborer les renseignements apportés par les roches. On observe en effet au fond de la mer des bandes relativement droites aimantées selon des sens opposés. La configuration représentée sur la figure ci-dessous est symétrique par rapport à une droite centrale.

 

Aimantation terrestre

Aimantation terrestre

Lorsque des matériaux chauds provenant des profondeurs de la Terre arrivent à la surface, ils se refroidissent et acquièrent une aimantation rémanente thermique parallèle au champ existant. L’alternance des sens d’aimantation des bandes correspond aux inversions du champ terrestre (les dates concordent avec les dates déduites de l’examen des laves volcaniques). Cette configuration a d’ailleurs fourni une confirmation spectaculaire du fait que le fond de l’océan progresse à raison de 2,5 cm/an à peu près.

* L’archéomagnétisme permet de constater que, l’argile et les roches contiennent du fer sous forme de minéraux comme la magnétite. Lorsque ces matériaux sont chauffés puis refroidis en présence d’un champ extérieur, ils acquièrent une « aimantation rémanente thermique » qui peut nous renseigner sur l’histoire du champ terrestre. Les anciens poteries ou les fours ont en effet conservé l’empreinte du champ. Si elles n’ont pas été déplacées, les briques réfractaires peuvent nous renseigner sur l’intensité et sur la direction du champ.

Les données archéologiques portant sur quelques milliers d’années montrent que le pôle nord magnétique s’écarte jusqu’à 20% du pôle géographique. Néanmoins, sa position moyenne sur un millier d’années paraît coïncider avec le pôle géographique.

Texte tiré d’un livre d’électromagnétisme enseigné à la faculté …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Catégories :Electromagnétisme, magnétisme Étiquettes :

EM : Le champ magnétique terrestre

L’utilisation des pierres de magnétite en guise de compas de marine remonte au IIème siècle. On croyait à cette époque que l’aiguille du compas s’orientait vers l’étoile polaire sous l’influence d’une source extra-terrestre. Cependant, durant un de ses voyages, en 1492, Christophe Colomb s’aperçut que son compas ne pointait pas vers l’étoile polaire. Ses marins furent affolés à l’idée d’avoir atteint une région où les lois de la nature étaient différentes. Christophe Colomb les rassura en leur expliquant que l’aiguille s’oriente en réalité vers un point plus éloigné que l’étoile polaire, lequel, prétendait-il, s’était légèrement déplacé pendant la nuit! Sa haute réputation d’astronome suffit à les rassurer.

Il faut attendre jusqu’en 1544 pour commencer à comprendre réellement le comportement de la boussole. Cette année-là, on découvrit que le pôle nord de l’aiguille initialement en équilibre sur un axe de rotation pointe vers le bas par rapport à l’horizontale dès que l’aiguille est aimantée. En 1600, William Gilbert utilisa une aiguille aimantée pour dresser une carte des régions environnant une sphère en magnétite. La ressemblance entre la configuration des déviations observées et les données relatives aux relevés de compas recueillis en diverses régions du globe l’incitèrent à suggérer, à juste titre, que la terre est elle-même un aimant gigantesque.

Le champ magnétique à la surface de la Terre est essentiellement celui d’un dipôle magnétique, voir ci-dessous.

Dipôle magnétique terrestre

Dipôle magnétique terrestre

L’intensité du champ à la surface varie de 0,3 Gauss à 0,6 Gauss. L’axe du dipôle fait à peu près un angle de 11,5° avec l’axe de rotation de la Terre. Les pôles magnétiques nord et sud sont situés sur l’axe de ce dipôle fictif. Cependant, on observe des écarts importants par rapport au champ théorique d’un dipôle. Par exemple, les gisements de minerais peuvent produire des variations de près de 0,0001 Gauss, ce qui n’est pas négligeable.

Le champ magnétique terrestre n’est pas constant dans le temps. Les composantes de sa variation ont des échelles de temps allant de la minute à quelques millions d’années. Les variations à court terme correspondent à des perturbations provoquées par le « vent solaire ». Au cours d’une journée, la composante horizontale du champ en un point donné peut varier à cause des courants dans l’ionosphère et dans la magnétosphère. Les « orages magnétiques », qui durent quelques jours, sont provoqués par les tâches solaires et entraînent des perturbations dans les radiocommunications.

Texte tiré des cours d’électromagnétisme (il y a une vingtaine d’années) de Deug.

A suivre …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Un dipôle électrique

Un dipôle est un ensemble constitué par deux charges égales et opposées séparées par une certaine distance. Par exemple, certaines molécules comme HCL (chlorure d’hydrogène), CO (monoxyde de carbone) et H2O ont des dipôles permanents et sont appelées molécules polaires. De manière générale, toute molécule dans laquelle les centres des charges positives et négatives ne coïncident pas, peut en première approximation, être considérée comme un dipôle.

Un champ électrique peut également entraîner une séparation des charges dans un atome ou une molécule non polaire. La figure ci-dessous représente un atome formé d’une charge positive entourée par une sphère de charge négative équivalente.

 

Atome

Atome

Si maintenant cet atome se trouve dans un champ électrique, dont le sens serait de gauche à droite, l’atome aura tendance à devenir davantage comme un ovale avec la charge positive qui aura tendance à s’écarter vers la droite créant de ce fait, un déséquilibre à gauche dont la charge sera davantage négative, voir figure ci-dessous.

 

Dipôle induit

Dipôle induit

Dans un champ électrique externe, ces charges se déplacent en sens opposés et font ainsi apparaître un dipôle induit. Un tel dipôle induit disparaît dès que l’on supprime le champ externe. Dans le cas des matériaux isolants, comme les électrons sont fortement liés aux atomes (contrairement aux matériaux conducteurs dans lesquels, les électrons sont plus libres), si l’on applique un champ électrique, alors les atomes ou molécules forment des dipôles électriques, ce phénomène est appelé parfois polarisation, c’est le résultat de l’induction, un champ électrique externe a permis aux molécules ou atomes de devenir des dipôles induits. Les matériaux ou substances qui ont cette capacité de polarisation sont appelés diélectriques.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Protégé : EM : Le coeur, une pompe électrique suite & fin

10 mars 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

EM : Le coeur, une pompe électrique

La manière dont le cœur fonctionne est incroyable. C’est spectaculaire !!! On poursuit notre existence sans même parfois prendre conscience qu’au cours d’une vie de 75 ans, par exemple, le cœur pompe jusqu’à 2 millions de barils de sang, ou si vous voulez 70 barils par jour ou 450 litres par heure à peu près.

Il nous suffirait de 5 petites secondes d’arrêt pour que le cerveau ne soit pas irrigué et que l’on tombe inconscient. Il suffit de 5 battements de cœur qui n’ont pas lieu pour qu’on soit victime d’inconscience et 4 minutes pour que le cerveau soit endommagé de manière permanente. Chaque cellule du cœur est une sorte de batterie chimique comme un peu nos piles de 9 V. Lorsque le cœur pompe dans une situation normale, chaque cellule du cœur connait une différence de potentielle de -80 mV entre l’intérieur et l’extérieur. Ci-dessous, une cellule de manière schématique. A l’extérieur de la cellule, une surcharge d’ions positifs et à l’intérieur une surcharge d’ions négatifs, formant ainsi une différence de potentiel de -80 mV. Lorsqu’il y a une différence de potentiel, alors nous sommes en présence de lignes de champs électriques.

 

Cellule

Cellule

Il y a un certain type de cellules qui s’unissent pour amorcer les contractions et établir le rythme des battements. C’est ce que l’on appelle en biologie, le pacemaker cardiaque. Ces cellules résident dans une surface d’un millimètre carré au niveau de l’atrium de droite. Ci-dessous, un schéma grossier du cœur.

 

Le coeur

Le cœur

Ces cellules changent leur voltage de -80 mV à +20mV, une fois que ces cellules atteignent +20 mV, alors les cellules voisines suivent une onde de propagation qui se propage dans le cœur en partant des atriums vers les ventricules. Lorsque la différence de potentiel entre l’intérieur et l’extérieur des cellules atteint +20 mV, alors il y a contraction des muscles et puis au bout de deux dixième de seconde, la différence de potentiel revient à – 80 mV et ainsi nous avons une onde qui se propage depuis les ventricules vers les atriums et c’est le relâchement des muscles.

A suivre …

Tiré des cours de MIT.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Protégé : EM : Incontinence urinaire, témoignages de deux femmes

6 mars 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Protégé : EM : Voyage au centre de la cellule suite & fin

6 mars 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Catégories :Electromagnétisme, médecine Étiquettes :

AC : Résultats du septième sondage

Je vous remercie d’avoir participé au sondage qui a duré 4 mois (4 novembre 2010 au 4 mars 2011) et qui concernait les causes probables d’argyrie, voir ci-contre la question posée : « De quelle manière avez vous été victime d’argyrie (décoloration de la peau) ? ». Ci-dessous, les différentes réponses proposées dans le cadre de ce sondage.

 

Catégorie Réponses
A J’ai pris sous forme orale ou des pansements de l’argent ionique contenant majoritairement des ions d’argent (Ag+) avec une concentration > à 20 ppm
B J’ai travaillé dans l’industrie argentifère pendant plusieurs années
C J’ai de l’argenterie et je m’en sers depuis plusieurs années
D J’ai pris sous forme orale ou des pansements des sels d’argent de manière régulière
E J’ai pris sous forme orale ou des pansements de l’argent colloïdal contenant majoritairement des particules d’argent avec une concentration inférieure à 20 ppm
F J’ai pris sous forme orale ou des pansements des composés d’argent de manière régulière
G J’ai pris sous forme orale ou des pansements de l’argent colloïdal contenant majoritairement des particules d’argent avec une concentration > à 20 ppm
H J’ai pris sous forme orale ou des pansements de l’argent ionique contenant majoritairement des ions d’argent (Ag+) avec une concentration inférieure à 20 ppm
I Autres

 

Et un graphique qui permet de visualiser les différentes réponses (9 au total) :

De quelle manière avez vous été victime d'argyrie (décoloration de la peau) ?

