Archive

Posts Tagged ‘toxicité’

Protégé : AC : L’histoire de la toxicité de l’argent

28 avril 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Catégories :Argent Colloïdal, Risques Étiquettes :

Protégé : AC : Que dit « Project On Emerging Nanotechnologies » au sujet de la toxicité des nanoparticules d’argent? (II)

21 avril 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Protégé : AC : Que dit « Project On Emerging Nanotechnologies » au sujet de la toxicité des nanoparticules d’argent?

20 avril 2011 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Catégories :Argent Colloïdal, Risques Étiquettes :

Protégé : Caractéristiques de l’argent et ses débuts dans la médecine

5 octobre 2010 Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Demande émanant concernant la personne victime de l’Argyrie

Je viens de recevoir un courrier d’un lecteur du blog, me demandant si la personne victime de l’Argyrie, qui a répondu au sondage m’avait contacté.

Hélas, non! Mais je compte bien faire des recherches dans ce domaine afin de déblayer un petit peu le terrain, je suis déjà sur quelques pistes et je vais prochainement publier quelques articles. Toujours est-il que pour cette année, en tant que famille, nous n’allons pas prendre de l’argent quotidiennement comme l’année dernière, après tout, ce n’est pas la peine si tout va bien et puis, on prendra si nécessaire.

De plus, suite aux deux articles que je viens d’écrire récemment, je pense que je vais plus me concentrer sur de l’argent colloïdal à 5 ppm (c’est à dire, 5 mg d’argent par litre d’eau distillée) et améliorer encore plus mon procédé de manière à obtenir des particules de meilleures finesses.

D’ici là, rassurez-vous, si la personne ou toute autre personne me contacte afin d’apporter un témoignage autour de l’effet secondaire tant redouté de l’Argyrie, je n’hésiterai pas à publier un article. En attendant, n’hésitez pas à relire les articles sur la toxicité de l’argent sur ce blog ou d’autres si vous en trouvez.

A suivre …

Transmettre l’article à un(e) ami(e)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Catégories :Questions Étiquettes : , ,

Le Collargol en obstétrique, par G. Keim (1908)

Pour rappel, le collargol était de l’argent colloïdal fabriqué par voie chimique et contenant des protéines organiques afin de faciliter la suspension colloïdale des particules d’argent.

Bien que ce produit comme d’ailleurs l’autre (Electrargol, obtenu par voie électrique) étaient tous deux de l’argent colloïdal contenant des protéines, il semble d’après les textes que l’argent gardait son pouvoir bactéricide. Ci-dessous, un extrait tiré de « Les Médications nouvelles en obstétrique, par G. Keim* » à la page 42.

Je cite :

LE COLLARGOL EN OBSTÉTRIQUE

C’est B. Crédé, chirugien à Dresde, qui fit connaître l’action de l’argent colloïdal. Il suivait dans l’application des  sels d’argent à la thérapeutique l’exemple de son père, l’accoucheur Crédé, qui le premier conseilla le nitrate d’argent en solution comme préventif de l’ophtalmie des nouveau-nés (méthode de Crédé).

Le pouvoir antiseptique de l’argent était d’ailleurs connu depuis longtemps : Raulin, Miller, Behring, Strauss, Follet l’avaient constaté. Son absence de toxicité et son grand pouvoir bactéricide incitaient à l’essayer comme antiseptique idéal; sous sa forme colloïdale, se trouvant en suspension sous forme de grains ultra-microscopiques dans un liquide, il était facile à injecter par voie intraveineuse.
C’est la seule voie qui, jusqu’à aujourd’hui, ait donné, comme nous le verrons, des résultats appréciables en obstétrique où il est nécessaire d’agir vite et sûrement. En ingestion ou par frictions (onguent de Crédé) ou encore en lavements (Chrobak, Kùstner), l’argent colloïdal n’est donc pas susceptible de produire des effets rapides, du moins dans les infections puerpérales généralisées. Cependant, on peut essayer les injections intramusculaires quand l’injection intraveineuse est trop difficile à pratiquer. Capitan(1) a eu ainsi des succès dans plusieurs faits d’infections diverses en injectant dans la fesse 2 à 4 centimètres cubes à la fois d’une solution de collargol à 2 p. 100.

