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Posts Tagged ‘nitrate d’argent’

Protégé : AC : Propriétés du nitrate d’argent AgNO3

22 décembre 2010 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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Protégé : Pourquoi le Collargol a été abandonné par les médecins

7 octobre 2010 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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Protégé : Argyrie 4

3 octobre 2010 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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Protégé : Argyrie 3

30 septembre 2010 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

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L’Argyrie

Je vais écrire une série d’articles sur l’Argyrie afin de nous permettre de mieux comprendre ce phénomène et surtout les causes. Du moins, c’est un objectif que je me donne sans être sûr de l’atteindre, mais comme on dit, il faut bien commencer quelque part.

Bien évidemment, le premier endroit qui me vient à l’esprit où je peux faire mes recherches est la base documentaire de la bibliothèque de France.

Donc, le premier livre qui m’a servi de support se trouve ici : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5774280k.hl.r=Argyrie.f893.langFR et s’intitule « Traitement des maladies de la peau… » écrit par le Dr L. Brocq,… La partie pharmacologique a été revue par M. L. Portes,… 2e édition corrigée et augmentée.

Dans les extraits que je rapporte ici, il est question de « nitrate d’argent » ou de « sels d’argent ». Alors, vous allez tous vous sentir soulagés en disant, « ce n’est pas de l’argent colloïdal ». Mais méfiance, parmi les personnes qui prennent de l’argent colloïdal, comment être certain qu’elles ne mettent pas un peu de sel pour accélérer l’électrolyse ? Comment s’assurer que l’eau utilisée soit pure et exempte d’éléments minéraux qui viendraient se combiner avec les ions ou particules d’argent ? Comment s’assurer qu’au cours du stockage de l’argent colloïdal produit à l’aide de l’électrolyse, il n’y a pas d’impuretés qui viennent perturber la solution.

Nous avons déjà vu que de l’eau distillée laissée à l’air perdait sa pureté initiale. Il suffit de laisser de l’air dans une bouteille à moitié vide pour que l’air s’y pénètre et contamine l’eau distillée. Pour toutes ces raisons, une personne peut croire consommer de l’argent électro-colloïdal pur et pourtant ingérer des possibles sels d’argent, certes à petites doses et à la longue connaître l’Argyrie. Allons nous conclure que c’est du à l’argent colloïdal ?

Une bouteille d’argent colloïdal utilisée et vide à moitié est contaminée par l’air ambiant, de la poussière et autres contaminants présents dans l’atmosphère y pénètrent. L’idéal dans ce cas ci serait comme l’on fait avec les bouteilles de vin; pomper l’air introduit dans la bouteille, par exemple.

D’ailleurs concernant le nitrate d’argent ou tout autre sel d’argent, votre médecin ne vous prescrira pas au delà d’une certaine dose.

Je vous laisse donc avec quelques extraits tirés du livre mentionnés ci-dessus :

Je cite :

Page 350 :

Chez les personnes qui prennent du nitrate d’argent ou tout autre sel d’argent à l’intérieur, il se développe parfois une coloration des téguments, presque toujours générale, mais beaucoup plus marquée aux points qui sont directement exposés à la lumière. Les muqueuses, telles que les conjonctivites, la face interne des joues, peuvent être intéressées ; d’après Duguet, le premier symptôme de l’argyrie serait même constitué par un liseré bleuâtre situé aux gencives près de la dent, et analogue au liseré saturnin. La teinte de la peau dans l’argyrie est ardoisée, ou un peu brunâtre avec des reflets bleuâtres presque métalliques.

Cette coloration, qui serait due à un dépôt d’argent métallique ou de sel d’argent dans les tissus ne survient qu’après une administration longtemps prolongée de la substance ; mais une fois produite elle est pour ainsi dire indélébile et résiste aux médications les plus variées, iodure de potassium à l’intérieur, lotions alcalines à l’extérieur, etc…

Page 394 :

L’usage prolongé des sels d’argent peut déterminer dans certains cas une argyrie (voir ce mot) extrêmement prononcée et la muqueuse buccale présente alors parfois un reflet bleuâtre, mais cet état ne saurait être confondu avec l’affection que nous étudions.