De quelle manière avez vous été victime d'argyrie (décoloration de la peau) ?

Parmi les trois réponses données dans la catégorie « Autres », deux correspondent à des cas d’absence d’argyrie par des utilisateurs d’argent ionique/colloïdal et un cas correspond à un utilisateur qui n’en prend pas du tout. Je vous laisse le soin de tirer vos propres analyses, sachant que pour les abonnés, je vais très prochainement proposer un document contenant mes commentaires.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Catégories :Electricité, Electromagnétisme, Questions, Risques Étiquettes :

EM : Induction électromagnétique

Dans cet article, je vais rappeler très sommairement ce qu’est l’induction électromagnétique, à ne pas confondre avec l’induction électrostatique dont j’ai déjà parlé dans un autre article. En effet, l’induction électrostatique fait intervenir qu’un seul champ, le champ électrique, alors que l’induction électromagnétique fait intervenir le champ électrique et le champ magnétique.

Dans l’article sur EM : Le lien entre le magnétisme et l’électricité découvert par Faraday j’avais abordé ce sujet sans mentionner l’induction électromagnétique, mais c’est bien Faraday qui a permis de la découvrir. Plus tard, le physicien écossais Maxwell rassembla les lois de Gauss, d’Ampère, de Faraday et d’autres en quatre équations qui donnèrent naissance aux lois de l’électromagnétisme, autrement dit le rapport entre l’électricité et le magnétisme et vice-versa.

De nouveau, il s’agit de faire passer un aimant dans un fil conducteur fermé et constater qu’un courant électrique nait dans ce dernier, voir le dessin ci-dessous.

 

Induction électromagnétique

Induction électromagnétique

Tant que je déplace l’aimant (ou une barre magnétique) de haut en bas ou de bas en haut, je vais induire du courant dans le fil. C’est le déplacement de ma barre magnétique qui induit le courant et non sa présence. Autrement dit, le flux magnétique ne doit pas être constant mais variable, un peu comme le débit de mon eau dans le tuyau devra être variable, tant que ce débit est variable alors le courant circule dans le fil conducteur.

Le courant électrique induit à l’aide du déplacement de ma barre magnétique induit également un champ magnétique qui vient s’opposer au champ magnétique engendré par l’aimant. Par exemple, si je déplace ma barre vers le bas, je crée un courant électrique dans le fil qui crée un champ magnétique, repoussant la barre vers le haut. De même, si je déplace mon aimant vers le haut, le courant induit dans le fil va s’inverser et crée un champ magnétique qui vient s’opposer et attire la barre.

Bien évidemment, il faut des instruments de précision pour constater  l’intensité du courant induit et le champ magnétique créé par ce dernier avec un aimant et un déplacement manuel de ce dernier, mais le phénomène physique est réel et démontré. D’ailleurs, toute notre économie est basée sur ce phénomène.

En définitive, le courant induit veut s’opposer au changement du champ magnétique, c’est la loi de Lenz. C’est une loi intrinsèque à l’être humain, car il y a de l’inertie en nous tous, cette inertie combat contre tout changement.

A partir de ce constat, Faraday fit d’autres expériences et remarqua que plus vite étaient les déplacements de l’aimant, plus forte était l’intensité du courant induit dans le fil. En réalité, un courant induit dans le fil est le résultat d’une force électrique ou alors d’un champ électrique produit dans cette boucle fermée, formée du fil conducteur. Or en présence d’une force électrique ou d’un champ électrique, les porteurs de charge (donc ici les électrons dans le conducteur) se déplacent, et par conséquent, il y a une notion de différence de potentiel ou alors une force électromotrice.

En synthèse, le déplacement d’une barre magnétique (donc la variation du champ magnétique) dans une boucle fermée, formée d’un fil conducteur induit un champ électrique et ce dernier engendre un autre champ magnétique.

Faraday constata que dans le cas d’un fil conducteur enroulé plusieurs fois (comme un solénoïde), ce phénomène s’amplifiait lors du déplacement de la barre. C’est l’idée derrière les transformateurs que nous avons tous dans nos maisons pour faire fonctionner nos appareils tels que les ordinateurs portables.

 


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Protégé : EM : Voyage au centre de la cellule suite

23 février 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

EM : Quelle fut la découverte du Dr. Robert Andrews Millikan ?

Millikan, un illustre physicien, titulaire du Prix Nobel, pour avoir mesuré la charge de l’électron a mis en évidence l’existence des ondes cosmiques. En effet, alors travaillant à l’institut de Technologie de la Californie, en 1925, il mesura pour la première fois les ondes cosmiques.

D’après un article de Times daté de 12 septembre 1927, l’allemand Dr. Werner Kohlhoester alors, spécialiste des ondes cosmiques avait déclaré un an auparavant  suite à des observations dans les Alpes, que ces rayons émanaient, principalement depuis les constellations d’Orion, Hercule et Andromède dégageant d’énormes quantités d’énergie.

Millikan fit une expédition scientifique sur le Mont Withney dans la Sierre Nevada, le plus haut sommet des Etats-Unis avec ses 4540 mètres. Il installa sur le les rives du lac Muir, à 1000 mètres d’altitude, un laboratoire de physique. A l’aide d’appareils forts sensibles introduits dans ce lac, il constata qu’à une profondeur de 21 mètres l’influence de ces radiations encore peu connues, ne se faisait pas sentir.

D’autre part, au moyen de ballons munis d’électromètres spéciaux, il put explorer l’atmosphère jusqu’à 15.000 mètres de hauteur, constatant que ces radiations allaient en augmentant en même temps que l’altitude. Il finit donc par conclure que ces radiations,auxquelles il donna le nom de « cosmiques », et que certains appellent « Ultra X » ou astrales,proviennent de l’extérieur de l’atmosphère

Il démontra que les rayons cosmiques sont de même nature que les autres radiations connues, c’est-à-dire que les radiations électriques (découvertes par Hertz et appliquées d’une façon géniale par Marconi et nombre d’autres savants aux transmissions sans fil), que les radiations infra-rouges (c’est-à-dire calorifiques), les radiations lumineuses, les radiations ultra-violettes, les rayons X d’Holweck et de Rœntgen, et enfin les rayons « gamma » des substances radio-actives..

Les rayons cosmiques possèdent la même vitesse que ces radiations, c’est-à-dire 300000 km par seconde, mais ils ont une longueur d’onde extrêmement petite, 0,002 angström environ, l’angström étant la dix-millionième partie du millimètre ou encore 0,0000001 mm. Une fréquence aussi énorme par unité de temps (30 quintillions de vibrations par seconde, c’est-à-dire 30.000.000.000.000.000.000.000) donne à ces radiations une pénétration extra ordinaire.

La découverte de Millikan parut n’avoir d’autre but que la démonstration des transformations grandioses qui se produisent dans l’univers et donnent naissance à ces radiations, mais il ne sembla pas que la connaissance de ces transformations pouvait avoir d’autre utilité.

Texte tiré des Notes de Professeur Sordello Attilj, de Rome.Extraits des « Quaderni Radiologici » n° 3, Belluno, mai-juin 1930, reporté dans le livre de l’oscillation cellulaire de Georges Lakhovsky

Pour aller plus loin ici et


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Protégé : EM : Voyage au centre de la cellule

12 février 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Protégé : EM : Où acheter des fils de métaux cylindriques ?

8 février 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

EM : Quelques notions de base et de grandeurs électriques suite

Dans l’article précédent j’ai abordé quelques notions élémentaires qui nous permettent de nous recentrer (je l’espère) sur ce qui est à la base de la matière. J’avais prévu de faire un tour sur les notions de base et de grandeurs électriques en deux articles, mais je pense que cela prendra plus que deux articles.

Lorsque je me concentre de nouveau sur ce qui nous entoure, je suis toujours émerveillé, je crois que notre quotidien nous vole la beauté et la réalité qui nous entourent, par exemple, nous ne regardons pas assez le ciel, les étoiles et donc, nous nous déconnectons si souvent de l’univers dans lequel nous sommes baignés. Lorsque l’on lève la tête et que l’on regarde le ciel étoilé, c’est la magie de l’univers que l’on voit et instantanément, notre esprit s’élève vers la méditation et des cris de woua !!!

Et bien c’est exactement la même chose lorsqu’on réfléchit sur la matière qui constitue notre univers, chacun a son niveau peut philosopher autour de ces notions, notre esprit donne libre cours à pleins d’interprétations possibles de l’univers et du monde qui nous entoure. D’ailleurs, les anciens ont interprété l’univers avec leur intuition et leur esprit  sans avoir la science telle que l’homme moderne la connait ou l’a modélisée.

Mais sommes nous vraiment différents, nous avons des outils mathématiques, scientifiques pour modéliser et prévoir les phénomènes physiques sans toujours être capable de les expliquer, mais sommes nous capable aujourd’hui de donner une explication scientifique et absolue de l’univers et de l’infini ou de l’au delà ?

Certains groupes de personnes diront que c’est Allah qui est à l’origine de la vie, d’autres le Bouddha, d’autres encore Jéhovah ou le Christ, voire le « Big Bang » ou je ne sais autres, or sommes nous plus avancés avec la connaissance scientifique ? Cela ne veut pas dire que les progrès sont à jeter aux orties, mais cela nous montre notre manque de connaissance face à tout ce que recèle l’univers, que l’être humain est incapable (pour le moment) d’interpréter sans extrapolation et postulats.

Ce qui va suivre est tiré du livre « L’Universion » de Georges Lakhovsky.

