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EM : Galien, vitalistes versus mécanistes et chimistes (sixième partie)

Pour connaître Galien, il suffit de faire un tour sur wikipedia et découvrir sa vie, ses œuvres, mais j’aime autant donner la parole au Dr. O. Becker qui le décrit un peu différemment, peu importe quelle description colle la plus justement à la personne emblématique de Galien, mais ce qu’il faut retenir, c’est plutôt l’absence de remise en question d’une théorie pendant plus de mille ans et puis le côté erroné de cette théorie.

Comme quoi, il ne suffit pas de dire que ce genre de choses se sont produites qu’aux temps des anciens, puisque aux temps des grecs et des romains, la civilisation avait atteint une certaine apogée culturelle et cette même civilisation s’est ensuite implosée littéralement pour tomber dans un âge d’obscurantisme. L’homme moderne peut et va expérimenter la même descente après une apogée. Quand l’orgueil chemine devant, honte et dommage suivent de près. Je vous laisse donc avec le Dr. O Becker, texte tiré de Cross Currents.

Je cite

Galien a été, à bien des égards, l’antithèse d’Hippocrate, il était absolument sûr de lui et de ses croyances, arrogant, égoïste, et enclin au mensonge, d’autant plus que si cela pouvait servir ses desseins. Il était assez sage pour ne pas attaquer directement le grand Hippocrate, Galien a approuvé le concept des quatre «humeurs» d’Hippocrate, mais a ajouté beaucoup d’autres documents provenant de ses propres observations et expériences.

Plus important encore, il a proposé l’idée attrayante que chaque maladie avait une seule cause et une cure unique, cette philosophie a été adoptée avec enthousiasme par les médecins de l’époque, comme la plupart de ceux d’aujourd’hui, qui veulent imposer une autorité infaillible.

Galien fut un écrivain prolifique, et au cours de sa vie, il a publié une œuvre complète « de système de la médecine » en y faisant référence à l’anatomie, la physiologie et la thérapeutique. Cette œuvre est devenue un texte standard et finalement un dogme accablant qui a dominé la médecine pendant 1500 ans.

Malheureusement, Galien avait tort. Ses idées sur l’anatomie étaient incorrectes, ses enseignements sur la physiologie sont basés sur des expériences falsifiées. A son époque, ses concepts ont été rejetés par les médecins qui étaient partisans d’Erasistrate.

La réponse de Galien peut être qualifiée d’une campagne de mensonges et de dénigrement délibéré. Il répéta «les expériences d’Erasistrate et les jugea « incorrectes ». En fait, Erasistrate avait raison; Au contraire, Erasistrate a été un expérimentateur attentif et un fin observateur.

Cependant, Galien dont l’intégrité scientifique n’a jamais été mise en question, personne n’a pris le soin de répéter ses expériences. Alors que pratiquement tous les écrits d’Erasistrate ont été détruits, les écrits de Galien ont été bien préservés.

Galien a réussi en fournissant un système complet de médecine inspiré par une « pseudoscience » à fournir des réponses précises pour les maladies et les traitements. Bien que largement erroné, ce système médical portait un cachet de l’autorité et a mis un terme à toute activité d’expérimentation ou de questionnement pendant 1500 ans.

Les premières tentatives de l’observation logique par Erasistrate et l’humanisme d’Hippocrate dans son « art » ont été submergés par le faux dogme de Galien. Le premier virage négocié par la médecine et la science a été un désastre. La civilisation occidentale est entrée dans ce que les historiens ont appelé (avec raison) l’âge des ténèbres, dans lequel la médecine et la science ont été totalement autoritaires et ont véhiculé des concepts erronés sur la façon dont l’organisme humain fonctionne.

Fin de citation


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Hippocrate, vitalistes versus mécanistes et chimistes (quatrième partie)

Le Grec Hippocrate (v.460-v.377 av. J.-C.) surnommé le « père de la médecine », considérait la maladie avant tout comme un phénomène faisant partie de la vie, en somme naturel. Il fut le premier à affirmer que l’exercice de la médecine devait se faire sans cérémonies ni rituels magiques. Ci-dessous, quelques extraits de Cross Currents de Dr. O. Becker.

