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L’argent colloïdal en thérapeutique, par M. Netter (1903)

Bon, vous connaissez certainement pour la plupart le portail de la nouvelle bibliothèque de France. Sur ce portail, dans leur zone de Recherche, tapez Argent Colloïdal et faites vous plaisir. C’est bien ce que j’ai fait. Il y a matière à étudier pour quelques années je pense.

Toujours est-il que j’ai pris au hasard le journal de l’Union Pharmaceutique daté du 15 janvier 1903 et à la page 40*, que découvre-t-on? Avant toute chose, il faut se rappeler qu’à l’époque (en 1903), l’argent colloïdal était fabriqué soit avec un procédé mécanique ou plutôt chimique et non électro-chimique comme aujourd’hui.

Je cite :

Revue des sociétés savantes

Société Médicale Des Hôpitaux

Page 39

Depuis notre communication du 12 décembre, nous avons continué à employer l’argent colloïdal et nous disposons aujourd’hui de plus de 130 observations recueillies à l’hôpital ou en ville.

Page 40

Nous avons employé l’argent colloïdal dans les maladies les plus diverses. Nous avons déjà mentionné les bons résultats dans la péricardite, la pneumonie, la fièvre typhoïde, la scarlatine, la diphtérie, la méningite cérébro-spinale, la tuberculose pneumonique, l’infection purulente.

Nous ajouterons à cette énumération l’infection puerpérale, l’ostéomyélite, l’appendicite, l’endocardite infectieuse, l’endocardite et la chorée rhumatismale, la phlébite, la pleurésie sérofibrineuse ou purulente, la bronchopneumonie, la bronchite gangréneuse, la grippe, etc. Nous reviendrons sur les indications spéciales à ces diverses maladies.

Il nous a paru que l’action favorable du médicament se manifeste essentiellement par des modifications rapides et profondes de l’état général : retour de forces, diminution de l’abattement, du caractère infectant, de l’état typhoïde, sensation de bien-être, appétit, soif, diurèse.

La température baisse presque toujours, souvent très rapidement, par défervescence, surtout après injections intraveineuses.Dans des cas plus nombreux l’abaissement se fait avec plus de lenteur et demande plusieurs jours. La chute se fait en lysis et souvent la ligne oblique du tracé est directe, d’une seule tenue, dans les ascensions vespérales habituelles. La durée de la maladie est habituellement abrégée, la convalescence plus courte, les complications plus rares.

Nous avons dit, dans notre première communication, que les effets si remarquables de l’argent colloïdal ne nous paraissaient pas pouvoir être expliqués exclusivement par le pouvoir bactéricide et empêchant de l’argent. Nous attachons une importance très grande à son état colloïdal. Des travaux chimiques des plus intéressants dus à Bredig et à ses collaborateurs ont montré que les métaux à l’état colloïdal se comportent comme de véritables ferments (ferments inorganiques). L’action catalytique comme l’avaient pressenti Berzélius et Schoenbein est une véritable fermentation dans laquelle un corps en proportion infime accélère par sa présence les modifications chimiques diverses. Une action de ce genre rendrait bien compte des transformations souvent soudaines et complètes du malade après l’emploi de l’argent colloïdal.

Nous faisons, en ce moment, des expériences qui montreront si cette interprétation est bien fondée, et qui nous amèneront, je l’espère, avant peu, à élargir encore singulièrement le champ d’application de l’argent colloïdal et peut-être aussi d’autres métaux à l’état colloïdal.

*Titre : L’Union pharmaceutique : journal de la Pharmacie centrale de France : organe des intérêts scientifiques, pratiques et moraux de la profession
Auteur : Pharmacie centrale de France et Maison de droguerie Ménier réunies (Paris)
Éditeur : Pharmacie centrale de France (Paris)
Date d’édition : 1860-1940
Contributeur : Dorvault, François (1815-1879). Directeur de publication
Contributeur : Genevoix, Émile. Directeur de publication
Contributeur : Buchet, Charles. Directeur de publication
Contributeur : Cazeneuve, Paul (1852-1934). Directeur de publication
Contributeur : Viron, Lucien-Alexandre (Dr). Directeur de publication
Type : texte , publication en série imprimée
Langue : Français
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/cb34378475t/date
Identifiant : ISSN 03724433
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-T44-17
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34378475t
Provenance : bnf.fr
Description : Variante(s) de titre : L’Union pharmaceutique et le Bulletin commercial réunis
Description : Variante(s) de titre : L’Union pharmaceutique, le Bulletin commercial et le Répertoire de pharmacie… réunis
Description : Périodicité : Mensuel

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Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

La magie des ions d’argent (The Body Electric)

Je vais écrire deux autres articles pour conclure sur le chapitre 8 du livre « The body electric », personnellement (Attention!!! ce n’est pas parole d’évangile, ni celle d’un médecin), il n’y a pas de doute concernant la magie de l’argent et son pouvoir sous diverses formes (particules ou ions). Il y a beaucoup d’articles et d’expériences scientifiques qui attestent la puissance bactéricide de l’argent dont j’apporte un échantillon minime ici sur ce site.