Revenons maintenant à nos notions de base, nous savons que dans un conducteur, les porteurs de charges sont des électrons.

Sachez qu’un courant de 1 Ampère (qui est énorme) en véhicule 6 milliards de milliards par seconde, autrement dit , qu’il en passe 2 milliards de milliards par seconde dans le filament de la lampe électrique qui éclaire notre table de travail.

Le diamètre de cette petite bille (immatérielle) que l’on nomme électron est un peu moins de 2 millionièmes de millimètre. Si une goutte d’eau était grossie à la grandeur de la terre : ses atomes seraient de la dimension des ballons de football.

Imaginez que l’édifice atomique soit comparable à une cathédrale : les électrons n’y tiendraient pas plus de place que des mouches volant sous la nef.

Une barre de fer n’aurait, en dépit de son grain serré, qu’une structure discontinue et spongieuse. Ces belles faces polies, limitées par des arêtes vives, ne seraient qu’un trompe-l’œil, cachant à notre imagination une écumoire aux trous énormes.

La différence qui existe entre une éponge matérielle et une éponge atomique se situe au niveau des forces. Un corps matériel ajouré perd de sa solidité : il devient mou, cassant, fragile, parce que sa rigidité n’est faite que de l’entassement des molécules (ou agrégats d’atomes) les unes sur les autres.

A l’intérieur d’une molécule ou de particule (agrégats d’atomes), les forces mécaniques n’existent plus : elles sont remplacées par des actions électriques, magnétiques, électromagnétiques, qui s’exercent entre les systèmes de corpuscules.

Là où la matrice nous présente la masse, la densité, la rigidité, la dureté, l’atome ne nous présente plus que forces électriques et magnétiques, attractions et répulsions infiniment plus parfaites, plus rigides et plus élastiques que les propriétés matérielles.

Ci-dessous, je donne un comparatif de la force mécanique et de la force électrique pour étayer les dires de Georges Lakhovsky.

Comparons la force gravitationnelle (qui est une force d’attraction, à laquelle nous sommes soumis) et la force électrique (qui peut être attractive ou répulsive), pour des raisons de clarté, je me concentre que sur les intensités des forces, l’objectif étant juste de faire un comparatif entre les deux forces.

Prenons deux protons que l’on appelle P1 et P2.

 

Protons

Protons

On sait que la charge du proton est approximativement égale à celle de l’électron, c’est-à-dire :

Charge électronCoulomb

La masse du proton est égale approximativement à :

Masse proton Kg

Donc, désignons la charge du proton par q et la masse par m.

Charges

Charge et masse du proton

La force gravitationnelle est donnée par la formule ci-dessous, cette formule veut dire que La force d’attraction entre deux corps massifs (pleins) est proportionnelle au produit de leur masse et inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare leurs centres de masse respectifs*.

Force gravitationnelle

Force gravitationnelle

et la force électrique par la formule ci-dessous, elle exprime que l’intensité de la force électrostatique entre deux charges électriques est proportionnelle au produit des deux charges et est inversement proportionnelle au carré de la distance entre les deux charges*.

Force électrique

Force électrique

G étant la constante gravitationnelle, elle vaut approximativement :

G

G

K étant la constante de Coulomb, elle vaut à peu près :

K

K

Si on remplace les données ci-dessus dans les deux formules, on obtient :

Résultats

Résultats

Si ensuite on les compare, on obtient que la force électrique ou électrostatique est à peu près :

Ratio Force électrique, force gravitationnelle

fois plus puissante que la force gravitationnelle.

C’est-à-dire 1000000000000000000000000000000000000 fois plus puissante que la force gravitationnelle.

Bien évidemment, cela suppose que les deux charges sont électriquement chargées sinon, cette comparaison n’a aucun lieu d’être. Par exemple, si je faisais ces calculs pour deux particules de neutrons (qui sont neutres électriquement) cela ne sera pas représentatif.

A suivre …

* Définitions tirées de Wikipédia


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Quelques notions de base et de grandeurs électriques

Dans cet article et le suivant, je souhaite attirer l’attention du lecteur sur quelques  notions de base et de grandeurs électriques. Ceci juste pour fixer les esprits. Le monde qui nous entoure est composé d’atomes. En réalité, l’atome n’est qu’une façon de modéliser la plus petite substance qui compose la matière. Cette modélisation confirme la plupart des expériences en laboratoire.

La plupart de ce qui suit est tiré du livre « L’Universion » de Georges Lakhovsky.

Chacun des atomes est l’image d’un système planétaire, un petit système solaire en miniature, constitué d’un noyau et des particules appelées électrons qui tourbillonnent à grande vitesse autour. Pour voir un exemple, allez sur cet excellent site ici => http://archives.universcience.fr/francais/ala_cite/expo/tempo/aluminium/science/mendeleiev/ (pour accéder à l’animation, il suffit de sélectionner un élément, par exemple l’argent Ag et puis cliquez sur le bouton qui s’appelle « atome »).

De même que la terre et les planètes tournent autour du soleil, ainsi les électrons tournent autour du noyau de l’atome. Si l’on regarde une barre de métal, pour nous, c’est une substance métallique. Pour le chimiste, c’est un alliage de cuivre, de zinc et d’étain par exemple. Pour l’électricien, c’est un conducteur de courant. Pour l’atomiste, c’est un agrégat de molécules matérielles ou d’atomes. cela dépend du point de vue auquel nous nous plaçons.

Si je vous dis que cette barre de métal n’est qu’une éponge, vous allez certainement me rire au nez. En effet, la matière* est constituée de molécules, plus ou moins serrées les unes contre les autres. Ces molécules sont elles-mêmes des édifices composés d’atomes. Ces atomes ne sont déjà plus de la matière. Partant de là, on conclut d’une part que d’une substance immatérielle (à l’échelle humaine), on fabrique de la matière et d’autre part, la matière n’est donc pas « pleine » et continue, comme nous pourrions le croire; elle est au contraire, étrangement creuse et vide.

Ramenées à leur échelle, les molécules* de notre barre de métal seraient donc aussi espacées les unes des autres que les constellations de la Voie Lactée, laquelle, vis à vis de l’univers, ne représente qu’une parcelle d’un morceau de métal à peu près aussi vide que les espaces interplanétaires.

A suivre …

* le mot « molécule » est utilisé de façon générale, au sens un agrégat d’atomes.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Cage de Faraday

Je vais exposer très brièvement ce qu’est une cage de Faraday dans cet article. supposons une boîte conductrice fermée à l’intérieur de laquelle, il y a une personne. De l’extérieur, par un moyen ou un autre, je charge  électriquement cette boîte, les lois de la physique affirment que la personne à l’intérieur de cette boîte fermée et conductrice ne ressentent pas le champ électrique créé sur la surface de la boîte.

A l’intérieur, le champ électrique est nul, dans l’épaisseur de votre boîte (qui est un conducteur) le champ électrique est nul et sur la surface de cette boîte les charges sont réparties. Bien évidemment, cela suppose que le champ électrique n’est pas variable ou du moins très faiblement, autrement dit, l’apport de charges qui a permis (par induction électrostatique) de charger la boîte n’est pas variable.

 

Cage de Faraday

Cage de Faraday

C’est ce que l’on appelle une cage de Faraday, en réalité, nous sommes protégés ou isolés des champs électriques qui se présentent sur la surface de la boîte, puisqu’à l’intérieur le champ électrique est nul. Bien sûr, la boîte doit être parfaitement fermée et s’il y avait une ouverture quelconque, alors il y aura des lignes de champs entrants ou sortants.

Lorsqu’on dit que le champ électrique est nul à l’intérieur, cela veut dire tout simplement que si je me déplace à l’intérieur de cette boîte avec une charge électrique (positive ou négative) dans ma poche, je ne crains rien, autrement dit, je ne suis ni attiré, ni repoussé et même si je me colle aux parois intérieures de cette boîte, je ne crains rien. On se place toujours dans le cas bien évidemment d’une boîte fermée.

Cela ne veut pas dire que vous êtes protégés des ondes électromagnétiques qui traversent les parois, mais du champ électrique induit par un quelconque objet à l’extérieur.

Qu’est ce donc le champ électrique ? Imaginez vous les Alpes enneigées formant une succession de plateaux et de descentes. Supposons que l’on ait une luge et que l’on la laisse glisser depuis le sommet, cette luge prendra la direction du champ gravitationnel qui est la distance la plus courte du point de départ vers le bas, cette ligne représente la ligne de champ gravitationnel ou si vous voulez une force qui tire la luge vers le bas.

Une fois que la luge arrive vers un plateau, elle s’immobilise (ce qu’on appelle un équipotentiel), elle est au repos et si elle se rapproche d’une pente, elle va rejoindre une ligne de champ vers le bas. Dans le domaine électrique, le champ électrique peut être dans toutes les directions de l’espace et non uniquement vers le bas. Les équipotentiels sont des « plateaux » où une charge (comme pour la luge) est au repos, elle est ni attirée, ni repoussée.

Pour se convaincre de la propagation des ondes malgré l’isolement « au sens électrique » dans une cage de Faraday. Imaginez vous dans une grande cage (fermée) d’oiseau métallique avec un poste de radio captant une station AM. Si vous rentrez dans cette cage et que celle ci est chargée comme ci-dessus électriquement, vous ne captez plus rien. Par contre si je vous parle, vous m’entendez. C’est la preuve que certaines ondes vibrent jusqu’à vos oreilles puisque vous m’entendez, mais d’autres non.