Page 566 :

Enfin il est certaines substances qui, administrées à l’intérieur pendant un temps plus ou moins long, donnent aux téguments et aux ongles des colorations persistantes. Le nitrate d’argent les teint lentement en brun ardoisé (voir Argyrie), et l’indigo en bleu.

Fin de citation

Titre : Traitement des maladies de la peau… par le Dr L. Brocq,… La partie pharmacologique a été revue par M. L. Portes,… 2e édition corrigée et augmentée
Auteur : Brocq, Louis (Dr)
Éditeur : O. Doin (Paris)
Date d’édition : 1892
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : In-8° , IX-895 p.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5774280k
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE113-15 (A)
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30164129r
Provenance : bnf.fr

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Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

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Préparation du Collargol ou de l’Electrargol (1923)

En épluchant les archives, je suis tombé sur cet extrait tiré de « Contributions au traitement des septicémies à l’aide d’agents chimiques* » à la page 11, qui nous renseigne un peu plus sur comment étaient préparés les deux solutions d’argent colloïdal à l’époque.

Je cite :

Comme exemple nous pouvons citer, soit la préparation de l’or colloïdal chimique en traitant le chlorure de l’or par le sulfate de fer, soit la préparation la plus récente de l’argent colloïdal chimique en traitant le nitrate d’argent par le citrate ferreux, comme l’a fait Cary Lea pour obtenir le collargol.

La méthode de division utilise généralement les décharges électriques.

Bredig a employé l’arc électrique qui, jaillissant entre deux électrodes d’un même métal, plongées dans l’eau distillée pure, produit une très fine pulvérisation de métal et les particules restent en suspension.

Tout dernièrement, Svedberg a utilisé les décharges oscillatoires de condensateurs de grande capacité qui, déterminant entre les électrodes immergés dans différents liquides (eau, alcool, huile) des étincelles, des décharges et des éclatements, pulvérisent le métal et l’amènent à l’état colloïdal.

La méthode chimique et la méthode électrique ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients. C’est ainsi que les colloïdes chimiques peuvent, en général, être chauffés à 100° et stérilisés sans perdre leurs propriétés, mais ils présentent des grains plus gros et inégaux, ce qui rend irrégulier leur pouvoir catalytique et tend à modifier l’allure des réactions qu’ils provoquent dans l’organisme. En outre, ils ne peuvent jamais être complètement débarrassés des composants ayant réagi pour les produire et qui adhèrent à eux par adsorption. De telles impuretés sont évidemment  capables d’entraîner parfois de sérieux dangers.

Plus fragiles cependant sont les colloïdes électriques; ils ne peuvent être chauffés à plus de 70° sans perdre leurs propriétés; ils sont peu stables, ce qui exige l’emploi de préparations fraîches. En revanche, ils sont doués d’un pouvoir catalytique énergique, dû à l’extrême petitesse des grains.

Pour parer à ces inconvénients, on a proposé de les stabiliser et de les isotoniser. Pour la stabilisation, on ajoute à la solution de Bredig pure, une petite quantité d’un colloïde naturel stable, comme la gomme ou l’albumine, ce qui assure une longue conversation et la résistance suffisante aux électrolytes de l’excipient.

Pour obtenir l’isotonie, on additionne les colloïdes stabilisés d’un peu de chlorure de sodium, mais seulement au moment de l’usage, car ce sel, malgré la stabilisation, précipiterait à la longue le colloïde.

Malgré tout, nous somme partisans, ni de la stabilisation, ni de l’isotonisation. Nous pensons, en effet, que la première opération agglutine les particules métalliques en grains plus volumineux que ceux des solutions de Bredig pures et bien préparées, et que la deuxième transforme les colloïdes en substances presque inactives.

Nous n’insisterons pas ici sur l’adsorption et l’élimination des colloïdes dont le mécanisme est encore trop obscure pour que nous puissions nous faire une opinion précise.