Il n’a jamais observé d’accident. Le danger de non absorption du collargol par les tissus est, d’ailleurs, minime si on a soin d’employer le collargol électrique à petits grains (électrargol), obtenu par l’arc électrique (méthode de Brédig ou de V.Henri), au lieu du collargol ordinaire obtenu par réduction chimique et qui a des grains beaucoup plus gros.

Depuis la communication de M. Netter en 1902, le collargol a été l’objet de travaux nombreux. Employé depuis cette époque par M. Bonnaire (2), dans l’infection puerpérale septicémique, il a été étudié par de nombreux observateurs (Audebert, Porak, thèse de Fommervault, thèse de Legrand, etc.).

Pouvoir antiseptique du collargol. —D’après les expérimentateurs, l’action bactéricide du collargol est faible; son action empêchante est considérable; il arrête donc plutôt le développement des microbes qu’il ne les tue. Une solution à 1 p. 5000 (Cohn) ou à 1 p. 6000 (Brunner) suffit à s’opposer au développement du staphylocoque doré.

Follet avait déjà remarqué que lorsqu’il se servait de fil d’argent en place de fil de platine pour ensemencer un milieu de culture, le résultat était négatif. Strauss a constaté que les cultures de tuberculose, ne se développent pas dans des vases d’argent.

Le collargol comme antiseptique local. — Ce fut tout d’abord en applications locales que Crédé employa l’argent colloïdal dans le traitement des infections puerpérales. Il pensait, qu’introduit dans la cavité utérine en contact avec le foyer d’infection, le collargol pouvait avoir une action directe sur le développement de l’infection. Il suivait en cela les expériences de Schlossmann dans lesquelles cet auteur constate que des cultures peuvent être introduites sans danger dans le péritoine d’un lapin, si l’on y ajoute une petite quantité de collargol.

Le collargol dans la circulation générale. — Introduit dans la circulation générale, le collargol est porté dans tous les organes; il y séjourne, puis s’élimine ensuite dans les premiers jours par l’intestin; il ne peut donc devenir toxique par rétention. son effet n’est que passager; aussi est-il quelquefois nécessaire d’en introduire une nouvelle quantité dans l’organisme.

D’après ces diverses réactions, est-il possible de déduire le mode d’action du collargol introduit dans la circulation générale ? C’est un point auquel ne répondent encore que des hypothèses. Avec Wenchebach et après M. Netter, on peut supposer que le collargol favorise les processus de défense naturels ou encore modifie ou neutralise les toxines; indirectement, il empêcherait donc le développement des microbes et de leurs toxines.

Achard et Weil (3) ont étudié à nouveau les réactions du sang et des organes hématopoïétiques chez le lapin après l’injection intraveineuse de collargol; ils ont observé …

Les fonctions essentielles de défense de l’organisme sont exagérées par l’argent colloïdal.

Presque à la même époque, Charrin, Chirié et MonierVinard (4), en traitant par injections d’argent colloïdal à petits grains très fins des animaux infectés par le pneumocoque, le bacille pyocyanique, le bacille de Koch, sont arrivés aux conclusions suivantes : L’argent colloïdal donne de bons résultats parce qu’il est très bactéricide, beaucoup plus que les sels de mercure, par exemple.

Des doses correspondantes à 1/80000 d’argent arrêtent toute pullulation du pneumocoque ou du germe de pus bleu. En second lieu le collargol n’est pas sensiblement toxique.

(1) Soc. de Biologie, 26 janvier 1907.

(2) Voy. Presse Médicale, 21 novembre 1906.

(3) Soc. de Biologie, 26 janvier 1907.

