Archive

Posts Tagged ‘magnétisme’

EM : Le lien entre le magnétisme et l’électricité découvert par Faraday

En 1831, Faraday un physicien anglais démontra que le déplacement d’un aimant autour d’un rouleau de fil conducteur enroulé crée un courant électrique. En fait, imaginons un rouleau de fil conducteur enroulé soigneusement et dont chaque enroulement est isolé à l’aide d’un vernis isolant, les deux extrémités du fil sont reliés à une ampoule comme ci-dessous :

 

rouleau

rouleau

Il suffit de le déplacer dans un champ magnétique (constitué de deux aimants séparés et disposés face à face avec le pôle Nord d’un aimant en regard du pôle Sud de l’autre) comme ci-dessous. lorsque l’on déplace le rouleau de fil conducteur dans ce champ, alors l’ampoule s’allume. L’intensité de l’éclairage est dépendante de la vitesse de déplacement du rouleau dans le champ magnétique engendré par les deux aimants. Cette expérience est très simple à faire chez soi, à condition d’avoir un rouleau de fil conducteur approprié et un champ magnétique.

 

aimants
aimants

Suite à la découverte de Faraday, un journaliste lui demanda s’il croyait que son invention était importante. Faraday lui répliqua que non seulement elle était importante, mais elle serait utilisée et taxée. En effet, son invention est à la base de l’industrie industrielle.

Aujourd’hui, toute notre économie est basée sur ce phénomène, sans ce dernier, on serait resté à l’âge de pierre. Une application directe est l’électricité produite par l’EDF qui permet de faire tourner l’économie. Dans les centrales nucléaires, thermiques, hydrauliques nous faisons tourner des bobines en cuivre dans des champs magnétiques afin de générer l’électricité et la distribuer.

L’énergie produite (ou le travail fourni pour la produire) est tantôt faite à l’aide des barrages hydrauliques, de la chaleur, de la pression, de la fusion radioactive etc. Celui qui détient la source des énergies assoit son pouvoir et dicte sa loi, et plus cette source d’énergie tombe dans les mains d’une poignée de personnes, moins il y a de concurrences et plus ce pouvoir est centralisé et contrôlé. C’est ce que l’on appelle « la loi du plus fort » !


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Le lien entre l’électricité et le magnétisme découvert par Oersted

Oersted (un danois) dont une biographie se trouve sur Wikipédia fut le premier à mettre en évidence l’existence de lien entre l’électricité et le magnétisme en 1819-1820. Cet homme se contenta de publier le résultat de ses expériences qui fit le tour des scientifiques de son époque et permit une foule de découvertes dans le domaine de l’électromagnétisme.

Quelle fut donc son expérience dont la portée scientifique était considérable pour l’époque ? Il approcha une boussole d’un  circuit électrique simple dans lequel un courant électrique circulait et constata que l’aiguille de l’aimant tournait.

Ci-dessous un schéma simple d’un circuit électrique avec une boussole.

 

Oersted

Oersted

On pose une boussole sur un socle non conducteur contenant une rainure permettant d’y loger un fil conducteur branché à une batterie. Lorsque le circuit est ouvert, donc aucun courant qui traverse le fil, la boussole indique le nord magnétique terrestre. Si l’on ferme le circuit, donc on laisse passer le courant, alors l’aiguille de la boussole indique une autre direction pour le nord.

Cette simple expérience montrait le lien entre le mouvement des charges électriques (c’est-à-dire le courant électrique) et la génération d’un champ magnétique. Des charges électriques en mouvement engendrent un champ magnétique.

Il venait de montrer que le mouvement des charges électriques (plus tard dénommé un courant électrique) produit un champ magnétique.

 


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : La révolution scientifique en marche, vitalistes versus mécanistes et chimistes (huitième partie)

Deux ans après la mort de Paracelse, Andreas Versalius, un chirurgien militaire, publia le premier texte anatomique vraiment précis, « De humani corporus Fabrica » (le tissu du corps humain). Ce travail, enfin, dissipa complètement le dogme d’infaillibilité de Galien. L’âge de la science et de la raison avait commencé. Les gens commencèrent à apprendre davantage sur la science du vivant (la biologie) et la science du non vivant (la physique). Les forces mystérieuses naturelles de l’électricité et du magnétisme progressivement commencèrent à être comprises.

Quelques scientifiques ont beaucoup apporté grâce à leur contribution sur les concepts de base et ont fourni la base sur laquelle le reste de la science a construit ses édifices. Le premier de ces scientifiques fut William Gilbert, médecin de la reine Élisabeth I et le premier véritable scientifique dont l’intérêt réside non seulement dans la médecine mais aussi dans les forces de l’électricité et du magnétisme.

Sa publication en 1600 de « De Magnete » (l’aimant) qui identifie clairement les deux forces distinctes de l’électricité et du magnétisme, établissait les règles d’action pour chaque force en vigueur et décrivait que la Terre était comme un gros aimant. La croyance qui consistait jusqu’alors à admettre que l’aiguille de la boussole était dirigée vers le nord à cause d’une étoile mystérieuse située au nord, ne faisait plus foi.