Fin de citation.

Avec ce texte, nous avons la confirmation qu’à l’époque, la fabrication des deux produits phares d’argent colloïdal n’était pas purs et que les savants et médecins avaient le pressentiment que l’ajout de stabilisateurs était déconseillé. D’ailleurs les cas de décès dus à l’argent colloïdal que j’ai rapportés dans un article provient de cet article et l’auteur en parle après avoir exposé la manière dont l’argent colloïdal était fabriqué, ce dernier toutefois ne dit pas que les cause des décès étaient dues à ces additifs stabilisateurs.

*Titre : Contributions au traitement des septicémies à l’aide d’agents chimiques
Auteur : Kahn, Pierre (Dr)
Éditeur : Le François (Paris)
Date d’édition : 1923
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : In-8° , 31 p.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5624541w
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE81-56
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb306716791
Provenance : bnf.fr

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Le collargol ou argent colloïdal pour la dentition (1914)

Toujours dans la même série, je rapporte cette fois ci à l ‘aide du Manuel de Thérapeutique dentaire spéciale à l’usage des praticiens rédigé par CH.-L. Quincerot, chirurgien dentiste de la faculté de médecine de Paris. Cet extrait est tiré de ce manuel et se trouve à la page 117. A cette époque, le produit phare était le collargol obtenu chimiquement et décrit ci-dessous succinctement.

Collargol

Désinfectant. — Prébactéricide

Le collargol ou argent colloïdal fut étudié il y a quelques années par Netter.

Le collargol ou argent colloïdal s’obtient par la réduction d’une solution de nitrate d’argent au moyen du citrate de fer. sous forme de petits grains noirs à reflets métalliques; inodore, à saveur astringente, ni irritant, ni caustique. Découverte en 1889 par l’Américain Caréa Léa, employé par Credé de Dresde en 1897. Etudié en France par Netter (1902) et mis récemment à contribution pour le traitement des dents par Vichot d’Angers.

D’après Vichot, son action serait plutôt d’augmenter les propriétés défensives de l’organisme contre l’envahissement des microorganismes que comme un désinfectant. Son but serait d’empêcher le retour de l’infection.

Son emploi serait donc tout indiqué au déclin d’un traitement antiseptique des canaux dentaires, afin d’éviter le retour d’accidents infectieux.

S’emploie à l’aide de mèches d’ouate imprégnées de collargol en solution.

M. Vichot conseille de ne l’employer que pour le traitement des molaires, dans la crainte de coloration grisâtre qu’il serait susceptible de communiquer ultérieurement aux tissus dentaires.

Somme toute, ses propriétés antiseptiques ont quelque connexité avec le nitrate d’argent dont il est du reste un dérivé.

Titre : Manuel de thérapeutique dentaire spéciale et de matière médicale appliquée à l’art dentaire, suivi d’un formulaire à l’usage des praticiens, par Ch.-L. Quincerot,…
Auteur : Quincerot, Ch.-L.
Éditeur : Vigot frères (Paris)
Date d’édition : 1914
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : In-16, XVI-336 p., fig.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5628044n
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE85-275 (A)
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31164859r
Provenance : bnf.fr

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Les ions Ag+ seraient plus efficaces que les composés d’argent

J’ai traduit un extrait d’un article écrit par le Dr. Peter A .Lindemann qui se trouve ici. Pour étayer ses dires, il se base sur une étude menée par des chercheurs italiens de l’institut de microbiologie de Rome, publiée en décembre 1992, cette étude se trouve .

Alors de quoi s’agit-il ?

Je cite :

Diverses formes d’argent ont été testées pour leur capacité à tuer les micro-organismes. L’argent pur électro-colloïdal surpasse de loin le nitrate d’argent, le chlorure d’argent, et la sulfamide d’argent comme un germicide à large spectre. Pour toutes les catégories de bactéries, de champignons, de moisissures et des échantillons testés, l’argent  électro-colloïdal pur fonctionna à merveille, et à des concentrations beaucoup plus faibles. Ils conclurent que tous les additifs réduisent l’efficacité des ions d’argent pur, les sels d’argent étant jusqu’à 100 fois moins efficace. Sans parler qu’ils sont toxiques à haute concentration [sic].

