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Les propriétés de l’argent métal (deuxième partie)

Je vais poursuivre la traduction de l’article dont j’avais débuté dans l’article ci-contre Les propriétés de l’argent métal (première partie), sachant que l’article original est ici même.

En dépit d’un éventail très important de données, il est incroyable qu’aucun effort important a été pris pour confirmer et étendre le rôle de l’argent métallique dans la santé chez l’homme, et en particulier à la lumière de son énorme avantage en l’absence d’effets secondaires. Il semblerait que seul l’effet secondaire très rare (appelé argyrie) dû à une ingestion en quantités excessives d’argent ioniques (solubles et donc pas de particules métalliques solides) soit signalé, cette décoloration de la peau (en gris ou bleu) serait par ailleurs irréversible. Or, personne ne meurt de  cette condition. La sécurité des solutions d’argent métallique est fermement établie par les données citées ci-dessus. Ce domaine de recherche fournit clairement à la fois une opportunité et un devoir pour la communauté de chercheurs dans le domaine des matériaux inorganiques à apporter leur contribution à la santé humaine.

Notre première contribution dans ce sens est un examen approfondi et une nouvelle analyse de la structure du liquide eau. Cette étude est le point de départ essentiel, car la  multitude de produits vaguement regroupée sous le terme «colloïdes d’argent» apparaissant actuellement aux États-Unis commercialisée sous l’appellation de compléments alimentaires, cible plus ou moins les mêmes applications, mentionnées ci-dessus. Beaucoup de ces produits prétendent être des dispersions de particules métalliques dans l’eau presque pure. Certains des métaux sont liés aux protéines et autres composés organiques qui constituent des additifs.

La plupart des colloïdes sont préparés par électrolyse même si encore aujourd’hui certains sont préparés par réduction chimique. Certains contiennent de l’«argent biologique», sans doute un composé organique du métal d’argent, et certains contiennent de l’argent « ionique », en solution. Un très grand nombre de personnes, certainement des millions, ont utilisé et continuent à l’utiliser des solutions à base d’argent comme «compléments» grâce à des guérisons constatées de façon personnelle ou  rapportées par d’autres. Nous nous bornerons seulement à « aquasol » d’argent, à savoir des suspensions de particules d’argent métallique dans l’eau pure pour l’essentiel, c’est à dire relevant du système Ag-O-H2O.

Les colloïdes en général, et en particulier les colloïdes métalliques, ont été étudiés par plusieurs des plus grands scientifiques comme toute autre catégorie de matériaux similaires. Faraday débuta le procédé d’obtention, par électrolyse, des solutions colloïdales de métaux nobles, dont la stabilité sous forme de liquides homogènes est attestée par le fait qu’une bouteille ordinaire de 10cm3 de solution colloïdale d’or pourpre est encore conservée à la Royal Institute de Londres. Svedberg, Perrin et Zsigmondy tous obtinrent des prix Nobel grâce à leur étude sur des colloïdes (dont deux prix Nobel dans la même année 1926), et le papier le plus cité d’Einstein est son papier de 1905 sur le mouvement brownien. Dans cet article, Il aurait de façon apocryphe déclaré qu’un colloïde est «comme un atome, ce qui implique, sans doute, une certaine vision de «structuration» de l’eau par la présence de charge solide.

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Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

La baguette en argent (The Body Electric) N° 2

Cet article est le second volet d’une série à venir sur le chapitre 8 du livre The Body Electric, ce chapitre s’intitule La baguette en argent, dans le premier volet j’ai introduit de façon très succinct Dr. Becker et dans celui ci, j’aborde l’histoire de Jim un de ses patients qui débarque dans son hôpital à Syracus.

Ce n’est qu’en 1972 que je me sentais prêt à essayer la stimulation électrique de la croissance osseuse chez l’homme. Zachary B. (Burt) Friedenberg, Carl Brigthon, et leur groupe de recherche à l’Université de Pennsylvanie avaient déjà signalé le premier succès de guérison d’un cas de pseudarthrose avec la méthode électrique deux ans avant.