Beaucoup a été dit sur la toxicité de l’argent comme étant un métal lourd, sans mettre ma main à couper, je crois comprendre qu’il y a une incompréhension générale entre l’argent colloïdal ou ionique sous forme nanoparticulaire et les dérivés de l’argent comme les nitrates, les chlorures et les sels d’argent en général. Les dérivés sont toxiques mais l’argent à l’état pur je n’en suis pas persuadé, du moins selon ce que je lis et si cela s’averre être correct, il faut vraiement exagérer sur les doses pour voir une eventuelle toxicité. Du moins, c’est ma vision des choses suite à la lecture d’un petit nombre d’articles ou de livres.

Bon, arpès cette petite introduction, je vous laisse avec le Docteur Becker.

Vers la mi 1978, nous avions traité avec succès quatorze patients avec une ostéomyélite avec les mailles de fil d’argent à l’aide d’un courant électrique positif. Le plus drôle, c’était cinq cas qui avaient guéri de pseudarthroses comme un «effet secondaire», sans avoir appliqué un courant négatif du tout. Il est évident qu’il était temps de réviser notre idée que seul le courant électrique négatif favorisait la croissance et le courant électrique positif l’inhibait.

Andy Marino, Joe Spadaro, et moi-même avons discuté ensemble pour revoir notre théorie. Il fallait réduire la technique de stimulation du courant continu à l’essentiel, tout ce qu’il fallait était une électrode qui ne réagit pas avec le liquide tissulaire quand il n’y avait pas de courant qui circulait à travers. puisqu’une électrode branchée au pôle négatif du courant électrique ne dégageait pas d’ions, tout métal inerte, comme l’acier inoxydable, platine, ou en titane, ferrait l’affaire dans le cas d’un courant négatif.

Mais nous savions grâce à nos travaux de laboratoire que la situation était très différente au pôle positif, où les ions chargés positivement étaient conduits dans l’environnement proche. Nous avons décidé que le processus devait être alors chimique et non électrique. Dans ce cas, peut-être la polarité est sans importance dans l’amélioration de la croissance. Nous postulâmes, puisque les ions d’argent étaient non toxiques pour les cellules humaines et que le courant électrique utilisé était le bon, nous avons réussi par inadvertance à procéder à la croissance osseuse avec le courant positif. cette idée s’avéra être tout à fait fausse, mais nous y reviendrons à cette histoire en temps voulu.

Joe, qui était toujours fasciné par l’histoire des sciences, retrouva qu’aucun des groupes de recherche contemporains a été le premier à démontrer la réparation osseuse avec de la stimulation électrique. Nous avions tous été battus par des expériences vieilles de plus de 150 ans. De retour en 1812, le Dr John Birch de St. Thomas Hospital à Londres utilisait les chocs électriques pour soigner une pseudarthrose du tibia. Un médecin M. Hall de York, en Pennsylvanie, plus tard utilisa un courant électrique continu à travers des aiguilles dans le même but, et en 1860, M. Arthur Garratt de Boston déclarait dans le manuel d’électrothérapie que, les quelques fois où il avait eu recourt à cette méthode, elle n’avait jamais échoué. En raison de l’état primitif de la science électrique de l’époque, nous ne savions pas quelle était l’intensité du courant utilisée par ces médecins. Toutefois, la polarité ne semblait pas être un frein, et ils utilisaient des électrodes en or, qui étaient presque aussi peu toxiques au pôle positif que l’argent.

Réalisant que nous ne savions toujours pas autant que nous avions pensé connaître sur la croissance osseuse, nous avons continué à supposer que l’argent devait jouer un rôle clé. Au moins soixante-dix patients atteints d’infections osseuses avaient maintenant eu le traitement en nylon d’argent, dont vingt à l’université de médecine d’état de Louisiane à Shreveport, où Andy Marino termina sa carrière après la fermeture de notre laboratoire en 1980.