(4) Soc. de Biologie, 19 janvier 1907.

d’abord en

Fin de citation.

*Titre : Les Médications nouvelles en obstétrique, par G. Keim,…
Auteur : Keim, Gustave (Dr)
Éditeur : J.-B. Baillière et fils (Paris)
Date d’édition : 1908
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : In-16, 84 p.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k58064413
Source : Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 8-TE123-1146
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30676284q
Provenance : bnf.fr

Transmettre l’article à un(e) ami(e)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Argentyn 23 : un produit d’hydrosol d’argent suite

Dans l’article ci-contre Argentyn 23 : un produit d’hydrosol d’argent j’avais exposé le contenu du rapport de l’Agence Française De Sécurité Sanitaire Des Aliments datant de mars 2009. Or ici, je vais plutôt exposer de manière détaillée, la contenance de l’Argentyn 32™.

C’est un produit commercialisé par la société Natural-Immunogenics Corp. avec une concentration en argent de 23 ppm, tout comme un autre produit « Sovereign Silver » dont Frank Goldman a reporté dans son livre, voir l’article ci-contre Produits commerciaux d’argent colloïdal. Argentyn 23 est plus destiné aux professionnels de santé. Ci-dessous la traduction d’une étude sur la toxicité de leur produit effectuée par un laboratoire indépendant que j’ai trouvé sur leur site.

Etude de toxicité d’Argentyn 23

Cette étude a été demandée pour évaluer la toxicité aiguë du produit Argentyn 23 administré par gavage oral à des rats mâles et femelles. Les doses administrées ont été de 20 ml/kg pour un total de 10 sur des  rats sains, mâles et femelles (5 animaux / sexe).

Tous les animaux ont été examinés pour des signes cliniques de maladie ou de mortalité d’environ 1, 2.5 et 3 heures après l’administration, et chaque jour pendant au moins 14 jours. Leur poids corporel a été recueilli avant l’administration du produit, au septième jour ainsi qu’au quatorzième jour, et avant leur mis à mort le quinzième jour. Un examen macroscopique abrégé des viscères c’est-à-dire du col de l’utérus, de la cage thoracique et abdominale a été effectué.

Tous les animaux ont été notés comme d’habitude, tous ont survécu jusqu’à leur mis à mort prévu et ont pris du poids pendant l’étude. À l’autopsie, le cœur fragile chez un mâle et une décoloration des lobes du foie chez un mâle et une femelle ont été considérés comme accessoire et peu concluant. Aucune lésion visible a été observée chez les animaux restants.

En conclusion, Argentyn 23 est non toxique par voie orale à une dose de 20 ml/kg chez les rats mâles et femelles dans les conditions de cette étude.

Leur prétention au sujet de leur produit Argentyn 23

Ils prétendent que leur produit Bio-Actif d’Argent Hydrosol™, tel que Sovereign Silver ou Argentyn 23, représentent l’ultime raffinement et la pureté de la catégorie argent colloïdal. Une solution composée d’ions d’argent (Ag+) chargé positivement et ultra-fins en suspension à 96% du contenu, des ions d’argent (Ag+) dans l’eau purifiée  de qualité pharmaceutique. Cela ne doit pas être confondu avec de l’argent ionique, une forme inférieure d’argent soit neutre soit des sels d’argent qui sont en solution, c’est-à-dire dissous, mais plutôt des ions d’argent en suspension colloïdale. Les ions chargés positivement dans un produit de type Bio-Actif d’Argent Hydrosol™ restent en suspension et apportent leur efficacité dans le corps.

Je dois avouer que ce texte bien commercial me laisse un peu penaud, soit je n’ai rien compris, soit c’est beaucoup de blabla pour pas grand-chose. Je veux bien admettre que leur fabrication soit digne d’un laboratoire pharmaceutique, mais de là à dire qu’il y a des ions plus purs ou mieux en suspension que d’autres, je n’en suis pas sûr.