Afin d’éviter d’éventuels effets secondaires et d’après nos travaux de recherche sur la régénération  d’une patte chez le rat, nous sentions que nous devions reproduire un signal (électrique) plus proche  de celui que l’on trouve dans la nature que ce qu’ils avaient produit.

Comme Friedenberg nous avons décidé de placer une électrode négative entre les morceaux d’os, mais en utilisant un courant beaucoup plus petit et une électrode d’argent plutôt que l’acier inoxydable. Nous avons pensé que l’argent serait moins susceptible à des réactions chimiques avec les tissus et mieux à même de transmettre le courant électrique. A cette époque, nous soignions un patient dont l’état semblait suffisamment préoccupant pour essayer la nouvelle procédure.

Jim était en mauvais état. Enrôlé lors de la guerre du Vietnam, il avait été réticent et un soldat rebelle. Il a survécu à la guerre et avait été transféré dans une base de l’armée au Kansas à la fin de 1970. Le soir du réveillon du nouvel an, il brisa les deux jambes dans un accident d’automobile. L’hôpital local lui mit des épingles ou broches percées à travers la peau et les os pour maintenir les pièces ensemble. Quand il fut transféré à l’hôpital de la base quelques jours plus tard, toutes les broches furent retirées en raison d’une infection.

Le médecin de Jim ne pouvait pas opérer à cause des bactéries, ils ont dû se contenter de le plâtrer. Parce qu’il avait cassé une jambe au-dessus du genou et une autre en-dessous du genou, il lui fallait un plâtre énorme appelé DHS. Il était resté entièrement recouvert de plâtre, de ses pieds jusqu’au milieu de sa poitrine, pendant six mois. En août, sa jambe gauche avait guéri, mais aucun progrès pouvait être constaté concernant le fémur droit. Les trous de quelques centimètres, que la pause des broches avaient engendré, étaient tout purulents, ce qui empêchait une intervention chirurgicale. Au mois de septembre de cette année, il a reçu une décharge médicale et transféré à l’hôpital de Syracuse VA.

Lorsque je l’ai vu pour la première fois, il était encore dans un plâtre énorme et imposant, bien que maintenant sa jambe gauche était guérie et donc libre, les deux morceaux du fémur droit étaient sans aucune adhérence. Il n’y avait rien dans la pratique courante à faire si ce n’est de laisser le plâtre et d’espérer. Six mois plus tard, l’espoir de Jim avait été entamé et quasiment disparu. Pour une année entière il était resté couché dans un lit sans quitter l’hôpital, même pour une brève visite. il exhala sa colère contre le personnel, puis le découragement l’envahit incapable de faire face à un avenir sans sa jambe droite.

Puis Sal Barranco, un jeune chirurgien orthopédiste dans sa dernière année d’internat fut affecté à mon service de l’école de médecine. Il avait déjà travaillé deux ans avant brièvement avec moi, un bon médecin, intelligent, travailleur et très intéressé par les patients. Il prit soin de Jim et passa de nombreuses heures à parler avec lui, il le conseillait. Rien ne semblait l’aider. Jim se refermait  de plus en plus sur lui et s’éloignait de nous.

Sal fut toujours intéressé par ce qui se passait dans le laboratoire. En fait, j’ai souvent essayé de l’intéresser  dans  une carrière d’enseignant et de chercheur, mais il a préféré la chirurgie et trouver sa récompense dans le fait d’aider les gens directement. En Février 1972, comme nous approchions de la phase clinique avec notre stimulateur pour les os, Sal me dit: «Vous savez, Dr Becker, vous devriez vraiment envisager de stimuler électriquement les fractures de Jim. Je ne vois pas d’autre solution. C’est sa dernière chance.