Vous avez compris que les maisons et les immeubles dans lesquels nous vivons peuvent représenter ces cages ou boîtes de Faraday avec leurs imperfections.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Catégories :Electricité, Electromagnétisme Étiquettes : , ,

EM : Oscillations mécaniques

Vous avez compris, je ne cherche pas à faire un cours de physique, mais juste rappeler quelques concepts de base qui vont nous servir par la suite. Ces concepts me rappellent mes cours de première année de Deug à la fac et permettent de me remettre dans le bain après une vingtaine d’années dans le seul but et intérêt de ce dont je vais parler dans les semaines et mois à venir.

D’ailleurs, il y a des sites beaucoup plus détaillés sur ces concepts, voire des personnes qui me lisent bien plus cultivées sur ces sujets. Ce qui suit a été repris en partie de l’excellent site de Jacques Riethmüller et du livre de Georges Lakhovsky « Le secret de la vie ».

Comme tout le monde sait, des systèmes oscillants nous entourent, nos horloges, montres, pendules et même les clignotants de nos voitures et bien d’autres …

Si on suspendait à la verticale, une masse de plomb dans l’eau et qu’on l’écarte de la verticale. Cette masse aura tendance à rejoindre sa position initiale à cause des lois de la gravitation. Or puisque la viscosité de l’eau (c’est-à-dire sa résistance au déplacement d’un objet) est grande, la masse de plomb n’oscillera pas ou très peu autour de la position verticale. Si maintenant au lieu de l’eau, on prenait de l’huile dont la viscosité est plus grande, la masse rejoindrait sa position initiale sans oscillation du tout et lentement. Si on souhaite que la masse oscille, il faut apporter une énergie considérable, sachant que l’énergie provient d’un travail effectué, donc il faudrait beaucoup travailler.

 

Oscillation dans l'eau

Oscillation dans l'eau

Si cette même masse de plomb était suspendue dans l’air, dont la résistance ou la viscosité est beaucoup moins grande que celle de l’eau. En l’écartant de la position verticale, elle oscillerait autour de la position verticale et rejoindrait cette position après plusieurs oscillations. Si de plus, nous sommes capable de lui communiquer une toute petite force afin qu’elle maintienne son amplitude d’oscillation autour de la position verticale, elle pourrait osciller indéfiniment.

 

Oscillation

Oscillation

Supposons que l’on écarte de la même façon dans un milieu avec une viscosité nulle ou il n’y a aucun frottement, dans ce cas, il n’est pas nécessaire d’apporter une énergie pour faire osciller la masse de plomb à la même amplitude. Celle ci écartée d’un certain angle de sa position verticale va osciller indéfiniment. Elle rentre en résonance. C’est un oscillateur harmonique parfait, on dit que l’élongation (ou amplitude) de l’oscillation est une fonction sinusoïdale du temps.

 

Fonction sinusoïdale

Fonction sinusoïdale

Dans ce cas où les frottements sont nuls, alors la période qui est le déplacement de cette masse de la position 1 vers la 2 et son retour à la position 1 est indépendante de l’angle d’écartement. Si la masse oscille de la position 1 vers 2 et retourne vers sa position initiale (donc la position 1) 4 fois dans une seconde, alors on dira que sa fréquence est de 4 Hertz.

 


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Induction électrostatique

Dans cet article, je vais brièvement introduire l’induction électrostatique. Une définition de celle ci serait :

« Une méthode par laquelle électriquement chargé l’objet peut-être employé pour créer une charge électrique dans un deuxième objet sans contact entre les deux objets », texte tiré du site http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/fr/Electrostatic_induction.

Benjamin Franklin fut un des premiers à suggérer que chaque objet contient un « flux électrique » et si l’objet en contient de manière excessive, alors, il sera chargé positivement et s’il en contient moins, alors, ce dernier est chargé négativement. Il émit également l’hypothèse qu’il y a conservation d’énergie électrique.

Supposons que nous avons une tige en verre que l’on frotte avec un chiffon en soie. La conservation d’énergie électrique exprime qu’après frottement de la soie sur une tige en verre, la tige en verre devient chargée positivement et le chiffon en soie négativement.

En temps sec (l’air sec est un bon isolant), par exemple en février, si j’approche ma tige en verre sans contact vers un ballon en hélium (électriquement neutre*), le ballon qui n’est pas chargé électriquement est attiré par la tige en verre. Ce phénomène s’appelle l’induction électrostatique ou l’induction tout court. Ce même phénomène  est vérifiable si après m’être lavé les cheveux et bien séchés, je me peigne les cheveux et je approche le peigne près des confettis, ces derniers sont attirés par le peigne.

induction

induction

En fait, les électrons (négativement chargés) sont attirés par les charges positives de la tige en verre et les charges positives sont repoussées de l’autre côté de la surface du ballon créant un surplus de charges positives.

* Pour neutraliser les charges du ballon, il suffit de le toucher avec son visage et ses mains.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Le lien entre le magnétisme et l’électricité découvert par Faraday

En 1831, Faraday un physicien anglais démontra que le déplacement d’un aimant autour d’un rouleau de fil conducteur enroulé crée un courant électrique. En fait, imaginons un rouleau de fil conducteur enroulé soigneusement et dont chaque enroulement est isolé à l’aide d’un vernis isolant, les deux extrémités du fil sont reliés à une ampoule comme ci-dessous :

 

rouleau

rouleau

Il suffit de le déplacer dans un champ magnétique (constitué de deux aimants séparés et disposés face à face avec le pôle Nord d’un aimant en regard du pôle Sud de l’autre) comme ci-dessous. lorsque l’on déplace le rouleau de fil conducteur dans ce champ, alors l’ampoule s’allume. L’intensité de l’éclairage est dépendante de la vitesse de déplacement du rouleau dans le champ magnétique engendré par les deux aimants. Cette expérience est très simple à faire chez soi, à condition d’avoir un rouleau de fil conducteur approprié et un champ magnétique.

 

aimants
aimants

Suite à la découverte de Faraday, un journaliste lui demanda s’il croyait que son invention était importante. Faraday lui répliqua que non seulement elle était importante, mais elle serait utilisée et taxée. En effet, son invention est à la base de l’industrie industrielle.

Aujourd’hui, toute notre économie est basée sur ce phénomène, sans ce dernier, on serait resté à l’âge de pierre. Une application directe est l’électricité produite par l’EDF qui permet de faire tourner l’économie. Dans les centrales nucléaires, thermiques, hydrauliques nous faisons tourner des bobines en cuivre dans des champs magnétiques afin de générer l’électricité et la distribuer.

L’énergie produite (ou le travail fourni pour la produire) est tantôt faite à l’aide des barrages hydrauliques, de la chaleur, de la pression, de la fusion radioactive etc. Celui qui détient la source des énergies assoit son pouvoir et dicte sa loi, et plus cette source d’énergie tombe dans les mains d’une poignée de personnes, moins il y a de concurrences et plus ce pouvoir est centralisé et contrôlé. C’est ce que l’on appelle « la loi du plus fort » !


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Le lien entre l’électricité et le magnétisme découvert par Oersted

Oersted (un danois) dont une biographie se trouve sur Wikipédia fut le premier à mettre en évidence l’existence de lien entre l’électricité et le magnétisme en 1819-1820. Cet homme se contenta de publier le résultat de ses expériences qui fit le tour des scientifiques de son époque et permit une foule de découvertes dans le domaine de l’électromagnétisme.

Quelle fut donc son expérience dont la portée scientifique était considérable pour l’époque ? Il approcha une boussole d’un  circuit électrique simple dans lequel un courant électrique circulait et constata que l’aiguille de l’aimant tournait.

Ci-dessous un schéma simple d’un circuit électrique avec une boussole.

 

Oersted

Oersted

On pose une boussole sur un socle non conducteur contenant une rainure permettant d’y loger un fil conducteur branché à une batterie. Lorsque le circuit est ouvert, donc aucun courant qui traverse le fil, la boussole indique le nord magnétique terrestre. Si l’on ferme le circuit, donc on laisse passer le courant, alors l’aiguille de la boussole indique une autre direction pour le nord.

Cette simple expérience montrait le lien entre le mouvement des charges électriques (c’est-à-dire le courant électrique) et la génération d’un champ magnétique. Des charges électriques en mouvement engendrent un champ magnétique.

Il venait de montrer que le mouvement des charges électriques (plus tard dénommé un courant électrique) produit un champ magnétique.

 


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes Fin

La croyance d’Ehrlich que la science nous fournirait enfin des «pilules magiques » qui permettraient de guérir chaque maladie semblait se réaliser pendant et après l’explosion technologique de la seconde guerre mondiale.

La pénicilline, un antibiotique qui révolutionna la pratique de la médecine et, plus important encore, permit d’espérer que d’autres agents chimiques pouvaient être trouvés qui produiraient sélectivement les effets souhaités sur le cancer et d’autres maladies dégénératives.

La découverte de l’ADN comme la base de l’hérédité vint renforcer la notion darwinienne de l’évolution aléatoire, réduisant les êtres humains à des machines simples contrôlées par la composition de leurs paires de bases d’ADN.

Les progrès dans la compréhension des processus chimiques de l’organisme et dans les techniques chirurgicales, telles que l’utilisation d’organes artificiels et les greffes d’organes, ont presque réalisé le rêve du Dr Frankenstein, la fabrication d’un être humain à partir de pièces séparées.

Nous sommes en train de se préparer à modifier notre matériel génétique pour produire une «meilleure» personne. L’idée que les organes artificiels sont les mêmes, ou, mieux encore que, ceux avec lesquels nous sommes nés, est entrée dans l’esprit populaire.

À bien des égards, la médecine moderne est allée au-delà de la médecine scientifique vers une nouvelle phase, celle de la révolution technologique. Dans le même temps, la technologie est devenue dominante dans la société et dans nos vies.

L’électromagnétisme est devenue la « dynamo » de notre civilisation, et à travers son utilisation pour la puissance et la communication, nous avons réussi à changer notre enivonment plus radicalement que jamais auparavant.