Dans certains de nos premiers cas, nous avions remarqué une décharge qui s’échappait des tissus et collait à la maille, lorsque nous changions les pansements. Nous pensions qu’elle était de l’exsudat du à l’irritation à cause du courant jusqu’au jour où, au cours d’un léger retard dans la salle d’opération, j’envoyai un échantillon de celui-ci au laboratoire de pathologie. Le liquide était rempli avec une telle variété de cellules que nous avons dû écarté l’hypothèse de l’irritation. Au lieu de cela il y avait une variété de types de cellules primitives, exactement comme la moelle osseuse active des enfants. Cependant, les patients avaient depuis longtemps dépassé l’âge de l’enfant, et en outre, leurs cavités de la moelle étaient obturées par du tissu cicatriciel de leurs blessures osseuses infectées et en mauvais état. Nous devions trouver une autre explication.

Note personnelle : dans le prochain article, je compte enfin réveler ce que le Dr. Becker a finalement émis comme hypothèse. Je ne vais pas le faire ici parce que cet article sera trop long à la lecture, cependant, je rapporte quelques éléments intéressants ci-dessous.

Nous avons vu la puissance de l’argent combiné au courant positif de façon évidente lors d’une expérience avec un patient qui s’appelait Tom en 1979. Tom avait eu des doses massives de rayons X pour le cancer du larynx, et plus tard, son larynx avait dû être retiré. En raison de la radiation, le tissu environnant était impuissant contre l’infection, la peau et les muscles de son cou étaient littéralement dissous dans une plaie horrible. Le médecin qui s’occupait de l’oreille, du nez, et de la gorge de Tom me pria d’essayer le nylon, j’acceptai après que le médecin traitant ait reçu l’accord du chef de son département. Après un mois de traitement d’argent électrifié, l’infection avait disparu et la guérison progressait, la blessure guérit complètement au bout de trois mois, bien que Tom mourut peu de temps après à cause de tumeurs ailleurs dans son corps. J’ai signalé ce cas à une petite conférence médicale de l’Institut National de la Santé cette même année. Un médecin, qui était présent répliqua qu’il n’avait jamais entendu parler de guérison comparable à une telle blessure grave, après avoir vu mes diapositives, dit-il « J’ai vu un miracle! »

Nous nous étions seulement approchés de la surface de la connaissance médicale concernant l’argent combiné à un courant positif, déjà c’était un outil extraordinaire. cette méthode stimule la formation osseuse des cellules, guérit les infections les plus tenaces de toutes sortes de bactéries, et stimule la cicatrisation de la peau et autres tissus mous. Nous ne savons pas si le traitement peut provoquer la guérison dans d’autres parties du corps, mais la possibilité est là, et il peut y avoir d’autres merveilles latentes dans ce caducée magique.

Juste avant que notre groupe de recherche soit dissous, nous avons étudié les cellules cancéreuses fibroblastes et avons constaté que l’argent injecté électriquement suspendait l’emballement de la mitose. Le plus important de tous, la technique permet de produire un grand nombre de cellules dédifférenciées, surmontant le principal problème de la régénération chez les mammifères, le nombre limité de cellules de la moelle osseuse qui se dédifferencie, alors qu’en réponse à un courant électrique (positif avec des électrodes d’argent) seul, ce problème est résolu.

Quel que soit son mode d’action précis, les ions d’argent obtenus grâce à l’électricité produisent suffisamment de cellules pour le blastème chez l’homme, j’ai la conviction qu’une régénération complète des membres, et peut-être d’autres parties du corps, peut être accompli chez l’homme. De nombreuses questions restent, cependant, nous ne savons pas comment les cellules modifiées accélèrent la guérison ou la façon dont les ions d’argent agissent sur elles. Nous ne savons pas, comment les ions obtenus électriquement diffèrent des ions obtenus par voie chimique, tout ce que l’on sait, c’est que cela fonctionne.

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Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

La baguette en argent (The Body Electric) N° 6

Dans cet article, je raconte donc l’histoire de John et comment le Dr. Becker a réussi à sauver sa jambe, je vais d’abord présenter le personnage et la situation et dans un prochain article sa guérison. Bien évidemment, tous ces articles sont tirés du chapitre huit du livre « The Body Electric ».