Le problème que j’avais à ce moment ci, c’était qu’aucun des patients que Friedenberg avait traité n’avait d’infection dans les os. Bien que les broches septiques de Jim n’étaient pas tout à fait à l’endroit de la fracture elles étaient placées suffisamment près pour plus de confort. Si en opérant pour introduire mes électrodes dans la fracture j’agitais les bactéries alors, la partie serait perdue. En outre, il est évident maintenant que l’électricité était le stimulus le plus important de croissance de cellules (voir note personnelle en bas de page). Même si elle pouvait guérir, nul ne pouvait être sûr de ce que ces cellules feraient à l’avenir. Elles pourraient devenir hypersensibles à d’autres stimuli et commencer à se développer de manière incontrôlée plus tard. C’était la première fois dans l’histoire de la médecine que nous pourrions commencer au moins un type de croissance volontaire. J’avais peur de commencer un programme clinique qui pourrait saisir le public d’extase et appliquer sur une grande échelle avant que nous en sachions assez sur la technique. Si des effets secondaires désastreux se manifestaient plus tard, nous pourrions perdre l’élan vers une avancée révolutionnaire en médecine. J’ai décidé que si j’expliquais bien ce que nous allions faire, avec toutes les incertitudes, et de laisser le patient choisir, cela serait sur le plan éthique bien.

Quant à l’infection, pendant plusieurs années nous avions été à la recherche d’un moyen d’arrêter la croissance. Mes expériences avec Bassett sur les chiens en 1964 avaient suggéré que, tout comme nous avons pu obtenir une croissance grâce à  une électricité négative, ainsi on pourrait la désactiver avec un courant positif. Si ceci s’avérait vrai, cela pouvait évidemment être d’une grande importance dans le traitement contre le cancer. Puisque notre programme de recherche était destiné à une utilisation immédiate de nos résultats, nous ne pouvions pas s’évertuer à en faire au delà de ce pour quoi nous avions obtenu comme subventions, les équipements électroniques pour permettre de faire des tests sur les cellules cancéreuses coûtaient chers, nous nous sommes donc contentés à explorer le domaine des bactéries.

Dans le prochain volet, je vais aborder la suite de l’histoire de la jambe droite de Jim …

Note personnelle : Le Dr. Becker vient de démontrer pendant les 7 premiers chapitres, entre autres que certaines cellules osseuses (chez le rat, le lapin) soumises à un courant électrique constant et négatif d’une intensité très faible peuvent redevenir des cellules souches pour se  différencier en plusieurs types de cellules nécessaire pour fabriquer un os pourri par exemple, dans le cas de Jim, non seulement  il y avait une infection due aux bactéries, mais l’os pourrissait, ce qui rendait la tâche compliquée, or à l’époque, il n’était pas envisageable que des cellules spécifiques osseuses sous l’impulsion électrique deviennent des cellules souches pour ensuite se différencier et ainsi refabriquer du tissus osseux telle une usine de fabrication de tissus osseux pour d’une part éviter que l’os pourrisse davantage, mais également calfeutrer afin d’obtenir un os d’un seul tenant. Ce qui était révolutionnaire n’était pas tant que l’argent était bactéricide mais qu’il existe un état électrique spécifique et des cellules spécifiques qui ont la capacité sous l’impulsion électrique de devenir des cellules souches pour redevenir toute sorte de cellule de types variés afin de donner naissance à une régénération.

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La baguette en argent (The Body Electric) N° 1

The Silver Wand ou en français la baguette en argent est le titre du chapitre 8 du livre du docteur Becker « The Body Electric ». Comme évoqué lors d’un de mes articles récemment écrit, si vous avez la possibilité de lire l’anglais, c’est un livre passionnant. Au passage, je remercie encore celles et ceux qui m’ont fait des dons afin de me le procurer. Ce livre raconte comment le docteur Becker fraîchement sorti d’internat en tant que chirurgien orthopédiste rencontre un monde médical bien arrogant et bien établi dans leur certitude pour la plupart. Cela ne m’étonne pas, le milieu de la recherche est un milieu très lucratif. Pour avoir débuté une année de thèse fondamentale à l’ENS Cachan, j’ai bien vu qu’il y a financement là où il y a un intérêt financier, sinon, tu peux mourir, on comprend pourquoi il y a eu remaniement de la recherche fondamentale en France l’année dernière car il faut que cela rapporte et tout de suite. Je ne dis pas non plus qu’il ne peut pas y avoir d’abus chez ceux qui sont payés pour rêvasser.