Depuis que la science a totalement exclu les forces électromagnétiques de la vie, nous avons accepté avec empressement ces remarquables « progrès » sans même remettre en question leurs effets biologiques possibles. Le troisième tournant mal négocié a été pris.

Cette révolution technologique, maintenant âgée de quarante ans (note personnelle : l’auteur a écrit son livre dans les 1980,cela n’a pas évolué depuis), a commencé à montrer ses défauts. La médecine qu’elle a produite est de plus en plus complexe, coûteuse et inadéquate. Nous n’avons pas réussi à trouver de solution miracle pour autre chose que les maladies infectieuses, et nous sommes confrontés à un éventail de nouvelles maladies contre lesquelles la médecine technologique apparaît impuissante.

La vision mécaniste de la vie s’est progressivement montrée incapable de fournir des explications satisfaisantes pour les fonctions de base des êtres vivants. Ses partisans ont confondu les mécanismes de la vie  (au sens machinerie) avec la vie elle-même, et dans le processus ont réussi à en savoir davantage sur la machinerie, mais de moins en moins sur la vie.

Deux révolutions sont maintenant en marche : Premièrement, les patients et les médecins ont commencé à explorer de nouvelles voix et les approches pour faire face à ces problèmes grandissants. Deuxièmement, les scientifiques, les physiciens et les biologistes se sont mis d’accord sur l’élaboration d’un nouveau paradigme qui réintroduit l’énergie dans la vie ou le vivant. Ce paradigme réhabilite les croyances des anciens et comment celles ci influencent le développement des thérapies médicales tout en révélant les conséquences désastreuses de l’utilisation de forces électromagnétiques incontrôlées.

Tiré de Cross Currents de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes (quatorzième partie)

Malgré le fait que les chercheurs médicaux étaient arrivés à la conclusion que ni l’électricité ni le magnétisme pouvait jouer un rôle chez les êtres vivants. Pendant ce temps, les physiciens et les ingénieurs n’ont pas chômé. Dans les années 1920, ils ont cru avoir tout appris concernant ces deux forces.

Nous autres citoyens apprécions déjà le luxe de la lumière électrique, grâce à Thomas Edison  [Note personnelle : Nicolas Tesla a été un gros contributeur dans le domaine électromagnétique], tout en écoutant la radio. Nous étions en mesure de produire, transporter et utiliser ces forces, et nous avons cerné leurs caractéristiques. Un nouveau monde, fondé sur la science et la technologie, se présentait devant nous.

A cette époque, il semblait fermement établi que la seule façon qu’un courant électrique administrée à l’organisme pouvant avoir un effet, était si sa force était suffisamment élevée pour produire des chocs ou des brûlures. Une force électrique en dessous de ce niveau ne pouvait tout simplement pas avoir d’effets.

Les effets d’exposition à un champ électromagnétique était encore moins possible biologiquement. Si le champ était constant (courant continu ou invariable dans le temps) comme le champ produit par un aimant permanent, il pourrait exercer une force de déplacement uniquement sur des structures ou des particules dans le corps qui seraient magnétiques. En l’absence d’un tel matériau magnétique dans le corps, il pouvait y avoir aucun effet sur le corps à partir d’un champ magnétique constant.

En outre, la variation dans le temps (pulsation, ou courant alternatif) des champs magnétiques pourraient théoriquement induire des courants électriques dans les solutions contenues dans l’organisme, ces courants seraient beaucoup plus petits en intensité pour produire un choc ou de la chaleur.

Donc, encore une fois, il ne pouvait pas y avoir d’effets. En ce qui concerne les organismes vivants produisant des champs magnétiques externes, comme Mesmer postula, la question était trop ridicule à envisager.

Les physiciens, biologistes et médecins étaient absolument certains que la force de la vie n’existait tout simplement pas, et que tous les êtres vivants sont tout simplement des machines chimiques. Ils savaient que la vie était simplement le résultat d’un hasard, d’un événement aléatoire composé de produits chimiques, et que cela se produirait de la même façon chaque fois que les circonstances se présentaient.

Ils savaient que pour chaque maladie il y avait une seule cause et un traitement unique, et que le seul traitement valable était soit chirurgicale ou chimique.

Enfin, ils savaient que l’organisme vivant est tout simplement une collection de structures, dont les mécanismes étaient chimiques et s’intégraient autour du système nerveux central, sans aucune participation des forces de l’électricité, ni de magnétisme.

La vie avait été réduite à un mécanisme chimique. Le second tournant avait été mal négocié. Comme nous le verrons, la nouvelle révolution scientifique a montré que l’ensemble du corps est plus que la somme de ses parties, que la capacité des organismes vivants à se guérir est bien plus grande que les mécanistes pensaient, et que l’électricité et le magnétisme sont à la base même de la vie.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Paul Ehrlich, vitalistes versus mécanistes et chimistes (treizième partie)

L’être humain, qu’il est fascinant et à la fois stupide, il peut être aux antipodes de la génie comme de la médiocrité et de la stupidité. Peut-être, il est tellement complexe qu’il ne cesse de chercher à simplifier, ou alors certainement par nécessité, voire par obligation.

Est-ce cette peur de l’inconnu ou alors de l’ignorance qu’il le pousse sans cesse à vouloir des formules toutes faites? Ou alors, est-ce le plan diabolique de certains à vouloir asservir la masse comme aux temps de l’URSS, des empires, des rois, de l’inquisition etc.

Quelque soit le domaine, il lui faut des formules afin de cataloguer ses semblables et son environnement, il lui faut une religion par exemple, des lois, des théories aussi fumeuses que le complexe d’œdipe qu’il voudra généraliser à tous et à toutes, aux comportements de la crise d’adolescence, voire la crise de la quarantaine et j’en passe, il lui faut des repères et tout être humain doit rentrer dans ces cases, sinon il y a anormalité.

Il n’y a qu’à voir la société ou cette génération nouvelle d’hommes et de femmes que l’on fabrique et qu’on nomme mondialisés, harmonisés, uniformisés, peut-être même standardisés, qui sortent des mêmes universités ou écoles, qui bossent dans les mêmes entreprises avec des méthodes identiques (5S) et qui lisent les mêmes journaux 20 minutes, Métro, Direct Soir et j’en passe. Qui ressassent avec fierté les mêmes informations relayées par les mêmes médias etc.

Il ne faudrait pas d’exception et surtout pas française, ni même de pensées, une seule formule pour tous et pour toute. N’est ce pas là le début de la misère et de l’avilissement? Ci-dessous, le résultat de ce rouleau compresseur de la pensée unique dans la médecine.

Je cite :

Au tournant du siècle, l’idée que la médecine doit être fondée entièrement sur la science est devenue populaire. En conséquence, la médecine scientifique basée sur le modèle de mécanistes et chimistes a été fermement établi. Une preuve concluante de l’efficacité est venu en 1909, lorsque Paul Ehrlich découvre que la guérison de la syphilis était dans un composé spécifique d’arsenic.

Ehrlich l’appela une « balle magique », un produit chimique spécialement conçu pour rechercher et détruire la bactérie qui a été à l’origine de la maladie. Il a en outre postulé que pour le reste du XXe siècle, la médecine serait caractérisée par la découverte de «balles magiques» semblables pour toutes les maladies connues.

Comme postulé par Ehrlich, ce concept a dominé la médecine moderne. L’allure de la cure simpliste et infaillible est aussi forte aujourd’hui qu’elle l’était dans le temps de Galien.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Loewi Otto, vitalistes versus mécanistes et chimistes (douzième partie)

A cette époque, les anatomistes avec leurs microscopes trouvèrent que le nerf n’a pas réellement de contact avec le muscle, et qu’un espace existait entre le nerf et le muscle, ce qui fut appelé la « fente synaptique« . Les vitalistes poussés par cette découverte et contraints postulèrent que le passage de l’influx nerveux à travers la fente synaptique était électrique.

Le postulat resta en suspens jusqu’en 1921, lorsque Otto Loewi physiologiste prouva par l’expérience que la transmission de l’influx nerveux à travers la fente synaptique était aussi chimique. (Comme Loewi était à l’époque où j’étais étudiant dans la même faculté de médecine où il était professeur de recherche, c’était mon infortune et celle de mes camarades de promotion que d’avoir à répéter son expérience dans le laboratoire de physiologie. Je peux dire, sans équivoque, que cela fonctionnait!).

Suite à l’expérience de Loewi, toute trace d’électricité et de magnétisme était définitivement exclue de toute relation fonctionnelle avec les êtres vivants. Le Vitalisme était enfin mort.

Toutefois, ce triomphe de la science était encore entourée d’un mystère. Loewi a été toujours considéré comme un professeur à l’université même s’il était âgé et à la retraite, et il nous rendait souvent visite au laboratoire de physiologie, racontant les événements étranges qui ont entouré son expérience réussie.

Il avait, dit-il, été à la lutte pour un certain temps avec le problème de comment faire l’expérience. Une nuit, il fit un rêve dans lequel la manière exacte de faire l’expérience lui a été révélée. Malheureusement, quand il se réveilla, il ne se souvenait pas des détails!

La nuit suivante, il eut le même rêve, mais cette fois il se rappelait de tout au réveil. Il se rendit immédiatement à son laboratoire, et en quelques heures, il réussit à démontrer avec succès la nature chimique de la transmission synaptique.

Le rêve de Loewi lui a finalement permis de recevoir le Prix Nobel en 1936. Lors de ses visites au laboratoire de physiologie, il nous avertissait que nous ne savions pas tout, que certains mystères demeuraient.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Julius Bernstein, vitalistes versus mécanistes et chimistes (onzième partie)

En 1871, mécontent de ce nouveau statut de la force électrique, Julius Bernstein proposa une explication chimique de l’influx nerveux. Il estima que les ions (atomes chargés de sodium, de potassium ou de chlorure) à l’intérieur des cellules nerveuses diffèrent du fluide des tissus à l’extérieur, et que cette différence était à l’origine de la présence de charge électrique ou d’une « polarisation électrique » dans la membrane des cellules nerveuses.