L’efficacité d’argent électro-colloïdal* comme un germicide à large spectre est directement liée au nombre et la taille des particules. Le même volume d’espace occupé par une particule d’argent de 0,1 micron de taille, tiendra environ 10.000 particules d’argent de taille de 0,001 microns. Cette réduction en taille des particules permet non seulement une plus grande distribution de l’argent, mais elle augmente aussi considérablement la surface totale d’argent disponible pour interagir avec l’environnement.

La taille des particules, ainsi que la stabilité de la charge électrique, sont des facteurs très importants lors de l’examen de l’efficacité de l’argent colloïdal.

* Par électro-colloïdal, on entend bien évidemment de l’argent colloïdal ou ionique issu d’une électrolyse.

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La redécouverte de l’argent

J’ai traduit un texte repris un peu partout émanant de Science Digest de mars 1978 et écrit par Jim Powell, faisant référence à une étude menée notamment par le Dr. Carl Moyer et le biochimiste Dr. Harry Margraf entre autres scientifiques.

Le Dr. Carl Moyer a été chirurgien orthopédiste entre (1951-1965) à l’Université cité ci-dessous et président du département de chirurgie vers la fin de sa vie. Je vous ai déjà rapporté les expériences de Dr. Becker sur des plaies et des os soignés avec de l’argent, mais il m’a semblé bon de rapporter cet article également afin d’étayer encore et toujours le fondamental autour de l’argent métal sur ses propriétés germicides.

Je cite :

Le retour de l’argent dans la médecine commença dans les années 1970. Lorsque le regretté Dr. Carl Moyer, président (à cette époque) du Département de l’Université de Washington de chirurgie, reçut une subvention pour développer de meilleurs traitements pour les victimes de brûlures.

Le Dr. Harry Margraf, comme biochimiste en chef, travailla avec le docteur Moyer et d’autres chirurgiens, afin de trouver un antiseptique assez puissant, mais sans danger à utiliser sur de grandes surfaces du corps. Le Dr. Margraf examina 22 composés antiseptiques et trouva des inconvénients dans chacun d’eux.

«Le mercure, par exemple, est un excellent antiseptique, mais toxique », d’après lui. « Les antiseptiques populaires tels que le Mercurochrome et le Merthiolate ou le Thimerosal peuvent être utilisés sur de petites surfaces« . « De nombreux composés de l’iode sont efficaces, mais pas mal de gens sont allergiques à l’iode. Comme le médecin sait rarement si un patient est allergique ou pas, il est prudent d’utiliser autre chose. Les solutions diluées alcoolisées, le peroxyde d’hydrogène, et d’autres antiseptiques peuvent être utilisés sur les petites coupures, mais elles sont trop douloureuses sur les grandes plaies. Les organismes pathogènes peuvent devenir résistants aux antibiotiques, ce qui déclenche une infection plus grave ».

«Ces composés sont également inefficaces contre un certain nombre de bactéries nocives, y compris la plus dangereuse en cas de brûlures, une bactérie bleue verdâtre appelée Pseudomonas aeruginosa. Elle est presque toujours présente dans les brûlures, libérant un poison. »

En revoyant la littérature médicale, le Dr. Margraf trouva des références répétées à l’argent. Il est décrit comme un catalyseur qui désactive l’apport d’oxygène aux micro-organismes. Par conséquent, ces derniers meurent. Lorsque le Dr. Margraf fit ses recherches, le composé le plus connu était le nitrate d’argent, étant le plus simple composé d’argent dissout dans l’eau (alors que l’argent pur ne se dissout pas). Mais si le nitrate d’argent tue les micro-organismes, il peut aussi être corrosif et douloureux. Le Dr. Margraf nota qu’il avait été utilisé dans des concentrations relativement élevées.