Bref pour revenir à nos petits, le docteur Becker raconte comment il a été chanceux de faire de la recherche dans les domaines de son intérêt et comment il a réussi à obtenir des financements de manière détournée voire directement au culot afin de poursuivre ses recherches et obtenir des résultats sensationnels. Il raconte lui même que l’intérêt de la recherche fondamentale était de découvrir des domaines laissés pour compte par beaucoup de chercheurs « orthodoxes » parce que comme aux temps de Galilée, il était établi que la terre était au centre de l’univers et une conception copernicienne était une hérésie. Bref comme dit Frédéric Bastiat, Maudit Argent!.

Bon, quels étaient ses domaines d’intérêts au docteur Becker dans les années 50-70? Eh bien, en tant que chirurgien orthopédiste, il avoue qu’il ne savait pas précisément pour quelles raisons un os fracturé gardé immobile se ressoude. Partant de là, il se documente sur toute sorte de documents écrits ou expériences rapportées par les anciens sur la régénération de membres chez tout type d’être vivants. De fil en aiguille, il découvre comme ils appellent en anglais, « The injury current », à partir du moment où il y a blessure, coupure, fracture et au sens général dommage, il y a un courant électrique constant (de très faible intensité) de dommage qui est déclenché. Je ne vais pas rentrer dans le détail car je ne vais pas écrire son livre en français ici, mais de fil en aiguille, il découvre que le corps des êtres vivant est électrique et magnétique, théorie complètement réfutée par le corps médical et scientifique à l’époque qui ne croyait que le corps était mécanique et chimique.

Dans le chapitre 8 de son livre, il raconte que par hasard, il découvre les propriétés bactéricides des métaux, dont l’argent. Je ne vais pas non plus traduire tout le chapitre 8, car j’en aurai pour quelques semaines, mais je pense que vous serez tous curieux de savoir au moins les quelques traits essentiels tirés par ses expériences sur ses patients atteints de fractures des os dont la médecine conventionnelle à coup de vis et de broches était incapable de guérir, voire sur le point d’amputer car complètement impuissant.

Je vais écrire une série d’article dont celui ci présente l’introduction. Dans le prochain article, je vais parler du cas de Jim un patient et cas désespéré pour la médecine conventionnelle.

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Le métal argent est biocide mais également toxique

Le métal Argent (Ag) est un élément du tableau périodique des éléments qui fait partie des métaux de transition ayant pour numéro atomique-47 et une masse atomique 107,87.

Les usages médicinaux de l’argent ont été documentés depuis l’an 1000 avant Jésus Christ. L’argent est un complément de santé dans la médecine traditionnelle chinoise et indienne ayurvédique. Son action comme un antibiotique vient du fait qu’il s’agit d’un toxique biocide sans aucune limitation.

Les agents biocides et antimicrobiens à base d’argent métal sont utilisés comme conservateurs pour le bois. Dans la consommation d’eau, les désinfectants à base d’argent et de cuivre sont utilisés dans 119 hôpitaux et dans les  systèmes de distribution des eaux dans des hôtels pour se prémunir des agents infectieux (par exemple, Legionella).

L’argent et le cuivre, sont couramment utilisés pour inhiber la croissance bactérienne et fongique dans les élevages de poulets et le nettoyage après la récolte des huîtres. L’argent est utilisé pour stériliser l’eau recyclée à bord de la station spatiale MIR et de la navette spatiale de la NASA.

Le produit Microdyn (argent colloïdal dans de la gélatine) est vendu dans les supermarchés pour désinfecter les salades et l’eau potable (notamment au Mexique). La société Johnson Matthey spécialiste de produits chimiques (Nottingham, UK) a développé un composite inorganique (qui permet la libération lente  de molécules d’argent) comme un agent de conservation dans les cosmétiques, articles de toilette, et autres produits sensibles relatifs à l’hygiène.