Pour Bernstein, l’influx nerveux était une rupture dans cette polarisation qui traversait la fibre nerveuse, accompagnée par le mouvement de ces ions à travers la membrane. Ceci, à son avis, était ce que Du Bois-Reymond avait mesuré. « L’hypothèse de Bernstein » fut acceptée avec empressement et depuis elle a été démontrée globalement comme correcte, non seulement pour les cellules nerveuses, mais pour toutes les cellules du corps.

Le succès de l’hypothèse de Bernstein engendra un dogme tel que ce type d’activité électrique était le seul type accepté dans le corps. Dans cette optique, un courant électrique continu ne peut pas exister à l’intérieur de la cellule ou à l’extérieur, et un courant électrique produit à l’extérieur du corps (pour autant qu’il soit en dessous d’un certain seuil d’intensité pour provoquer un choc ou produire de la chaleur, [note personnelle : autrement, des courants électriques continus de très faible intensité ne peuvent avoir d’effets biologiques, cette affirmation a été démontré comme fausse par le Dr. O. Becker dans ces travaux, il y a à peine 40 ans et à l’époque c’était déjà une hérésie]) ne peut avoir aucun effet biologique.

Les vitalistes, en misant sur la force mystérieuse électrique, semblait avoir perdu la bataille. Bien qu’il n’y ait aujourd’hui aucun doute que Bernstein était correcte et que la polarisation membranaire est la base de la conduction de l’influx nerveux, il ne s’ensuit pas nécessairement que le nerf, ou la polarisation membranaire est la seule façon que l’électricité peut agir dans l’organisme. Cependant, la science orthodoxe rejeta ces idées comme liées au vitalisme.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Emil du Bois-Reymond, vitalistes versus mécanistes et chimistes (dixième partie)

Cinquante ans après les expériences de Galvani, Emil Du Bois-Reymond découvrit que le passage de l’influx nerveux pouvait être détecté électriquement. Estimant qu’il avait « identifié le principe nerveux à l’aide de l’électricité », il postula que l’influx nerveux était le passage d’une somme d’énergie électrique sous forme « fluide » à travers les fibres nerveuses.

A partir de là, l’importance de tout le système nerveux de toutes les fonctions de vie a été établie. Les vitalistes célébrèrent le fait que l’électricité était redevenue la force de vie, par l’intermédiaire du cerveau et des nerfs. Mais cet heureux état ne dura pas longtemps.

Un an après, Hermann von Helmholtz mesura la vitesse de l’électricité dans un fil. Il conclut que, bien que le passage de l’influx nerveux pouvait être mesuré électriquement, ce n’était pas réellement le passage d’une masse de particules électriques.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Luigi Galvani, vitalistes versus mécanistes et chimistes (neuvième partie)

Vous avez je pense, compris l’objectif de cette petite histoire de la médecine autour des découvertes faites dans le domaine de l’énergie en général et en liaison avec la médecine. Dr. O. Becker. essaie de montrer qu’au fil de l’histoire, plusieurs scientifiques ont démontré que le corps humain n’est pas uniquement chimique mais énergétique, d’ailleurs, Luigi Galvani en est un autre qui a prouvé simplement l’aspect énergétique du corps des êtres vivants.

Vers la fin des années 1700 un autre médecin remarquable, Luigi Galvani, entra dans cette controverse. Alors qu’il était un médecin profondément humaniste dans la tradition hippocratique, Galvani pris dans la ferveur de l’expérimentation scientifique de l’époque, créa son propre laboratoire, avec des instruments modernes pour produire des étincelles d’électricité statique par frottement.

Il était à la recherche de preuves de la nature électrique de la force de vie, et croyait l’avoir trouvée quand il observa la contraction de muscles, lorsque ceux ci étaient reliés à la moelle épinière avec des fils métalliques. Galvani appela cela l’«électricité animale», et postula que cette électricité est produite par le corps vivant lui-même. Pour une raison quelconque, il écarta le fait que cet effet pourrait être produit uniquement lorsque les deux fils composés de métaux différents étaient utilisés.

Alessandro Volta, un physicien et un collègue de Galvani, d’abord souscrit aux observations de Galvani. Toutefois, il découvrit que l’électricité était effectivement produite par la jonction entre deux métaux différents, et qu’elle était tout à fait différente de la seule étincelle d’électricité statique.

Galvani avait effectivement trouvé le courant continu, ou à écoulement continu de l’électricité, une découverte qui a façonné le monde depuis. La « pile » de Volta composée de métaux différents a été le début de la batterie de stockage et la possibilité de production continue de grandes quantités d’électricité.

Galvani ne répondit jamais publiquement aux critiques de Volta. C’est malheureux, parce qu’il avait effectivement montré « l’électricité animale » découlant de tissus endommagés; la contraction musculaire pouvait être causée sans utiliser de fils, tout simplement en mettant le muscle en contact avec l’extrémité coupée de la moelle épinière elle-même.

Ceci devint plus tard connu sous le nom actuel de « courant de blessure« , qui est un courant électrique dans un tissu endommagé. Mais à ce moment Galvani avait été tellement discrédité que l’idée du courant de blessure a été reléguée à l’état d’une curiosité sans importance.

Galvani, comme Paracelse, était très en avance sur son temps. Il observa et signala la transmission de la force électrique à travers l’espace, causée par une étincelle produite à l’aide de sa machine électrostatique due à la contraction d’un muscle tenu avec des pinces métalliques par un assistant dans la salle.

Ce principe important resta «inconnu» jusqu’aux expériences de Hertz 100 ans plus tard. Galvani effectua même une recherche pour des variations de l’électricité atmosphérique en utilisant l’antenne composée de fils métalliques! S’il avait lui-même défendu plus vigoureusement ses observations contre les attaques de Volta et les avait poursuivies, le chemin de la science aurait pu être très différent.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : La révolution scientifique en marche, vitalistes versus mécanistes et chimistes (huitième partie)

Deux ans après la mort de Paracelse, Andreas Versalius, un chirurgien militaire, publia le premier texte anatomique vraiment précis, « De humani corporus Fabrica » (le tissu du corps humain). Ce travail, enfin, dissipa complètement le dogme d’infaillibilité de Galien. L’âge de la science et de la raison avait commencé. Les gens commencèrent à apprendre davantage sur la science du vivant (la biologie) et la science du non vivant (la physique). Les forces mystérieuses naturelles de l’électricité et du magnétisme progressivement commencèrent à être comprises.

Quelques scientifiques ont beaucoup apporté grâce à leur contribution sur les concepts de base et ont fourni la base sur laquelle le reste de la science a construit ses édifices. Le premier de ces scientifiques fut William Gilbert, médecin de la reine Élisabeth I et le premier véritable scientifique dont l’intérêt réside non seulement dans la médecine mais aussi dans les forces de l’électricité et du magnétisme.

Sa publication en 1600 de « De Magnete » (l’aimant) qui identifie clairement les deux forces distinctes de l’électricité et du magnétisme, établissait les règles d’action pour chaque force en vigueur et décrivait que la Terre était comme un gros aimant. La croyance qui consistait jusqu’alors à admettre que l’aiguille de la boussole était dirigée vers le nord à cause d’une étoile mystérieuse située au nord, ne faisait plus foi.

La contribution la plus importante de Gilbert a été, dans la tradition d’Hippocrate, Erasistrate, et Paracelse, un plaidoyer en faveur des «expériences dignes de confiance et démonstrations argumentées » pour remplacer « les conjectures probables et les opinions philosophiques de professeurs ordinaires ». Ce plaidoyer a ensuite été étendu et codifié par Francis Bacon dans la méthode scientifique.

Pendant les années 1600, plusieurs moyens de stockage d’électricité « fluide » ont été découverts, et de meilleures méthodes de production d’électricité statique ont été conçues. Cependant, la connaissance de l’électricité a été limitée à l’électricité statique. Le même type d’électricité qui est produit par le frottement de l’ambre avec de la fourrure, ou en marchant sur un tapis.

La connaissance de la façon dont les êtres vivants effectivement fonctionnaient, a également progressé pendant cette période, particulièrement avec la découverte que les nerfs transmettent les informations sensorielles et causent la contraction musculaire.

Le cerveau a été bien identifié comme étant le siège des choses et de la mémoire. Avec ces connaissances, la controverse croissante a surgi entre les mécanistes ayant postulés que les organismes vivants sont comme des machines complexes qui sont tout à fait compréhensibles au moyen de principes physiques, et les vitalistes, qui croyaient en la mystérieuse force de la vie insaisissable.

Cependant, même parmi les mécanistes il y avait des réticences apparentes, certains ne pouvaient exclure totalement le mystère. René Descartes, le promoteur principal du modèle mécaniste, postula l’idée d’une «âme», dont il situait dans la glande pinéale (une curieuse structure en forme de pomme de pin située dans le centre de la tête).

Mesmer, sous l’influence des enseignements de Paracelse, proposa que les êtres vivants génèrent des forces universelles qu’elles peuvent transmettre à d’autres par le «magnétisme animal». Il traita une variété de maux en utilisant la thérapie magnétique, comme il réussissait remarquablement bien, il s’attira la colère de l’establishment médical.

Les médecins orthodoxes affirmèrent qu’il pratiquait de la magie, et en 1784 le roi Louis XVI était contraint de nommer une commission pour enquêter sur lui. Le rapport de la Commission était «défavorable» attribuant des résultats positifs que Mesmer obtenait à la suggestion simple. L’héritage qui reste de son travail est le mesmérisme, un terme qui est synonyme de l’hypnose.