Hippocrate a intégré de nombreuses idées de Thalès dans sa philosophie de la médecine, mais cette contribution a été beaucoup plus qu’une simple codification des idées préexistantes. Hippocrate a laissé une marque indélébile sur tout développement ultérieur de la médecine avec ses écrits prolifiques. Alors que le serment d’Hippocrate est maintenant remplacé par quelque chose de moins « archaïque », j’ai été fier de le prononcer quand j’ai obtenu mon diplôme de l’école de médecine en 1948.

À bien des égards, Hippocrate peut être considéré comme ayant été le médecin « idéal ». Je suis certain que, même aujourd’hui, il serait le type de médecin nous voudrions tous comme notre médecin de famille. Il n’était pas arrogant ou certaines de ses convictions. De toutes les citations qui lui sont attribuées, j’aime le texte suivant qui est un des meilleurs : « La vie est courte et l’Art long, l’occasion fugitive, l’expérience trompeuse et le jugement difficile ». Le mot « Art », dans cette citation, se réfère à la médecine. Si seulement le médecin moderne, souvent si sûr qu’il a raison, adoptait l’humilité d’Hippocrate!

Hippocrate se rendit également compte que la maladie n’était pas un lien de causalité unique entre un agent externe et une machine simple, mais plutôt que chaque maladie est le produit complexe de l’agent et la réaction du corps à ce dernier : « La maladie n’est pas une entité, mais une condition fluctuante du corps du patient, une bataille entre la substance de la maladie et la tendance naturelle d’auto-guérison du corps ». Malheureusement, ces paroles de sagesse ont été largement oubliées par la médecine moderne.

Tout en estimant que « l’esprit vital» était responsable pour « la vie », Hippocrate pensa qu’il agissait à travers quatre «humeurs» : le sang, le flegme, la bile jaune et bile noire. La maladie pensait-il était la conséquence d’un déséquilibre entre ces humeurs, un concept très similaire au concept Chinois du « chi », ou la force de vie, qui agit à travers l’équilibre de yang et yin. Ses traitements des maladies incluaient l’usage de beaucoup d’herbes naturelles dont les propriétés étaient connues par le biais de connaissances médicales depuis longtemps.

Dans un passage difficile à saisir le sens, Hippocrate dit : «Ces maladies que les médicaments ne guérissent pas, le fer devrait guérir, celles que le fer ne guérit pas, le feu devrait guérir, et si le feu ne les guérit pas ,alors elles doivent être considérées comme totalement incurables ».

De toute évidence, Hippocrate essaya d’abord la phytothérapie, si celle ci ne fonctionna pas, il eut recours au fer, puis au feu. Le « Fer » est généralement traduit par «bistouri», mais le «feu» n’a pas été traduit de manière satisfaisante. Puisque la magnétite naturelle était connue pour attirer les matériaux ferreux que l’on trouve dans la nature et de leur transmettre ses propriétés magnétiques, peut-être Hippocrate a adopté l’usage ancien des aimants dans la thérapie. Dans ce cas, le «feu» peut se traduire aussi comme la technique ancienne de moxibustion.

Compte tenu de cette interprétation, le fil d’une vieille réflexion commune à l’esprit « vital » ou « vitaliste » qui s’exprime à travers le flux d’énergie à l’équilibre et modifiable par l’application de forces de la nature ressort de manière évidente dans les écrits d’Hippocrate. L’une des réalisations d’Hippocrate a été l’idée d’écoles médicales, dans lesquelles les futurs médecins pourraient apprendre leur art et le pratiquait. Il a fondé de nombreuses écoles, ou « aesculapium », tout le long de la Méditerranée orientale.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Thalès de Milet, vitalistes versus mécanistes et chimistes (troisième partie)

Il faut attendre 500 avant J.C. pour voir le même niveau d’évolution de la médecine en Europe avec les philosophes grecs tel que Thalès de Milet et Hippocrate et bien d’autres. Nous allons maintenant découvrir très sommairement les différentes personnes qui ont influencé la médecine occidentale d’une façon (les vitalistes) ou d’une autre (les mécanistes) en découvrant Thalès de Milet. Je vais de nouveau citer Dr. O. Becker, ci-dessous un paragraphe tiré du livre Cross Currents.