Au Japon, un nouveau composé (Amenitop, gel de silice microsphèrique contenant un complexe  à base de thiosulfate d’argent) est mélangé à la matière plastique pour une protection antibactérienne durable. L’halogénure d’argent est souvent incorporé dans les verres photochromatiques des lunettes (sur ordonnance) pour une protection du rayonnement solaire, permettant de diminuer l’intensité de la lumière.

Il est important de surveiller la résistance à l’argent, car la technologie moderne a développé une large gamme de produits qui dépendent de l’argent comme un élément clé pour combattre les microbes.

Dans la fin des années 1970, Robert O. Becker a découvert que les ions d’argent favorisaient la croissance osseuse et  combattaient les bactéries environnantes. L’argent tue quelque 650 organismes pathogènes différents. Des pansements à base d’argent ont été largement utilisés comme traitement des infections dans les brûlures, les plaies ouvertes et les ulcères chroniques.

Les nanoparticules d’argent et les ions d’argent Ag+ (qui sont véhiculés) peuvent être bénéfiques dans la cicatrisation des plaies chez les diabétiques qui est souvent retardée, les plaies des diabétiques sont souvent sujettes  à des infections secondaires. Ces nanoparticules peuvent aider les patients diabétiques au début de la cicatrisation des plaies avec des cicatrices minimes. Le nitrate d’argent est toujours un antimicrobien couramment utilisé dans le traitement des plaies chroniques.

Source voir ci-dessous :

NANOTECHNOLOGY IN MEDICINE AND ANTIBACTERIAL EFFECT OF SILVER NANOPARTICLES

MRITUNJAI SINGH, SHINJINI SINGH, S. PRASAD, I. S.GAMBHIR
Department of Medicine, Institute of Medical Sciences, Banaras Hindu University,
Varanasi, INDIA-221005
Biochemistry & Molecular Biology Lab., Department of Zoology, Banaras Hindu
University, Varanasi, INDIA-221005

Digest Journal of Nanomaterials and Biostructures Vol. 3, No.3, September 2008, p. 115 – 122

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Toxicité des composés d’argent métal

L’argent (Ag; CAS Reg. N ° 7440-22-4) est un élément relativement rare qui se manifeste naturellement dans la croûte terrestre comme un métal mou argenté. Il peut exister sous différents états d’oxydation, de l’argent élémentaire en ion argent monovalent Ag+ le plus fréquemment rencontré (ATSDR, 1990). L’argent a un poids moléculaire de 107.868, soit une densité de 10,5 g/cm3 à 20 °C et un point de fusion de 961,93 °C (Weast et al., 1988). Il est insoluble dans l’eau et les alcalis, mais est soluble dans l’acide nitrique, acide sulfurique chaud, et le cyanure de potassium. Certains des composés de l’argent plus courant utilisés dans l’industrie comprennent le nitrate, le chlorure, le bromure, l’acétate, d’oxyde, le sulfate, et le cyanure (Stokinger, 1981).

Les principales utilisations de l’argent et de ses composés sont faites dans des matériaux photographiques, la galvanoplastie, les conducteurs électriques, les alliages dentaires, les alliages de soudure et de brasage, les peintures, bijoux, monnaies, et la production de miroirs.

L’argent est aussi utilisé pour l’ensemencement des nuages (avec l’iodure d’argent), comme un agent antibactérien, et a été utilisé pour la purification de l’eau. L’argent peut être déversé dans les eaux de surface par diverses industries et accumulé dans les sols à partir des émissions retombées suite à la combustion du charbon dans des centrales électriques. Le coût croissant du métal (voir le site de gold 24) encourage le développement des pratiques de recyclage et de récupération (Nordberg et Gerhardsson, 1988; US EPA, 1985).

Des études chez les humains et les animaux indiquent que les composés d’argent sont absorbés par voie orale et par inhalation, avec une certaine absorption se produisant à la fois par la peau intacte et endommagée (ATSDR, 1990). East et al. (1980) ont signalé qu’un patient avec une décoloration grise ou bleu-gris de la peau (Argyria) avait absorbé environ 18% d’une dose d’argent administrée par voie orale (reste à savoir de quels composés d’argent s’agit-il et que représente 18%).