Ce que je commence à comprendre, c’est qu’il y ait des sels d’argent, donc des composés ioniques d’argent, mais il me semble que depuis le début, en passant par le livre de Frank Goldman et bien d’autres littératures, il est clair qu’il ne faut pas de sels d’argent car très toxiques. Une fois la garantie de la pureté de l’eau et des électrodes d’argent et de bonnes conditions de fabrication, lors de la fabrication, on devrait pas avoir de sels d’argents ni d’ions d’argent plus efficaces que d’autres. J’émets donc l’hypothèse que appeler une solution ionique, d’argent d’hydrosol doit être une marque commerciale afin de se distinguer des autres et de percer dans l’arène des fabricants. Par conséquent, il ne faut pas se laisser prendre au jeu des fabricants qui vont toujours chercher à dire que leur produit est meilleur que d’autres, peut-être, mais ne pas oublier qu’au final « business is business ». Cela ne veut pas dire que leur produit n’est pas efficace pour autant.

Voilà un peu ce que je pense …


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

Toxicité des composés d’argent métal

L’argent (Ag; CAS Reg. N ° 7440-22-4) est un élément relativement rare qui se manifeste naturellement dans la croûte terrestre comme un métal mou argenté. Il peut exister sous différents états d’oxydation, de l’argent élémentaire en ion argent monovalent Ag+ le plus fréquemment rencontré (ATSDR, 1990). L’argent a un poids moléculaire de 107.868, soit une densité de 10,5 g/cm3 à 20 °C et un point de fusion de 961,93 °C (Weast et al., 1988). Il est insoluble dans l’eau et les alcalis, mais est soluble dans l’acide nitrique, acide sulfurique chaud, et le cyanure de potassium. Certains des composés de l’argent plus courant utilisés dans l’industrie comprennent le nitrate, le chlorure, le bromure, l’acétate, d’oxyde, le sulfate, et le cyanure (Stokinger, 1981).

Les principales utilisations de l’argent et de ses composés sont faites dans des matériaux photographiques, la galvanoplastie, les conducteurs électriques, les alliages dentaires, les alliages de soudure et de brasage, les peintures, bijoux, monnaies, et la production de miroirs.

L’argent est aussi utilisé pour l’ensemencement des nuages (avec l’iodure d’argent), comme un agent antibactérien, et a été utilisé pour la purification de l’eau. L’argent peut être déversé dans les eaux de surface par diverses industries et accumulé dans les sols à partir des émissions retombées suite à la combustion du charbon dans des centrales électriques. Le coût croissant du métal (voir le site de gold 24) encourage le développement des pratiques de recyclage et de récupération (Nordberg et Gerhardsson, 1988; US EPA, 1985).

Des études chez les humains et les animaux indiquent que les composés d’argent sont absorbés par voie orale et par inhalation, avec une certaine absorption se produisant à la fois par la peau intacte et endommagée (ATSDR, 1990). East et al. (1980) ont signalé qu’un patient avec une décoloration grise ou bleu-gris de la peau (Argyria) avait absorbé environ 18% d’une dose d’argent administrée par voie orale (reste à savoir de quels composés d’argent s’agit-il et que représente 18%).

L’argyrie généralisée chez une femme qui à plusieurs reprises utilisait une solution de nitrate d’argent pour ses gencives, indique l’absorption à travers la muqueuse buccale (Marshall et Schneider, 1977). L’absorption à partir des poumons a été documentée dans un cas d’exposition accidentelle aux poussières radioactives de métal argenté  (à priori du zinc et de l’argent, Newton et Holmes, 1966). Après administration par voie intratrachéale à des chiens de race Beagle, l’absorption de particules d’argent métallique semble être considérable. Phalen et Morrow (1973) ont estimé que jusqu’à 90% d’argent (diamètre moyen = 0,5 microns) déposé dans les poumons de chiens a été absorbé  par la circulation sanguine au bout de 6 heures après exposition.