Thalès de Milet, souvent considéré comme le père de la philosophie européenne a jeté les bases de la physique moderne et de la biologie. Il « découvrit » l’aimant et l’électricité statique (grâce à l’ambre, appelé elektron en grec). Il postula que les êtres vivants sont animés par l’esprit vital et cet esprit serait issu de l’aimant et de l’ambre. Thalès a déclaré, «L’aimant a une âme parce qu’elle attire le fer,» et «Toutes choses sont pleines de Dieux».

En fait, ces concepts sont communs à l’ancien monde et ont probablement été appris par Thalès au cours de ses études en Égypte. Toutefois, sa contribution importante a été l’idée philosophique qu’il y avaient des causes réelles à toutes choses, et que les êtres humains pouvaient découvrir ces causes à l’aide de la raison, de la logique et de l’observation. Ce concept important peut être illustré par la différence entre la dissection du nécromancien d’un animal pour déterminer l’intention des dieux et celle faite par un philosophe pour découvrir son anatomie et apprendre comment cela fonctionne. Thalès de Milet fait un premier pas qui permet de s’éloigner de la mythologie et débuter la science de façon exacte.


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EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes (deuxième partie)

Bien avant la civilisation judéo-chrétienne, voire occidentale, les peuples de l’Asie et du Moyen-Orient avait codifié pas mal de traitements qui permettaient de soigner les maladies. L’homme vivait dans un monde énergétique et avait le respect de la nature environnante, des écrits datant avant l’arrivée de l’homme blanc montrent comment les indiens vivaient en parfaite harmonie avec la nature environnante, sans bien sur parler des amérindiens. De nouveau, je vais m’appuyer sur les écrits de Dr. O. Becker pour parler d’une époque de l’histoire dont les peuples penchaient vers une médecine vitaliste et croyaient fermement à l’idée « globaliste » de l’homme au sein d’un univers qui l’entourait.

Avec l’avènement de l’histoire écrite, la médecine avait déjà évolué dans un système de croyance complexe centré sur la force de vie et les énergies du corps. Les traitements pour influer sur ces énergies mises en jeu provenaient de la magie, des herbes, et les forces naturelles de magnétisme et de l’électricité. Selon tous les critères, le système de la médecine que nous appelons «primitif» était non seulement bien développé et sophistiqué, mais était en fait une sorte de médecine de l’énergie.

Ce système a laissé derrière lui un héritage de concepts et de techniques basés sur la croyance en l’existence d’une « force de vie » qui serait influencée de différentes façons. Ces concepts et techniques ont été exposés dans le premier écrit des textes médicaux.

À ce jour, le plus ancien document médical est le livre Jaune de l’Empereur Chinois de médecine interne, attribué à Houang-Ti et qui a été écrit aux environs de 2000 avant JC. Il représente le concept d’une énergie dans le corps appelée « chi », qui est basé sur l’équilibre de deux autres forces d’opposition dans le corps, le yang et le yin. La maladie se manifeste lorsque ces forces ne sont plus en équilibre, dans le livre, deux des techniques spécifiques mentionnées pour restaurer l’équilibre sont l’acupuncture et la moxibustion.

L’acupuncture consistait à l’insertion d’aiguilles très fines en des points énergétiques spécifiques sur des lignes bien définies, ou des «méridiens», grâce au flux d’énergie sur la surface du corps. De même que l’acupuncture, l’utilisation des aimants naturels était pratiquée sur les mêmes points énergétiques, même si cela semblait être considéré comme moins efficace que l’insertion des aiguilles.