Hahnemann, en s’appuyant sur Paracelse et sa « loi de similitude », construisit un système complexe de la médecine dite « homéopathie ». Ce système était basé sur l’administration de doses minimes des «essences» des substances qui produisirent des symptômes semblables à ceux dont le patient souffrait. Hahnemann postula que ces essences réagissent avec l’esprit énergétique et vitale du corps d’une manière similaire à celle de la magnétite, une méthode de traitement, qu’il préconisa par ailleurs.

Tout au long de cette période d’excitation scientifique, la dispute entre les mécanistes et les vitalistes avidement embrassant l’électricité comme force (scientifique) de vie. Ce faisant, toutefois, ils mettaient tous leurs œufs dans le même panier, car si l’électricité venait à être totalement exclue du processus de la vie, ces derniers auraient perdu la bataille.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : La renaissance, le début de la médecine scientifique, vitalistes versus mécanistes et chimistes (septième partie)

L’émergence de la civilisation occidentale à partir de l’âge des ténèbres a été principalement le résultat d’un facteur, défier l’autorité. Dans la médecine et la science, le premier qui a défié l’ordre établi a été un homme qui était un étrange mélange d’humanisme, de mysticisme et d’un début de la logique scientifique, et une personnalité plus que décapante.

Paracelse a été la source d’inspiration de la légende du docteur Faust de Goethe, qui vendit son âme au diable en échange de la connaissance. Paracelse n’avait aucun respect de l’autorité sous toutes ses formes. À l’âge de quatorze ans, il a quitté la maison à errer à travers l’Europe et l’Asie, il étudie dans de nombreuses universités et éventuellement, n’obtint jamais de diplômes du tout (note personnelle, certainement de l’université de Bâle). Son attitude envers l’apprentissage organisé est bien illustrée par sa déclaration que :

«Les universités n’enseignent pas toutes choses, par conséquent un médecin doit rechercher à apprendre auprès de vieilles femmes, des bohémiens, des sorciers, des tribus errantes, des voleurs à la retraite et des hors la loi également. La connaissance vient de l’expérience.« 

ou

« Les Universités, écrit-il, n’enseignent pas toutes choses; il faut au médecin rechercher les bonnes femmes, les bohémiens, les tribus errantes, les brigands et autres gens hors la loi, et se renseigner chez tous. Nous devons, par nous-mêmes, découvrir ce qui sert à la science, voyager, subir maintes aventures, et retenir ce qui en route peut être utile.« 

Paracelse détestait Galien telle une fraude absolue. Il brûla les livres de Galien en face de l’université devant une foule d’étudiants en médecine. Il insista sur le fait que le corps humain peut se guérir tout seul, alors que le mieux que la médecine de Galien pouvait faire était de retarder la guérison ou de produire des complications désastreuses.

Paracelse annonça la découverte des antibiotiques modernes en montrant correctement que le mercure pouvait guérir la syphilis. Il décrit avec précision la cause du goitre thyroïdien et il a fourni la base de l’homéopathie en prétendant que les maladies pouvaient être guéries par des doses infimes de substances chimiques qui ont des similitudes à celles qui produisent les mêmes symptômes.

Dans la première étude de médecine environnementale, Paracelse attribua correctement la silicose chez les mineurs à l’inhalation de matériaux provenant de la mine, plutôt que d’une malédiction d’esprits de la montagne. Ses expériences avec des plantes médicinales et l’alchimie ouvrirent la voie pour la connaissance future de la chimie. Et il fit un large usage de l’aimant dans ses traitements.

Cet homme remarquable, réussit même à balayer les attaques de la médecine et de la science établie en son temps. Son influence a été grande et ses conférences (à laquelle tous les citoyens étaient invités) étaient remplies par des auditeurs plein à craquer. Ses écrits sont remarquablement influents, en particulier son ouvrage majeur, le grand livre de la chirurgie. Pourtant, il est resté pratiquement toute sa vie sans un sou.

 

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Galien, vitalistes versus mécanistes et chimistes (sixième partie)

Pour connaître Galien, il suffit de faire un tour sur wikipedia et découvrir sa vie, ses œuvres, mais j’aime autant donner la parole au Dr. O. Becker qui le décrit un peu différemment, peu importe quelle description colle la plus justement à la personne emblématique de Galien, mais ce qu’il faut retenir, c’est plutôt l’absence de remise en question d’une théorie pendant plus de mille ans et puis le côté erroné de cette théorie.

Comme quoi, il ne suffit pas de dire que ce genre de choses se sont produites qu’aux temps des anciens, puisque aux temps des grecs et des romains, la civilisation avait atteint une certaine apogée culturelle et cette même civilisation s’est ensuite implosée littéralement pour tomber dans un âge d’obscurantisme. L’homme moderne peut et va expérimenter la même descente après une apogée. Quand l’orgueil chemine devant, honte et dommage suivent de près. Je vous laisse donc avec le Dr. O Becker, texte tiré de Cross Currents.

Je cite

Galien a été, à bien des égards, l’antithèse d’Hippocrate, il était absolument sûr de lui et de ses croyances, arrogant, égoïste, et enclin au mensonge, d’autant plus que si cela pouvait servir ses desseins. Il était assez sage pour ne pas attaquer directement le grand Hippocrate, Galien a approuvé le concept des quatre «humeurs» d’Hippocrate, mais a ajouté beaucoup d’autres documents provenant de ses propres observations et expériences.

Plus important encore, il a proposé l’idée attrayante que chaque maladie avait une seule cause et une cure unique, cette philosophie a été adoptée avec enthousiasme par les médecins de l’époque, comme la plupart de ceux d’aujourd’hui, qui veulent imposer une autorité infaillible.

Galien fut un écrivain prolifique, et au cours de sa vie, il a publié une œuvre complète « de système de la médecine » en y faisant référence à l’anatomie, la physiologie et la thérapeutique. Cette œuvre est devenue un texte standard et finalement un dogme accablant qui a dominé la médecine pendant 1500 ans.

Malheureusement, Galien avait tort. Ses idées sur l’anatomie étaient incorrectes, ses enseignements sur la physiologie sont basés sur des expériences falsifiées. A son époque, ses concepts ont été rejetés par les médecins qui étaient partisans d’Erasistrate.

La réponse de Galien peut être qualifiée d’une campagne de mensonges et de dénigrement délibéré. Il répéta «les expériences d’Erasistrate et les jugea « incorrectes ». En fait, Erasistrate avait raison; Au contraire, Erasistrate a été un expérimentateur attentif et un fin observateur.

Cependant, Galien dont l’intégrité scientifique n’a jamais été mise en question, personne n’a pris le soin de répéter ses expériences. Alors que pratiquement tous les écrits d’Erasistrate ont été détruits, les écrits de Galien ont été bien préservés.

Galien a réussi en fournissant un système complet de médecine inspiré par une « pseudoscience » à fournir des réponses précises pour les maladies et les traitements. Bien que largement erroné, ce système médical portait un cachet de l’autorité et a mis un terme à toute activité d’expérimentation ou de questionnement pendant 1500 ans.

Les premières tentatives de l’observation logique par Erasistrate et l’humanisme d’Hippocrate dans son « art » ont été submergés par le faux dogme de Galien. Le premier virage négocié par la médecine et la science a été un désastre. La civilisation occidentale est entrée dans ce que les historiens ont appelé (avec raison) l’âge des ténèbres, dans lequel la médecine et la science ont été totalement autoritaires et ont véhiculé des concepts erronés sur la façon dont l’organisme humain fonctionne.

Fin de citation


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Érasistrate, vitalistes versus mécanistes et chimistes (cinquième partie)

Parmi les médecins de l’antiquité, certainement Érasistrate était le plus avancé en matière de connaissances médicales de manière scientifique. Il faisait partie de l’école de pensée des vitalistes. Ci-dessous, récit tiré du livre Cross Currents de Dr. O. Becker.

Deux cents ans après la mort d’Hippocrate, dans les aesculapium à Alexandrie, en Egypte, se révéla un médecin remarquable et scientifique, Érasistrate, qui était probablement le premier homme à disséquer scientifiquement le corps humain, rejeta la théorie d’Hippocrate sur les humeurs et expliqua la cause des maladies liées à des anomalies des organes internes qu’il trouva par la dissection.

Érasistrate identifia correctement les nerfs moteurs et sensoriels en montrant leur connexion jusqu’au cerveau, dont il croyait être le siège de l’âme et l’esprit (plutôt que le cœur, comme Hippocrate avait proposé). Il expliqua également la fonction du cœur comme une pompe pour le sang. Alors qu’il décrivit la «mécanique» du corps, il fut un vitaliste qui croyait que la force de vie était une vapeur subtile qu’il appela « pneuma ».

À bien des égards, Érasistrate a été très en avance sur son temps. Si ses idées, qui étaient généralement correctes, avaient acquis l’acceptation générale, les connaissances médicales et biologiques auraient progressé beaucoup plus rapidement que cela a été le cas. Malheureusement, ses observations et ses idées ont persisté pendant quelques centaines d’années seulement, et ont ensuite été totalement délaissées par un diplômé d’une école de médecine de Pergame. Un certain dénommé, Galien bien connu, même maintenant.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Hippocrate, vitalistes versus mécanistes et chimistes (quatrième partie)

Le Grec Hippocrate (v.460-v.377 av. J.-C.) surnommé le « père de la médecine », considérait la maladie avant tout comme un phénomène faisant partie de la vie, en somme naturel. Il fut le premier à affirmer que l’exercice de la médecine devait se faire sans cérémonies ni rituels magiques. Ci-dessous, quelques extraits de Cross Currents de Dr. O. Becker.