Chez l’homme, moins de 1% de composés d’argent en application local est absorbé par la peau (Snyder et al., 1975). Une fois déposée dans les couches de la peau des humains, l’argent s’accumule tout au long du processus de vieillissement (Hostynek et al., 1993).

De l’argent a été détecté dans 50% des échantillons de 29 tissus humains, mais à des niveaux plus bas que d’autres oligo-éléments (U. S. EPA, 1985). L’argent n’a pas de fonction physiologique connue chez l’homme, mais son accumulation entraîne l’argyrie, lorsque la charge corporelle est supérieure à 1g (Stokinger, 1981). Des dépôts granulaires qui contiennent de l’argent ont été observées dans les deux types de peau pigmentée et non pigmentée sur les humains et les animaux. Une fois absorbée par voie orale l’argent subit un effet de premier passage par le foie, ce qui entraîne l’excrétion de la bile et ainsi permet de réduire la diffusion systémique dans les tissus (ATSDR, 1990).

Après l’ingestion de nitrate d’argent et du chlorure d’argent, l’argent a été largement répandu dans les tissus de rats, avec des concentrations élevées dans les tissus du système réticulo-endothélial (foie, rate, moelle osseuse, ganglions lymphatiques, la peau et du rein, Olcott, 1948).
De l’argent a été découvert essentiellement dans le foie d’un travailleur qui avait accidentellement inhalé du métal argenté radioactif; une demi-vie biologique de 52 jours a été estimée (Newton et Holmes, 1966). Six heures après  l’administration intratrachéale d’argent métallique à des chiens, 96.9%, 2.4% et 0,35% de la dose initialement injectée a été détectée dans les poumons, le foie et le sang, respectivement. L’argent restant a été détecté dans la vésicule biliaire et la bile, l’intestin et l’estomac. Après 225 jours, la répartition du groupe tissulaire a été similaire, avec la plupart de l’argent retrouvée dans le foie (Phalen et Morrow, 1976).

Suite à une injection intraveineuse de nitrate d’argent radioactif, les niveaux élevés de radioactivité ont été détectés dans le foie et le sang de rats 24 heures après, ainsi qu’une ou deux semaines après le traitement. La concentration d’argent dans les testicules était d’environ 5% de celle dans le foie. Dans les testicules, les dépôts d’argent ont été trouvés dans tous les types cellulaires de la spermatogenèse et dans les lysosomes des cellules de Sartoli (Ernst et al.,
1991).

ATSDR (1990) rapporte que le dépôt d’argent dans les tissus est le résultat de la précipitation des sels d’argent, insolubles, tels que le chlorure d’argent et le phosphate d’argent. Ces sels d’argent insolubles sont ensuite transformées en albuminates (sels des albumines) de sulfure d’argent solubles , pour lier ou pour former des complexes avec des acides aminés ou carboxyle dans l’ARN, l’ADN et les protéines ou d’être réduit par l’acide ascorbique ou catécholamines.

La décoloration de la peau des humains (argyrie) peut  être causée par une photo-réduction du chlorure d’argent en argent métallique. L’argent métallique est alors oxydé formant par la suite du sulfure d’argent noir. Voir également l’article => Quel rapport avec la photographie argentique et l’argent colloïdal ou ionique?.

Suite à la prise par voie orale ou inhalation de composés d’argent chez l’homme, l’excrétion se fait principalement dans les fèces et très peu dans les urines (à l’est et al., 1980; Newton et Holmes, 1966). Chez les rats et les souris, la présence de l’argent dans les fèces a été constatée à environ 98-99% le deuxième jour après l’exposition orale à l’argent; et chez les singes 94% (U.S. EPA, 1985). Les Chiens ont excrété environ 90% d’une dose par inhalation de matériaux métalliques (particules d’argent) dans les selles dans les 30 jours d’exposition (Phalen et Morrow, 1973).