L’autre technique, la moxibustion, consistait à brûler de petites quantités de «moxa» (une petite touffe de matières combustibles) soit sur les mêmes points d’acupuncture ou sur les zones d’irritation ou douloureuses. [Note personnelle, notre mère pratiquait cette technique pour faire baisser la fièvre ou alors simplement guérir un coup de froid]

Les deux techniques ont été considérées comme ayant une influence sur un système énergétique interne par l’introduction d’une source d’énergie externe. Une énergie électrique externe provenait via l’insertion d’aiguilles métalliques; l’autre type étant magnétique, en utilisant la magnétite, ou la chaleur, dans la technique de la moxibustion. L’origine de ces traitements et de leur concept de base doit avoir été connu bien avant le texte Jaune de l’empereur d’au moins mille ans auparavant, attestant de la complexité de la pensée chez les peuples sans écriture.

Un document égyptien, le Papyrus Kahun, remonte à environ 2000 avant J.-C. et expose l’utilisation de certaines plantes médicinales, des prières d’intercession pour les dieux. Alors que le Papyrus Kahun ne cite pas expressément, il est connu que les Égyptiens utilisaient aussi les propriétés de l’aimant dans certaines thérapies (en fait, il est largement connu que Cléopâtre portait une magnétite sur son front pour prévenir le vieillissement).

Les Védas, les anciennes écritures religieuses des Hindous, remontent à environ 2000 avant J.-C. Ces traités dispensent des traitements pour de nombreuses maladies à l’aide de « siktavati » ou d’ « ashmana », qui peuvent être traduits comme «instrument de pierre» et peuvent se référer à l’utilisation des aimants naturels en thérapie. Enfin, il est bien connu que les moines tibétains utilisaient des aimants d’une manière très spécifique pour influencer les esprits de moines novices pendant leur formation. Il semble raisonnable de conclure que cette pratique était basée sur une technique beaucoup plus ancienne impliquant l’utilisation d’aimants naturels.

Par conséquent, au début de l’histoire écrite, plusieurs civilisations orientales ont pratiqué une sorte de médecine de l’énergie dans laquelle les forces de l’électricité et le magnétisme étaient employées par les médecins afin d’influencer les systèmes d’énergie interne du corps.

Tiré du livre Cross Currents


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Vitalistes versus mécanistes et chimistes (première partie)

Je vais écrire une série d’articles qui retrace une histoire de la médecine qui certainement ne sera pas complète. L’objectif est de montrer qu’au cours de l’histoire, deux philosophies de pensées se sont confrontées, le groupe des vitalistes, qui considère que l’être humain est au sein d’un monde énergétique et fait partie d’un ensemble et le groupe des mécanistes ou/et chimistes qui prétend que l’être humain est une machine chimique et qu’à une maladie correspond un remède ou une pilule. Bien évidemment tout ceci est très simplifié et schématisé, mais l’idée générale chez les vitalistes est que l’être humain fait partie d’un ensemble alors qu’à l’opposé, les mécanistes chimistes considèrent que l’être humain peut être traité en dehors de cet ensemble, de façon séparée.

Je vais devoir m’aider des écrits du Dr. O. Becker pour donner un peu de consistance à ces deux courants de pensées. Toutes les fois où, je ferai référence à ces écrits, ces derniers seront mentionnés en italique.

Bien avant l’histoire écrite, nos ancêtres vivaient dans un monde plein de forces mystérieuses qui régissaient leur vie. Les cycles du soleil et des saisons, la foudre et le feu, le vent, la sécheresse, et la tempête. Leur propre corps ont été également plein d’énergies et des potentialités inconnues : la vie et la mort, la maladie et la guérison, la naissance et le vieillissement.

L’humanité, bénie (ou maudite) avec une intelligence (à s’interroger) a eu une curiosité et un immense besoin d’expliquer sa place dans le système des choses. L’ensemble de croyances qui découle de cette quête est d’abord un système unique englobant ce que nous appelons aujourd’hui la religion, la philosophie et la médecine.