La contribution la plus importante de Gilbert a été, dans la tradition d’Hippocrate, Erasistrate, et Paracelse, un plaidoyer en faveur des «expériences dignes de confiance et démonstrations argumentées » pour remplacer « les conjectures probables et les opinions philosophiques de professeurs ordinaires ». Ce plaidoyer a ensuite été étendu et codifié par Francis Bacon dans la méthode scientifique.

Pendant les années 1600, plusieurs moyens de stockage d’électricité « fluide » ont été découverts, et de meilleures méthodes de production d’électricité statique ont été conçues. Cependant, la connaissance de l’électricité a été limitée à l’électricité statique. Le même type d’électricité qui est produit par le frottement de l’ambre avec de la fourrure, ou en marchant sur un tapis.

La connaissance de la façon dont les êtres vivants effectivement fonctionnaient, a également progressé pendant cette période, particulièrement avec la découverte que les nerfs transmettent les informations sensorielles et causent la contraction musculaire.

Le cerveau a été bien identifié comme étant le siège des choses et de la mémoire. Avec ces connaissances, la controverse croissante a surgi entre les mécanistes ayant postulés que les organismes vivants sont comme des machines complexes qui sont tout à fait compréhensibles au moyen de principes physiques, et les vitalistes, qui croyaient en la mystérieuse force de la vie insaisissable.

Cependant, même parmi les mécanistes il y avait des réticences apparentes, certains ne pouvaient exclure totalement le mystère. René Descartes, le promoteur principal du modèle mécaniste, postula l’idée d’une «âme», dont il situait dans la glande pinéale (une curieuse structure en forme de pomme de pin située dans le centre de la tête).

Mesmer, sous l’influence des enseignements de Paracelse, proposa que les êtres vivants génèrent des forces universelles qu’elles peuvent transmettre à d’autres par le «magnétisme animal». Il traita une variété de maux en utilisant la thérapie magnétique, comme il réussissait remarquablement bien, il s’attira la colère de l’establishment médical.

Les médecins orthodoxes affirmèrent qu’il pratiquait de la magie, et en 1784 le roi Louis XVI était contraint de nommer une commission pour enquêter sur lui. Le rapport de la Commission était «défavorable» attribuant des résultats positifs que Mesmer obtenait à la suggestion simple. L’héritage qui reste de son travail est le mesmérisme, un terme qui est synonyme de l’hypnose.

Hahnemann, en s’appuyant sur Paracelse et sa « loi de similitude », construisit un système complexe de la médecine dite « homéopathie ». Ce système était basé sur l’administration de doses minimes des «essences» des substances qui produisirent des symptômes semblables à ceux dont le patient souffrait. Hahnemann postula que ces essences réagissent avec l’esprit énergétique et vitale du corps d’une manière similaire à celle de la magnétite, une méthode de traitement, qu’il préconisa par ailleurs.

Tout au long de cette période d’excitation scientifique, la dispute entre les mécanistes et les vitalistes avidement embrassant l’électricité comme force (scientifique) de vie. Ce faisant, toutefois, ils mettaient tous leurs œufs dans le même panier, car si l’électricité venait à être totalement exclue du processus de la vie, ces derniers auraient perdu la bataille.

Texte tiré de « Cross Currents » de Dr. O. Becker


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

EM : Thalès de Milet, vitalistes versus mécanistes et chimistes (troisième partie)

Il faut attendre 500 avant J.C. pour voir le même niveau d’évolution de la médecine en Europe avec les philosophes grecs tel que Thalès de Milet et Hippocrate et bien d’autres. Nous allons maintenant découvrir très sommairement les différentes personnes qui ont influencé la médecine occidentale d’une façon (les vitalistes) ou d’une autre (les mécanistes) en découvrant Thalès de Milet. Je vais de nouveau citer Dr. O. Becker, ci-dessous un paragraphe tiré du livre Cross Currents.

Thalès de Milet, souvent considéré comme le père de la philosophie européenne a jeté les bases de la physique moderne et de la biologie. Il « découvrit » l’aimant et l’électricité statique (grâce à l’ambre, appelé elektron en grec). Il postula que les êtres vivants sont animés par l’esprit vital et cet esprit serait issu de l’aimant et de l’ambre. Thalès a déclaré, «L’aimant a une âme parce qu’elle attire le fer,» et «Toutes choses sont pleines de Dieux».

En fait, ces concepts sont communs à l’ancien monde et ont probablement été appris par Thalès au cours de ses études en Égypte. Toutefois, sa contribution importante a été l’idée philosophique qu’il y avaient des causes réelles à toutes choses, et que les êtres humains pouvaient découvrir ces causes à l’aide de la raison, de la logique et de l’observation. Ce concept important peut être illustré par la différence entre la dissection du nécromancien d’un animal pour déterminer l’intention des dieux et celle faite par un philosophe pour découvrir son anatomie et apprendre comment cela fonctionne. Thalès de Milet fait un premier pas qui permet de s’éloigner de la mythologie et débuter la science de façon exacte.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.