L’ingestion accidentelle ou intentionnelle de doses importantes de nitrate d’argent a causé des dommages corrosives pour le tractus gastro-intestinal, des douleurs abdominales, diarrhée, vomissements, choc, des convulsions et la mort. La dose fatale estimée de nitrate d’argent est de 10g, mais des rétablissements ont été rapportés après l’ingestion de doses plus importantes (des Etats-Unis EPA, 1985).

L’argyrie a été observée chez des personnes qui ont ingéré de l’argent sous forme métallique et des composés d’argent en petites doses sur des périodes de plusieurs mois ou années (ATSDR, 1990). Blumberg et Carey (1934) ont rapporté un cas d’argyrie chez une adulte émaciée qui avait ingéré une dose totale estimée à 6,4 g de nitrate d’argent pendant une période d’1 an. Les symptômes de l’argyrie ont été observés chez un individu après les 6 premiers mois de l’exposition à des quantités inconnues de l’acétate d’argent (Est et al., 1980).

Traduit de l’anglais, source, voir ci-dessous :

TOXICITY SUMMARY FOR SILVER
DECEMBER 1992
Prepared by
Rosmarie A. Faust, Ph.D.
Chemical Hazard Evaluation and Communication Group
Biomedical and Environmental Information Analysis Section
Health and Safety Research Division
Oak Ridge National Laboratory
Oak Ridge, Tennessee

CAS Registry Number(R) is a Registered Trademark of the American Chemical Society

ATSDR (Agency for Toxic Substances and Disease Registry). 1990. Toxicological Profile for Silver. Prepared by Clement International Corporation, under Contract 205-88-0608. U.S. Public Health Service. ATSDR/TP-90-24.

Weast, R.C., J.A. Spadaro, R.O. Becker, et al. 1988-1989. Handbook of Chemistry and Physics, 69th ed. CRC Press, Inc., Boca Raton, FL., pp. (B)127-128.2

Stokinger, H.E. 1981. Silver. In: Patty’s Industrial Hygiene and Toxicology, vol. 2A, G.D. Clayton and E. Clayton, eds. John Wiley & Sons, New York, NY, pp. 1881-1894.

East, B.W., K. Boddy, E.D. Williams, et al. 1980. Silver retention, total body silver and tissue silver concentrations in argyria associated with exposure to an anti-smoking remedy containing silver acetate. Clin. Exp. Dermatol. 5: 305-311. (Cited in ATSDR, 1990)

Newton, D. and A. Holmes. 1966. A case of accidental inhalation of zinc-65 and silver-110m. Radiat. Res. 29: 403-412.

Hostynek, J.J., R.S. Hinz, C.R. Lorence, M. Price and R.H. Guy. (1993) Metals and the skin. Crit. Rev.
Toxicol. 171-235.

Snyder, W.S., et al. 1975. Report of the Task Group on Reference Man. Pergamon Press, Oxford, England,
pp. 407-708. (Cited in ATSDR, 1990)

Olcott, C.T. 1948. Experimental argyrosis. IV. Morphologic changes in the experimental animal. Am. J.
Path. 24: 813-833.

Phalen, R.F. and P.E. Morrow. 1973. Experimental inhalation of metallic silver. Health Physics 24: 509-518.

Ernst, E., Rungby, J. and Baatrup. 1991. Ultrastructural localization of silver in rat testis and organs
distribution of radioactive silver in the rat. J. Appl. Toxicol. 11: 317-321.


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.

La toxicité de la solution de l’argent colloïdal

Pour ceux qui n’auront pas lu le livre de Frank Goldman par manque de temps ou d’envie. Je cite quelques passages tirés de son livre du chapitre « Toxicité et effets secondaires ». Ses citations sont en italiques entourées de guillemets.