Les peuples dispersés à travers le monde partageaient de nombreux points communs de ce système de croyance. Principalement, ils croyaient à deux réalités, le monde qu’ils voyaient autour d’eux, et le monde spirituel invisible dans lequel habitaient les forces qui apportaient l’énergie dans le monde composé de la nature et des personnes. La vie était une partie de la toile d’araignée de l’univers, avec toutes choses liées et imbriquées par l’esprit ou l’énergie.

La Terre était la mère nourricière de la vie, et tout ce qui existait a été créé par un certain Être suprême, toute la vie était douée d’une énergie particulière, une force de la vie qui l’a revitalisée. L’énergie de la vie a été l’une des grandes forces universelles de la seconde réalité (le monde invisible). La maladie était le résultat de forces d’un autre monde agissant sur le patient, et la Mort était le transfert de l’énergie vitale du corps dans le monde des esprits. Les inondations, les séismes, les sécheresses, les famines, les maladies, la mort et la naissance étaient soit un signe de mécontentement ou d’approbation des actions des humains.

Les gens étaient à la merci non seulement des forces de la nature de cet environnement, mais aussi du monde mystérieux qui était cette autre réalité invisible. Souvent, la force de la vie était censée avoir un caractère dualiste, et pouvait devenir déséquilibrée sous l’influence des forces extérieures résultant de la maladie.

Ces énergies internes et externes formaient ainsi la réalité bien distincte dont le guérisseur chaman établissait des contacts lors d’un état altéré de conscience (atteint à travers les rêves, le stress physique ou mental grave, la méditation, la quête spirituelle, ou l’utilisation de substances agissant pour modifier l’esprit). Une fois le guérisseur était entré en contact avec cette autre réalité alors il était en mesure de diagnostiquer et de traiter son patient. La guérison était possible une fois que l’équilibre entre les forces dualistes chez le patient était atteint, alors le transfert des forces du monde des esprits, ou le don de la force de vie propre au guérisseur était effectué vers le patient.

Ces concepts de base se répandirent à partir du moment où les sociétés évoluèrent et les gens eurent le temps d’examiner leur environnement de manière plus détaillée. Dans ce processus, des forces spécifiques furent découvertes dans la nature qui, tout aussi mystérieux que celles des dieux et de l’esprit dont le guérisseur chaman était à l’origine.

Comme tous les êtres vivants possèdent cette force de vie ou d’esprit, même les herbes insignifiantes pouvaient avoir des effets sur le corps humain par le biais de leurs propres « propriétés spirituelles ». Au fil des millénaires, cette idée conduit à une pharmacopée primitive et assez vaste.

Il semble raisonnable de supposer que la mobilité que possèdent les animaux et les humains soit considérée comme une manifestation particulière de la force de vie. Comme la découverte de la pierre d’aimant, la magnétite, un matériau magnétique naturel, qui se perdit dans la préhistoire. Lorsque les aimants naturels ont été trouvés pour être en mesure de se déplacer par eux-mêmes, ils étaient censés avoir une force de vie particulièrement puissante, et on croyait que ce pouvoir mystique était en mesure d’influer sur la force de la vie humaine. L’électricité statique, qui produit également une «force mobile» et est produite facilement par le frottement de l’ambre naturel avec de la fourrure, doit avoir semblée aussi mystique que la magnétite.

Ces découvertes, faites bien avant l’histoire écrite dans de nombreuses sociétés, ont été parmi les événements les plus significatifs dans les temps préhistoriques. Elles représentaient les débuts de l’exploration de l’environnement et l’aube de la science. La connaissance de l’action des herbes ont finalement abouti à la chimie, et la magnétite ainsi que l’électricité statique sont à la base du développement de la physique moderne. Ces découvertes ont été les clés de l’apparition de la science médicale et la science de la vie.

Tiré de Cross Currents


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suiv