L’argyrie généralisée chez une femme qui à plusieurs reprises utilisait une solution de nitrate d’argent pour ses gencives, indique l’absorption à travers la muqueuse buccale (Marshall et Schneider, 1977). L’absorption à partir des poumons a été documentée dans un cas d’exposition accidentelle aux poussières radioactives de métal argenté  (à priori du zinc et de l’argent, Newton et Holmes, 1966). Après administration par voie intratrachéale à des chiens de race Beagle, l’absorption de particules d’argent métallique semble être considérable. Phalen et Morrow (1973) ont estimé que jusqu’à 90% d’argent (diamètre moyen = 0,5 microns) déposé dans les poumons de chiens a été absorbé  par la circulation sanguine au bout de 6 heures après exposition.

Chez l’homme, moins de 1% de composés d’argent en application local est absorbé par la peau (Snyder et al., 1975). Une fois déposée dans les couches de la peau des humains, l’argent s’accumule tout au long du processus de vieillissement (Hostynek et al., 1993).

De l’argent a été détecté dans 50% des échantillons de 29 tissus humains, mais à des niveaux plus bas que d’autres oligo-éléments (U. S. EPA, 1985). L’argent n’a pas de fonction physiologique connue chez l’homme, mais son accumulation entraîne l’argyrie, lorsque la charge corporelle est supérieure à 1g (Stokinger, 1981). Des dépôts granulaires qui contiennent de l’argent ont été observées dans les deux types de peau pigmentée et non pigmentée sur les humains et les animaux. Une fois absorbée par voie orale l’argent subit un effet de premier passage par le foie, ce qui entraîne l’excrétion de la bile et ainsi permet de réduire la diffusion systémique dans les tissus (ATSDR, 1990).

Après l’ingestion de nitrate d’argent et du chlorure d’argent, l’argent a été largement répandu dans les tissus de rats, avec des concentrations élevées dans les tissus du système réticulo-endothélial (foie, rate, moelle osseuse, ganglions lymphatiques, la peau et du rein, Olcott, 1948).
De l’argent a été découvert essentiellement dans le foie d’un travailleur qui avait accidentellement inhalé du métal argenté radioactif; une demi-vie biologique de 52 jours a été estimée (Newton et Holmes, 1966). Six heures après  l’administration intratrachéale d’argent métallique à des chiens, 96.9%, 2.4% et 0,35% de la dose initialement injectée a été détectée dans les poumons, le foie et le sang, respectivement. L’argent restant a été détecté dans la vésicule biliaire et la bile, l’intestin et l’estomac. Après 225 jours, la répartition du groupe tissulaire a été similaire, avec la plupart de l’argent retrouvée dans le foie (Phalen et Morrow, 1976).

Suite à une injection intraveineuse de nitrate d’argent radioactif, les niveaux élevés de radioactivité ont été détectés dans le foie et le sang de rats 24 heures après, ainsi qu’une ou deux semaines après le traitement. La concentration d’argent dans les testicules était d’environ 5% de celle dans le foie. Dans les testicules, les dépôts d’argent ont été trouvés dans tous les types cellulaires de la spermatogenèse et dans les lysosomes des cellules de Sartoli (Ernst et al.,
1991).

ATSDR (1990) rapporte que le dépôt d’argent dans les tissus est le résultat de la précipitation des sels d’argent, insolubles, tels que le chlorure d’argent et le phosphate d’argent. Ces sels d’argent insolubles sont ensuite transformées en albuminates (sels des albumines) de sulfure d’argent solubles , pour lier ou pour former des complexes avec des acides aminés ou carboxyle dans l’ARN, l’ADN et les protéines ou d’être réduit par l’acide ascorbique ou catécholamines.

La décoloration de la peau des humains (argyrie) peut  être causée par une photo-réduction du chlorure d’argent en argent métallique. L’argent métallique est alors oxydé formant par la suite du sulfure d’argent noir. Voir également l’article => Quel rapport avec la photographie argentique et l’argent colloïdal ou ionique?.