En décembre 1976, un jeune homme a été envoyé à notre clinique pour une amputation. John était un homme des bois et venait du Nord. Au visage tanné et durci, il se faisait une raison et prenait la chose avec philosophie. « Ce qui doit arriver arrivera », dit-il à travers ses lèvres serrées. Trois ans auparavant, il avait eu un accident de motoneige, lui cassant le tibia droit à trois endroits et une fracture du péroné, le plus petit os du bas de la jambe. Il avait été soigné dans un petit hôpital local, où les fractures avaient été infectées. Il avait subi plusieurs opérations afin de retirer les os morts et de traiter l’infection, mais les bactéries continuaient à se propager. Il est venu à nous avec la fracture toujours pas guérie et avec une cavité longue sur le devant de la jambe où l’on pouvait voir complètement les morceaux d’os morts et infectés. Il avait du mal à marcher dans un plâtre allant jusqu’à la hanche. Il était marié et père de cinq jeunes enfants, et sa jambe n’était évidemment pas le seul souci auquel il faisait face, en effet, l’autre était de pouvoir joindre les deux bouts.

« Quel genre de travail faites-vous ? » Je lui ai demandé.

« Je piège les rats musqués, Docteur. »

« C’est tout ? »

« C’est tout ce que je fais Docteur. »

« Comment diable faites-vous avec ce plâtre ? »

« Je mets une botte en caoutchouc jusqu’à la hanche pour protéger le plâtre, Docteur. »

Chasser le rat musqué est un travail difficile, pas un moyen facile pour gagner sa vie, même pour un homme avec deux bonnes jambes. » John, si vous deviez être amputé de votre jambe droite et porter une prothèse, vous ne pourrez plus faire cela. Que ferez-vous alors? »

« Je ne sais pas, sans doute rien. Probablement devenir fou. »

« Vous aimez vraiment votre travail dans les bois n’est ce pas? »

« Je ne ferais rien d’autre, Docteur. »

« Eh bien, allons-y ! Nous allons d’abord procéder aux formalités d’admission à l’hôpital. Quelque chose doit être fait, et j’ai une idée qui pourrait vous permettre de garder votre jambe. » Pour la première fois, John sourit.

Dans la lutte contre l’infection, la première étape consistait à identifier l’ennemi, les microbes. La blessure de John était un véritable zoo. Il y avait au moins cinq types différents de bactéries qui y vivaient. Même pour un seul genre, l’ostéomyélite est notoirement difficile à traiter. Très peu de sang atteint les cellules osseuses pour que les deux, les antibiotiques et les anticorps (agents de défense propre du corps) puissent parvenir là où ils sont nécessaires pour lutter contre les bactéries, et même s’ils parviennent, pas un seul antibiotique pouvait lutter contre tous les germes présents dans la jambe de John. Même un mélange d’antibiotiques créerait probablement un problème plus grave qu’elle n’en résoudrait, puisque toutes les bactéries résistantes à cette combinaison d’antibiotiques pourrait continuer à se répandre comme une traînée de poudre combien même les autres germes seraient détruits.

Les radiographies de la jambe de John étaient tout aussi chaotiques que ses cultures de bactéries, des morceaux d’os morts dans tous les sens sans aucune guérison, mais il fallait d’abord s’occuper de l’infection. Puisque nous devions utiliser un courant positif pendant un certain temps pour détruire les bactéries, j’avais peur de détruire une partie de l’os sain, j’ai donc dit à John que des mois après que nous ayons soigné la plaie et laissé cicatriser la peau, je voudrais le ramener à l’hôpital afin d’utiliser le courant négatif pour stimuler la croissance osseuse avec tout ce qui restait de l’os. Je ne pouvais pas promettre grand-chose puisque je n’avais pas encore essayé le nylon d’argent sur ce type de blessure, je lui expliqua qu’on pourrait rencontrer des problèmes inattendus. Mais John était d’accord avec moi qu’il n’avait rien à perdre, sauf sa jambe, que de toutes les façons son amputation était prévue si rien d’autre était fait.

Quelques jours plus tard, j’ai débridé la plaie et enlevé les tissus morts ainsi que les os morts. Il n’y avait pas grand-chose après mon intervention qui restait. C’était une énorme excavation qui partait presque de son genou à la cheville. Dans la salle d’opération, nous avons trempé un gros morceau de nylon d’argent dans une solution saline et l’avons posé sur la plaie. Il avait été coupé avec une queue pour permettre de brancher le courant électrique et aussi une sorte de tirette que nous pouvions garder au sec, à l’extérieur de la cavité. Nous avons emballé le tissu en place avec de la gaze imbibée de solution saline, enveloppant la jambe et connecté à la batterie.

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La baguette en argent (The Body Electric) N° 5

Dans ce volet, je poursuis ce que j’ai commencé dans le volet numéro quatre, ci-dessous, la suite des découvertes de Dr. Becker.