Qu’adviendra-t-il, se demanda-t-il, avec les autres solutions diluées ?

Les chercheurs commencèrent leurs essais et après plusieurs mois utilisèrent une solution à 0.5 pour cent. Cette solution tua le Pseudomonas aeruginosa et permit de guérir les plaies sans une apparition de souches résistantes. Cependant, le nitrate d’argent était loin d’être idéal, selon les rapports de M. Margraf : « Il perturbe gravement l’équilibre des sels du corps, et son utilisation doit être interrompue de temps à autre. il doit être appliqué en profondeur, et tache tout ce qu’il touche ».

Alors, il fit des tests avec 53 autres composés d’argent, dont certains nouvellement synthétisés. Le plus prometteur  étant un complexe, d’argent-zinc-allantoinate. Il s’avérait être aussi efficace contre des ulcères chroniques de la peau comme des brûlures. Dans les archives de chirurgie, publiées par l’AMA, le Dr. Margraf rapporte maintenant ses derniers résultats : l’argent-zinc-allantoinate permit de guérir entre 339 à 400 ulcères chroniques de la peau. En moyenne, le nombre de bactéries chuta de 99 pour cent en une semaine. De nombreux diabétiques furent sauvés de l’amputation inutile. Le composé est actuellement en cours d’essais par les laboratoires Miles.

Pendant ce temps, à Columbia, le Dr. Fox, qui avait étudié pendant neuf ans la propriété germicide de l’argent, testa près d’une centaine de composés différents d’argent, avant de s’intéresser à la sulfadiazine d’argent. « Bien qu’il contient des sulfamides, rapporta-t-il», l’argent empêche ce composé d’agir comme un sulfamide. La résistance n’a jamais posé de problèmes. »

Richard L. Davies, directeur exécutif de Silver Institute, qui surveille la technologie d’argent dans 37 pays, rapporte : « En quatre ans, nous avons décrit 87 nouveaux usages médicaux importants de l’argent. Nous commençons tout juste à voir dans quelle mesure l’argent peut soulager les souffrances et sauver des vies. »

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Toxicité des composés d’argent métal

L’argent (Ag; CAS Reg. N ° 7440-22-4) est un élément relativement rare qui se manifeste naturellement dans la croûte terrestre comme un métal mou argenté. Il peut exister sous différents états d’oxydation, de l’argent élémentaire en ion argent monovalent Ag+ le plus fréquemment rencontré (ATSDR, 1990). L’argent a un poids moléculaire de 107.868, soit une densité de 10,5 g/cm3 à 20 °C et un point de fusion de 961,93 °C (Weast et al., 1988). Il est insoluble dans l’eau et les alcalis, mais est soluble dans l’acide nitrique, acide sulfurique chaud, et le cyanure de potassium. Certains des composés de l’argent plus courant utilisés dans l’industrie comprennent le nitrate, le chlorure, le bromure, l’acétate, d’oxyde, le sulfate, et le cyanure (Stokinger, 1981).

Les principales utilisations de l’argent et de ses composés sont faites dans des matériaux photographiques, la galvanoplastie, les conducteurs électriques, les alliages dentaires, les alliages de soudure et de brasage, les peintures, bijoux, monnaies, et la production de miroirs.

L’argent est aussi utilisé pour l’ensemencement des nuages (avec l’iodure d’argent), comme un agent antibactérien, et a été utilisé pour la purification de l’eau. L’argent peut être déversé dans les eaux de surface par diverses industries et accumulé dans les sols à partir des émissions retombées suite à la combustion du charbon dans des centrales électriques. Le coût croissant du métal (voir le site de gold 24) encourage le développement des pratiques de recyclage et de récupération (Nordberg et Gerhardsson, 1988; US EPA, 1985).