Hippocrate a intégré de nombreuses idées de Thalès dans sa philosophie de la médecine, mais cette contribution a été beaucoup plus qu’une simple codification des idées préexistantes. Hippocrate a laissé une marque indélébile sur tout développement ultérieur de la médecine avec ses écrits prolifiques. Alors que le serment d’Hippocrate est maintenant remplacé par quelque chose de moins « archaïque », j’ai été fier de le prononcer quand j’ai obtenu mon diplôme de l’école de médecine en 1948.

À bien des égards, Hippocrate peut être considéré comme ayant été le médecin « idéal ». Je suis certain que, même aujourd’hui, il serait le type de médecin nous voudrions tous comme notre médecin de famille. Il n’était pas arrogant ou certaines de ses convictions. De toutes les citations qui lui sont attribuées, j’aime le texte suivant qui est un des meilleurs : « La vie est courte et l’Art long, l’occasion fugitive, l’expérience trompeuse et le jugement difficile ». Le mot « Art », dans cette citation, se réfère à la médecine. Si seulement le médecin moderne, souvent si sûr qu’il a raison, adoptait l’humilité d’Hippocrate!

Hippocrate se rendit également compte que la maladie n’était pas un lien de causalité unique entre un agent externe et une machine simple, mais plutôt que chaque maladie est le produit complexe de l’agent et la réaction du corps à ce dernier : « La maladie n’est pas une entité, mais une condition fluctuante du corps du patient, une bataille entre la substance de la maladie et la tendance naturelle d’auto-guérison du corps ». Malheureusement, ces paroles de sagesse ont été largement oubliées par la médecine moderne.

Tout en estimant que « l’esprit vital» était responsable pour « la vie », Hippocrate pensa qu’il agissait à travers quatre «humeurs» : le sang, le flegme, la bile jaune et bile noire. La maladie pensait-il était la conséquence d’un déséquilibre entre ces humeurs, un concept très similaire au concept Chinois du « chi », ou la force de vie, qui agit à travers l’équilibre de yang et yin. Ses traitements des maladies incluaient l’usage de beaucoup d’herbes naturelles dont les propriétés étaient connues par le biais de connaissances médicales depuis longtemps.

Dans un passage difficile à saisir le sens, Hippocrate dit : «Ces maladies que les médicaments ne guérissent pas, le fer devrait guérir, celles que le fer ne guérit pas, le feu devrait guérir, et si le feu ne les guérit pas ,alors elles doivent être considérées comme totalement incurables ».

De toute évidence, Hippocrate essaya d’abord la phytothérapie, si celle ci ne fonctionna pas, il eut recours au fer, puis au feu. Le « Fer » est généralement traduit par «bistouri», mais le «feu» n’a pas été traduit de manière satisfaisante. Puisque la magnétite naturelle était connue pour attirer les matériaux ferreux que l’on trouve dans la nature et de leur transmettre ses propriétés magnétiques, peut-être Hippocrate a adopté l’usage ancien des aimants dans la thérapie. Dans ce cas, le «feu» peut se traduire aussi comme la technique ancienne de moxibustion.

Compte tenu de cette interprétation, le fil d’une vieille réflexion commune à l’esprit « vital » ou « vitaliste » qui s’exprime à travers le flux d’énergie à l’équilibre et modifiable par l’application de forces de la nature ressort de manière évidente dans les écrits d’Hippocrate. L’une des réalisations d’Hippocrate a été l’idée d’écoles médicales, dans lesquelles les futurs médecins pourraient apprendre leur art et le pratiquait. Il a fondé de nombreuses écoles, ou « aesculapium », tout le long de la Méditerranée orientale.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Thalès de Milet, vitalistes versus mécanistes et chimistes (troisième partie)

Il faut attendre 500 avant J.C. pour voir le même niveau d’évolution de la médecine en Europe avec les philosophes grecs tel que Thalès de Milet et Hippocrate et bien d’autres. Nous allons maintenant découvrir très sommairement les différentes personnes qui ont influencé la médecine occidentale d’une façon (les vitalistes) ou d’une autre (les mécanistes) en découvrant Thalès de Milet. Je vais de nouveau citer Dr. O. Becker, ci-dessous un paragraphe tiré du livre Cross Currents.

Thalès de Milet, souvent considéré comme le père de la philosophie européenne a jeté les bases de la physique moderne et de la biologie. Il « découvrit » l’aimant et l’électricité statique (grâce à l’ambre, appelé elektron en grec). Il postula que les êtres vivants sont animés par l’esprit vital et cet esprit serait issu de l’aimant et de l’ambre. Thalès a déclaré, «L’aimant a une âme parce qu’elle attire le fer,» et «Toutes choses sont pleines de Dieux».

En fait, ces concepts sont communs à l’ancien monde et ont probablement été appris par Thalès au cours de ses études en Égypte. Toutefois, sa contribution importante a été l’idée philosophique qu’il y avaient des causes réelles à toutes choses, et que les êtres humains pouvaient découvrir ces causes à l’aide de la raison, de la logique et de l’observation. Ce concept important peut être illustré par la différence entre la dissection du nécromancien d’un animal pour déterminer l’intention des dieux et celle faite par un philosophe pour découvrir son anatomie et apprendre comment cela fonctionne. Thalès de Milet fait un premier pas qui permet de s’éloigner de la mythologie et débuter la science de façon exacte.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes (deuxième partie)

Bien avant la civilisation judéo-chrétienne, voire occidentale, les peuples de l’Asie et du Moyen-Orient avait codifié pas mal de traitements qui permettaient de soigner les maladies. L’homme vivait dans un monde énergétique et avait le respect de la nature environnante, des écrits datant avant l’arrivée de l’homme blanc montrent comment les indiens vivaient en parfaite harmonie avec la nature environnante, sans bien sur parler des amérindiens. De nouveau, je vais m’appuyer sur les écrits de Dr. O. Becker pour parler d’une époque de l’histoire dont les peuples penchaient vers une médecine vitaliste et croyaient fermement à l’idée « globaliste » de l’homme au sein d’un univers qui l’entourait.

Avec l’avènement de l’histoire écrite, la médecine avait déjà évolué dans un système de croyance complexe centré sur la force de vie et les énergies du corps. Les traitements pour influer sur ces énergies mises en jeu provenaient de la magie, des herbes, et les forces naturelles de magnétisme et de l’électricité. Selon tous les critères, le système de la médecine que nous appelons «primitif» était non seulement bien développé et sophistiqué, mais était en fait une sorte de médecine de l’énergie.

Ce système a laissé derrière lui un héritage de concepts et de techniques basés sur la croyance en l’existence d’une « force de vie » qui serait influencée de différentes façons. Ces concepts et techniques ont été exposés dans le premier écrit des textes médicaux.

À ce jour, le plus ancien document médical est le livre Jaune de l’Empereur Chinois de médecine interne, attribué à Houang-Ti et qui a été écrit aux environs de 2000 avant JC. Il représente le concept d’une énergie dans le corps appelée « chi », qui est basé sur l’équilibre de deux autres forces d’opposition dans le corps, le yang et le yin. La maladie se manifeste lorsque ces forces ne sont plus en équilibre, dans le livre, deux des techniques spécifiques mentionnées pour restaurer l’équilibre sont l’acupuncture et la moxibustion.

L’acupuncture consistait à l’insertion d’aiguilles très fines en des points énergétiques spécifiques sur des lignes bien définies, ou des «méridiens», grâce au flux d’énergie sur la surface du corps. De même que l’acupuncture, l’utilisation des aimants naturels était pratiquée sur les mêmes points énergétiques, même si cela semblait être considéré comme moins efficace que l’insertion des aiguilles.

L’autre technique, la moxibustion, consistait à brûler de petites quantités de «moxa» (une petite touffe de matières combustibles) soit sur les mêmes points d’acupuncture ou sur les zones d’irritation ou douloureuses. [Note personnelle, notre mère pratiquait cette technique pour faire baisser la fièvre ou alors simplement guérir un coup de froid]

Les deux techniques ont été considérées comme ayant une influence sur un système énergétique interne par l’introduction d’une source d’énergie externe. Une énergie électrique externe provenait via l’insertion d’aiguilles métalliques; l’autre type étant magnétique, en utilisant la magnétite, ou la chaleur, dans la technique de la moxibustion. L’origine de ces traitements et de leur concept de base doit avoir été connu bien avant le texte Jaune de l’empereur d’au moins mille ans auparavant, attestant de la complexité de la pensée chez les peuples sans écriture.

Un document égyptien, le Papyrus Kahun, remonte à environ 2000 avant J.-C. et expose l’utilisation de certaines plantes médicinales, des prières d’intercession pour les dieux. Alors que le Papyrus Kahun ne cite pas expressément, il est connu que les Égyptiens utilisaient aussi les propriétés de l’aimant dans certaines thérapies (en fait, il est largement connu que Cléopâtre portait une magnétite sur son front pour prévenir le vieillissement).

Les Védas, les anciennes écritures religieuses des Hindous, remontent à environ 2000 avant J.-C. Ces traités dispensent des traitements pour de nombreuses maladies à l’aide de « siktavati » ou d’ « ashmana », qui peuvent être traduits comme «instrument de pierre» et peuvent se référer à l’utilisation des aimants naturels en thérapie. Enfin, il est bien connu que les moines tibétains utilisaient des aimants d’une manière très spécifique pour influencer les esprits de moines novices pendant leur formation. Il semble raisonnable de conclure que cette pratique était basée sur une technique beaucoup plus ancienne impliquant l’utilisation d’aimants naturels.

Par conséquent, au début de l’histoire écrite, plusieurs civilisations orientales ont pratiqué une sorte de médecine de l’énergie dans laquelle les forces de l’électricité et le magnétisme étaient employées par les médecins afin d’influencer les systèmes d’énergie interne du corps.

Tiré du livre Cross Currents


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.