Suite à la prise par voie orale ou inhalation de composés d’argent chez l’homme, l’excrétion se fait principalement dans les fèces et très peu dans les urines (à l’est et al., 1980; Newton et Holmes, 1966). Chez les rats et les souris, la présence de l’argent dans les fèces a été constatée à environ 98-99% le deuxième jour après l’exposition orale à l’argent; et chez les singes 94% (U.S. EPA, 1985). Les Chiens ont excrété environ 90% d’une dose par inhalation de matériaux métalliques (particules d’argent) dans les selles dans les 30 jours d’exposition (Phalen et Morrow, 1973).

L’ingestion accidentelle ou intentionnelle de doses importantes de nitrate d’argent a causé des dommages corrosives pour le tractus gastro-intestinal, des douleurs abdominales, diarrhée, vomissements, choc, des convulsions et la mort. La dose fatale estimée de nitrate d’argent est de 10g, mais des rétablissements ont été rapportés après l’ingestion de doses plus importantes (des Etats-Unis EPA, 1985).

L’argyrie a été observée chez des personnes qui ont ingéré de l’argent sous forme métallique et des composés d’argent en petites doses sur des périodes de plusieurs mois ou années (ATSDR, 1990). Blumberg et Carey (1934) ont rapporté un cas d’argyrie chez une adulte émaciée qui avait ingéré une dose totale estimée à 6,4 g de nitrate d’argent pendant une période d’1 an. Les symptômes de l’argyrie ont été observés chez un individu après les 6 premiers mois de l’exposition à des quantités inconnues de l’acétate d’argent (Est et al., 1980).

Traduit de l’anglais, source, voir ci-dessous :

TOXICITY SUMMARY FOR SILVER
DECEMBER 1992
Prepared by
Rosmarie A. Faust, Ph.D.
Chemical Hazard Evaluation and Communication Group
Biomedical and Environmental Information Analysis Section
Health and Safety Research Division
Oak Ridge National Laboratory
Oak Ridge, Tennessee

CAS Registry Number(R) is a Registered Trademark of the American Chemical Society

ATSDR (Agency for Toxic Substances and Disease Registry). 1990. Toxicological Profile for Silver. Prepared by Clement International Corporation, under Contract 205-88-0608. U.S. Public Health Service. ATSDR/TP-90-24.

Weast, R.C., J.A. Spadaro, R.O. Becker, et al. 1988-1989. Handbook of Chemistry and Physics, 69th ed. CRC Press, Inc., Boca Raton, FL., pp. (B)127-128.2

Stokinger, H.E. 1981. Silver. In: Patty’s Industrial Hygiene and Toxicology, vol. 2A, G.D. Clayton and E. Clayton, eds. John Wiley & Sons, New York, NY, pp. 1881-1894.

East, B.W., K. Boddy, E.D. Williams, et al. 1980. Silver retention, total body silver and tissue silver concentrations in argyria associated with exposure to an anti-smoking remedy containing silver acetate. Clin. Exp. Dermatol. 5: 305-311. (Cited in ATSDR, 1990)

Newton, D. and A. Holmes. 1966. A case of accidental inhalation of zinc-65 and silver-110m. Radiat. Res. 29: 403-412.

Hostynek, J.J., R.S. Hinz, C.R. Lorence, M. Price and R.H. Guy. (1993) Metals and the skin. Crit. Rev.
Toxicol. 171-235.

Snyder, W.S., et al. 1975. Report of the Task Group on Reference Man. Pergamon Press, Oxford, England,
pp. 407-708. (Cited in ATSDR, 1990)

Olcott, C.T. 1948. Experimental argyrosis. IV. Morphologic changes in the experimental animal. Am. J.
Path. 24: 813-833.

Phalen, R.F. and P.E. Morrow. 1973. Experimental inhalation of metallic silver. Health Physics 24: 509-518.

Ernst, E., Rungby, J. and Baatrup. 1991. Ultrastructural localization of silver in rat testis and organs
distribution of radioactive silver in the rat. J. Appl. Toxicol. 11: 317-321.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.