Des études chez les humains et les animaux indiquent que les composés d’argent sont absorbés par voie orale et par inhalation, avec une certaine absorption se produisant à la fois par la peau intacte et endommagée (ATSDR, 1990). East et al. (1980) ont signalé qu’un patient avec une décoloration grise ou bleu-gris de la peau (Argyria) avait absorbé environ 18% d’une dose d’argent administrée par voie orale (reste à savoir de quels composés d’argent s’agit-il et que représente 18%).

L’argyrie généralisée chez une femme qui à plusieurs reprises utilisait une solution de nitrate d’argent pour ses gencives, indique l’absorption à travers la muqueuse buccale (Marshall et Schneider, 1977). L’absorption à partir des poumons a été documentée dans un cas d’exposition accidentelle aux poussières radioactives de métal argenté  (à priori du zinc et de l’argent, Newton et Holmes, 1966). Après administration par voie intratrachéale à des chiens de race Beagle, l’absorption de particules d’argent métallique semble être considérable. Phalen et Morrow (1973) ont estimé que jusqu’à 90% d’argent (diamètre moyen = 0,5 microns) déposé dans les poumons de chiens a été absorbé  par la circulation sanguine au bout de 6 heures après exposition.

Chez l’homme, moins de 1% de composés d’argent en application local est absorbé par la peau (Snyder et al., 1975). Une fois déposée dans les couches de la peau des humains, l’argent s’accumule tout au long du processus de vieillissement (Hostynek et al., 1993).

De l’argent a été détecté dans 50% des échantillons de 29 tissus humains, mais à des niveaux plus bas que d’autres oligo-éléments (U. S. EPA, 1985). L’argent n’a pas de fonction physiologique connue chez l’homme, mais son accumulation entraîne l’argyrie, lorsque la charge corporelle est supérieure à 1g (Stokinger, 1981). Des dépôts granulaires qui contiennent de l’argent ont été observées dans les deux types de peau pigmentée et non pigmentée sur les humains et les animaux. Une fois absorbée par voie orale l’argent subit un effet de premier passage par le foie, ce qui entraîne l’excrétion de la bile et ainsi permet de réduire la diffusion systémique dans les tissus (ATSDR, 1990).

Après l’ingestion de nitrate d’argent et du chlorure d’argent, l’argent a été largement répandu dans les tissus de rats, avec des concentrations élevées dans les tissus du système réticulo-endothélial (foie, rate, moelle osseuse, ganglions lymphatiques, la peau et du rein, Olcott, 1948).
De l’argent a été découvert essentiellement dans le foie d’un travailleur qui avait accidentellement inhalé du métal argenté radioactif; une demi-vie biologique de 52 jours a été estimée (Newton et Holmes, 1966). Six heures après  l’administration intratrachéale d’argent métallique à des chiens, 96.9%, 2.4% et 0,35% de la dose initialement injectée a été détectée dans les poumons, le foie et le sang, respectivement. L’argent restant a été détecté dans la vésicule biliaire et la bile, l’intestin et l’estomac. Après 225 jours, la répartition du groupe tissulaire a été similaire, avec la plupart de l’argent retrouvée dans le foie (Phalen et Morrow, 1976).

Suite à une injection intraveineuse de nitrate d’argent radioactif, les niveaux élevés de radioactivité ont été détectés dans le foie et le sang de rats 24 heures après, ainsi qu’une ou deux semaines après le traitement. La concentration d’argent dans les testicules était d’environ 5% de celle dans le foie. Dans les testicules, les dépôts d’argent ont été trouvés dans tous les types cellulaires de la spermatogenèse et dans les lysosomes des cellules de Sartoli (Ernst et al.,
1991).

ATSDR (1990) rapporte que le dépôt d’argent dans les tissus est le résultat de la précipitation des sels d’argent, insolubles, tels que le chlorure d’argent et le phosphate d’argent. Ces sels d’argent insolubles sont ensuite transformées en albuminates (sels des albumines) de sulfure d’argent solubles , pour lier ou pour former des complexes avec des acides aminés ou carboxyle dans l’ARN, l’ADN et les protéines ou d’être réduit par l’acide ascorbique ou catécholamines.