« Il faut noter que jusqu’ici aucune étude clinique à long terme n’a été effectuée en ce qui concerne la sûreté ou l’efficacité de l’argent colloïdal, mais il faut bien souligner que jamais le moindre cas de toxicité n’a été rapporté en ce qui concerne l’argent électro-colloïdal pur (c’est-à-dire ne contenant ni sels d’argent, ni additifs ou stabilisants d’aucune sorte). »

Je parlerai pour ceux qui ne vont pas lire le bouquin de comment s’assurer de la pureté de l’argent colloïdal lorsqu’on le fabrique soi-même dans un futur proche.

« Toutes les études et données toxicologiques utilisées par les organismes officiels se rapportent à des sels ou des composés d’argent. On ne peut pas extrapoler ces données à l’argent électro-colloïdal de haute qualité tel qu’on en trouve aujourd’hui, car il n’a aucun rapport avec ces produits. »

Cependant, Frank Goldman parle de quelques effets secondaires dans son livre.

« L’argyrie est l’effet secondaire le plus souvent cité dans la littérature médicale à propos de l’argent. Elle résulte d’une ingestion massive et prolongée d’argent métallique, d’oxyde d’argent ou de sels d’argent (nitrates, sulfates) et se caractérise par une décoloration permanente de la peau. Celle-ci prend une teinte gris-bleu due à l’oxydation de particules d’argent déposées sous la peau, en particulier après exposition de la peau au soleil. L’argyrie n’est pas douloureuse et n’a pas d’autres conséquences que ce désagrément esthétique. »

Bon, pour y arriver, il faut que la solution soit de mauvaise qualité et qu’on en boive des litres pendant des années, dans un prochain message, je parlerai de la posologie recommandée dans le livre (pour ceux qui n’auront pas lu le livre).

« Aucun cas d’argyrie n’a jamais été rapporté en ce qui concerne l’argent éléctro-colloïdal isolé et pur. »

Le second effet est une réaction de détoxication, « cette réaction est celle du système immunitaire face à la libération de toxines chimiques produites par les parois cellulaires des bactéries qui meurent sous l’effet d’un traitement efficace. Elle se caractérise par divers symptômes : nausée, diarrhée, mal de gorge, mal de tête, etc. L’intensité de cette réaction est fonction des dosages utilisés. Elle diminue à mesure que le traitement progresse. »

Or toujours, il rajoute

« Les réactions de détoxication se produisent rarement chez les utilisateurs d’argent électro-colloïdal pur pris par voie orale. »

« Effet sur la flore intestinale

Si les particules d’argent sont suffisamment petites (moins de 15 nanomètres), l’argent colloïdal passe dans la circulation par l’intermédiaire des parois stomacales et n’atteint pas les intestins. Si la solution est conservée dans la bouche pendant une ou deux minutes, il se produit une absorption sublinguale et l’argent colloïdal passe directement dans la circulation, là encore avant d’avoir pu atteindre les intestins. En outre, il apparaît que l’argent colloïdal ne peut agir sur des bactéries présentes dans un gel ou une matrice solide, comme c’est le cas dans les intestins. Ainsi, à moins d’être administré en lavement (ou intégré avec une grande quantité d’eau), il semble donc improbable que l’argent colloïdal puisse atteindre et donc perturber la flore intestinale. Il semble même, si l’on croit le biologiste David Beebe[1], que l’argent colloïdal n’a tout bonnement aucun effet sur les ‘bonnes » bactéries de la flore intestinale. »

Voilà en résumé les trois effets possibles mais pas sûr du tout quand on prend de l’argent colloïdal pur fabriqué avec le procédé d’électrolyse.

[1] j’ai trouvé ce site
http://www.engr.wisc.edu/bme/faculty/beebe_david.html

Transmettre l’article à un(e) ami(e)


Les vues présentées sont les miennes et peuvent évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour dans l’article même. Il se pourrait que j’apporte des rectifications ou évolutions dans l’avenir dans un autre article, si de nouveaux éléments viennent contredire mes propos. Les articles présentés ne constituent en rien une invitation à suivre aveuglement.