Pour traiter les blessures, cependant, il y avait un gros problème avec la technique. Son effet était encore trop localisé, et ne s’étendait que sur environ un quart de pouce de l’électrode. Pour les grandes surfaces nous avions besoin de quelque chose comme un morceau de moustiquaire en argent, mais cela aurait été coûteux et trop raide pour façonner aux contours d’une blessure.

Nous avions fait nos expériences cliniques avec le soutien financier d’une société multinationale qui fabriquait des équipements médicaux, cette société faisait nos « boîtes noires », les batteries de tous les circuits qui alimentaient nos électrodes.

J’ai discuté du problème avec le directeur de la compagnie un jeune chercheur, Jack TerBeek, et quelques semaines plus tard il revint avec un matériau fascinant. La NASA avait besoin d’un tissu électriquement conducteur, et une petite entreprise de fabrication avait produit un parachute en nylon enduit avec de l’argent. On pouvait couper n’importe quelle taille et le matériau était éminemment flexible.

C’était parfait. Bien que l’effet bactéricide des ions d’argent ne se répandait toujours pas au delà d’un quart de pouce de chaque point relié électriquement à la source d’alimentation, nous pourrions l’utiliser pour couvrir une large zone. Espérant que nous pourrions avoir un remède pour deux des pires cauchemars d’un orthopédiste, à savoir la pseudarthrose et l’ostéomyélite (infection de l’os).

Nous avons étudié la technique d’argent positive (voir les articles précédents pour comprendre de quoi il s’agit) dans le laboratoire et avons continué d’utiliser les électrodes négatives à stimuler la croissance osseuse chez des patients sélectionnés. Nos succès obtenus se propagèrent via les journaux et reportages télévisés. Nous commençâmes à recevoir des patients de toute la nation, mais nous ne démarrâmes pas un grand nombre de programmes expérimentaux en raison de mon point de vue conservateur. J’appliquais le même critère que précédemment, c’est-à-dire le traitement électrique devait être la dernière chance du patient.

Lentement nous acquîmes de l’expérience et en même temps nous cherchions ce que nos confrères faisaient pour rester informés sur leurs travaux. À compter de l’année 1976, quatorze groupes de recherche utilisaient des stimulateurs osseux sur quelque sept cents patients, pour la fusion des vertèbres et de fractures fraîches ainsi que des pseudarthroses, tous avec des résultats apparemment bons.

Nous avions utilisé le générateur électrique seulement sur treize patients. Nous étions les seuls à utiliser des électrodes d’argent, et je dois dire que le choix était tout à fait judicieux, tous les autres utilisaient des électrodes en acier inoxydable, le platine ou le titane. Nous utilisions une intensité de courant de 100 à 200 nano-ampères par centimètre d’électrode, tandis que les équipes de Brighton et la plupart des autres utilisaient de 10000 à 20000 nano-ampères.

Le faible niveau d’intensité que nous utilisions approchait l’intensité du courant que j’avais rencontré lors de mes recherches antérieures sur les corps des animaux, de plus cela minimisait les chances d’éventuels effets secondaires dangereux. Brighton et Friedenberg avaient trouvé un danger d’infection et d’irritation des tissus lors de mise sous tension de leurs électrodes avec un courant de haute tension à plus d’un volt. Nous avons pensé que cela ne pourrait se produire à une faible intensité telle que nous opérions, mais juste pour être sûr de ne pas dépasser une tension d’un volt, nous avons construit dans notre circuit une sorte d’alarme pour arrêter automatiquement le courant si celui ci aux deux bornes des électrodes produisait une différence de potentielle de près de I volt.

A cette époque, nous avions également soigné plusieurs autres cas d’ostéomyélite en inversant la polarité de la batterie de manière à laisser toute une journée les effets bactéricides de l’argent à l’électrode positive. Il n’y a eu aucune interférence sur la croissance osseuse, lorsque l’électrode négative était en place, il n’y a eu aucune croissance de bactéries infectieuses, et lorsque l’électrode positive était en place, il n’y a pas eu de destruction de cellules osseuses ou inhibition de la croissance osseuse. Notre confiance en cette méthode grandit davantage avec l’un de nos cas les plus difficiles, que nous avons traité et qui nous a également forcé à revoir nos théories.

Dans les prochains volets, je vais parler du cas de John (l’un des cas les plus difficiles dont parle Dr. Becker), un autre cas désespéré que le Dr. Becker a soigné dans son laboratoire et grâce à qui, sa technique a été encore améliorée et mieux cernée.

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