La décoloration de la peau des humains (argyrie) peut  être causée par une photo-réduction du chlorure d’argent en argent métallique. L’argent métallique est alors oxydé formant par la suite du sulfure d’argent noir. Voir également l’article => Quel rapport avec la photographie argentique et l’argent colloïdal ou ionique?.

Suite à la prise par voie orale ou inhalation de composés d’argent chez l’homme, l’excrétion se fait principalement dans les fèces et très peu dans les urines (à l’est et al., 1980; Newton et Holmes, 1966). Chez les rats et les souris, la présence de l’argent dans les fèces a été constatée à environ 98-99% le deuxième jour après l’exposition orale à l’argent; et chez les singes 94% (U.S. EPA, 1985). Les Chiens ont excrété environ 90% d’une dose par inhalation de matériaux métalliques (particules d’argent) dans les selles dans les 30 jours d’exposition (Phalen et Morrow, 1973).

L’ingestion accidentelle ou intentionnelle de doses importantes de nitrate d’argent a causé des dommages corrosives pour le tractus gastro-intestinal, des douleurs abdominales, diarrhée, vomissements, choc, des convulsions et la mort. La dose fatale estimée de nitrate d’argent est de 10g, mais des rétablissements ont été rapportés après l’ingestion de doses plus importantes (des Etats-Unis EPA, 1985).

L’argyrie a été observée chez des personnes qui ont ingéré de l’argent sous forme métallique et des composés d’argent en petites doses sur des périodes de plusieurs mois ou années (ATSDR, 1990). Blumberg et Carey (1934) ont rapporté un cas d’argyrie chez une adulte émaciée qui avait ingéré une dose totale estimée à 6,4 g de nitrate d’argent pendant une période d’1 an. Les symptômes de l’argyrie ont été observés chez un individu après les 6 premiers mois de l’exposition à des quantités inconnues de l’acétate d’argent (Est et al., 1980).

Traduit de l’anglais, source, voir ci-dessous :

TOXICITY SUMMARY FOR SILVER
DECEMBER 1992
Prepared by
Rosmarie A. Faust, Ph.D.
Chemical Hazard Evaluation and Communication Group
Biomedical and Environmental Information Analysis Section
Health and Safety Research Division
Oak Ridge National Laboratory
Oak Ridge, Tennessee

CAS Registry Number(R) is a Registered Trademark of the American Chemical Society

ATSDR (Agency for Toxic Substances and Disease Registry). 1990. Toxicological Profile for Silver. Prepared by Clement International Corporation, under Contract 205-88-0608. U.S. Public Health Service. ATSDR/TP-90-24.

Weast, R.C., J.A. Spadaro, R.O. Becker, et al. 1988-1989. Handbook of Chemistry and Physics, 69th ed. CRC Press, Inc., Boca Raton, FL., pp. (B)127-128.2

Stokinger, H.E. 1981. Silver. In: Patty’s Industrial Hygiene and Toxicology, vol. 2A, G.D. Clayton and E. Clayton, eds. John Wiley & Sons, New York, NY, pp. 1881-1894.

East, B.W., K. Boddy, E.D. Williams, et al. 1980. Silver retention, total body silver and tissue silver concentrations in argyria associated with exposure to an anti-smoking remedy containing silver acetate. Clin. Exp. Dermatol. 5: 305-311. (Cited in ATSDR, 1990)

Newton, D. and A. Holmes. 1966. A case of accidental inhalation of zinc-65 and silver-110m. Radiat. Res. 29: 403-412.

Hostynek, J.J., R.S. Hinz, C.R. Lorence, M. Price and R.H. Guy. (1993) Metals and the skin. Crit. Rev.
Toxicol. 171-235.

Snyder, W.S., et al. 1975. Report of the Task Group on Reference Man. Pergamon Press, Oxford, England,
pp. 407-708. (Cited in ATSDR, 1990)

Olcott, C.T. 1948. Experimental argyrosis. IV. Morphologic changes in the experimental animal. Am. J.
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Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.